Actu musique

6 juin 2016

VIDEO Florent Pagny prêt à rempiler pour une 6ème saison de The Voice

Florent Pagny ne fera pas tout de suite ses adieux à The Voice. Le chanteur a affirmé qu’il assurerait bien le rôle de coach pour encore deux saisons.

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Suite aux inondations, le 37e Festival Django Reinhardt déménage

Suite aux inondations, le 37e Festival Django Reinhardt déménageLe Festival Django Reinhardt, prévu du 22 au 26 juin 2016, sera sauvé des eaux annoncent lundi les organisateurs. La petite commune de Samois sur Seine ou repose le plus célèbre des guitaristes de jazz ayant subi des inondations dramatiques, le festival sera accueilli dans le Parc du Château de Fontainebleau.

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Roland-Garros 2016 : Vianney en couple ? Le chanteur s'affiche en très bonne compagnie ! (Photos)

Roland-Garros 2016 : Vianney en couple ? Le chanteur s'affiche en très bonne compagnie ! (Photos)Ce dimanche 5 juin, Vianney assistait à la finale de Roland-Garros 2016. Surprise : le chanteur n'était pas seul !

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Angel Olsen annonce la sortie d’un nouvel album

La semaine dernière déjà, Angel Olsen dévoilait un titre inconnu baptisé Intern, accompagné d’un clip envoûtant dans lequel cette dernière incarne un personnage dont on a pour l’instant du mal à saisir l’histoire. La chanteuse, qui semble se diriger vers un univers plus électronique qu’avant, vient aujourd’hui d’annoncer la sortie prochaine de son nouvel album, intitulé My Woman.

Prévu pour le 2 septembre prochain, l’album comportera dix titres dont voici la liste :

1) Intern
2) Never Be Mine
3) Shut Up Kiss Me
4) Give It Up
5) Not Gonna Kill You
6) Heart Shaped Face
7) Sister
8) Those Were The Days
9) Woman
10) Pops

Beaucoup de mystère que l’on a hâte d’élucider au fil d’un disque qui, s’il s’inscrit dans la continuité de Burn Your Fire For No Witness, promet d’être excellent.

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L’histoire derrière les folles photos de Mohammed Ali avec les Beatles

Crédit @Harry Benson

En Février 1964, le monde occidental est encore englué dans le passé. La ségrégation raciale est toujours en vigueur aux Etats-Unis, où les héros de la musique populaire sont encore Frank Sinatra et Elvis Presley. Le 18 du mois, deux champions du nouveau monde en construction se rencontrent. À gauche, un jeune boxeur de 22 ans originaire du Kentucky, Cassius Clay, qui abandonnera son “nom d’esclave” un mois plus tard en se convertissant à l’Islam. À droite, quatre gamins aux cheveux longs issus des quartiers populaires de Liverpool, arrivés onze jours plus tôt pour conquérir l’Amérique des salles de concerts et des plateaux télé. Organisée par les publicistes des Beatles, l’entrevue, immortalisée par les clichés mythiques du photographe écossais Harry Benson, a bien failli ne jamais avoir lieu.

“Cette grande gueule qui va perdre”

Star montante de la boxe US, Cassius Clay n’est pas encore Ali. Pour devenir champion du monde, il doit battre un géant, le tenant du titre Sonny Liston. À Miami et partout dans le monde, l’issue du clash ne fait aucun doute : Liston est le favori à 7 contre 1. En pleine promo, John Lennon veut lui aussi miser sur le bon cheval, et refuse de rencontrer Clay : “cette grande gueule qui va perdre.”

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Seulement voilà, Liston, qui n’a jamais entendu parler des Fab Four décline lui aussi. Lorsque le groupe se pointe à son centre d’entraînement, il leur jette un regard méprisant et balance ” Je ne pose pas avec ces chochottes.” Véxés, les Beatles remontent dans leur limousine et se rabattent sur le QG du futur Mohammed Ali.

À peine mieux traité, le groupe est poussé dans les vestiaires par la sécurité, qui verrouille la porte à clefs. Envoyé par le New York Times pour couvrir l’événement, Robert Lipsyte se retrouve enfermé avec eux. Le journaliste fait la conversation, et demande un pronostic aux popstars qui prédisent une victoire par KO au premier round pour Sonny Liston. Il se souvient :

“Je n’étais pas une adolescente, je ne savais pas du tout qui était les Bealtes ou ce qu’ils allaient devenir. C’était des petits gars avec beaucoup de cheveux qui portaient tous des vestes blanches en tissu-éponge. Ils geulaient et se plaignaient parce qu’on venait de leur dire que Clay n’était pas encore là et ils voulaient partir.”

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Les Beatles comme des gamins

À ce moment là, le boxeur est la vraie star, et non le groupe de pop étranger, débarqué du Vieux Continent. Au bout de 15 minutes, Cassius ouvre la porte. “C’était la plus belle créature qu’on avait jamais vu. On oublie à quel point Cassius Clay était grand (1m91, NDLR), parce qu’il était si parfait. En riant, il leur dit ‘Allez les Beatles, allons faire de l’argent !’ Et ils l’ont suivi comme des gamins.”

Dans une salle pleine à craquer, les cinq légendes montent sur le ring, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Clay donne un faux coup de poing à George Harrison, qui s’écroule, les trois autres l’immitent en tombant comme des dominos. Le boxeur prend Ringo Starr dans ses bras comme un bodybuilder soulevant une pin-up, puis les Beatles s’alongent mimant la terreur sous le corps immense d’un Cassius Clay levant les bras en signe de triomphe.

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À la fin du shooting, les quatre de Liverpool remontent dans leur limousine, et le kid de Louisville s’entraîne devant un parterre de fan ayant débourssé 50 cents pour l’admirer. Lipsyte conclut : “ Il sont retournées à leurs affaires et lui aux siennes. Puis quelques minutes plus tard, il (Clay) m’appelle et me dit ‘ C’était qui ces petites chochottes ?”

Une semaine plus tard, Cassius Clay vient à bout de Liston qui abandonne au bout de six rounds. Exalté, il danse au milieu du ring en scandant “I AM THE GREATEST”. En 1973, Ring Starr sort un single justement intitulé I’m The Greatest.  Les paroles ne sont pas signées par le batteur, mais par John Lennon, définitivement meilleur songwriter que parieur.

Photographies publiées avec l’aimable autorisation d’Harry Benson

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David Bowie : son producteur Tony Visconti annonce des inédits à venir

David Bowie : son producteur Tony Visconti annonce des inédits à venirUn joli butin d'inédits de David Bowie devrait être publié dans les années à venir, assure son ami et fidèle producteur Tony Visconti. Dans un entretien au quotidien britannique The Evening Standard, Visconti révèle être actuellement en discussions avec le management et le label du Thin White Duke en vue de sortir "des trucs géniaux".

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Cinq titres inédits de David Bowie pourraient bientôt être dévoilés

Cinq titres inédits de David Bowie pourraient bientôt être dévoilésMUSIQUE - C’est ce qu’a laissé sous entendre son producteur historique, Tony Visconti…

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Girl Band : trésor du rock moderne et sensation de This Is Not A Love Song

On a bien failli ne jamais arriver à Nîmes. Grèves et mouvements sociaux, crues de la Seine et inondations…les obstacles qui se dressaient entre le Nord et le Sud de la France étaient nombreux, et c’est donc une journée après le début des hostilités que nous arrivons à This Is Not A Love Song. Pas de Foals ni de Battles pour nous, donc, mais un programme qui restera malgré tout bien chargé, et nous aura offert de chouettes moments.

Samedi 4 juin

Alors qu’une pluie drue, chaude et estivale tombe sur Nîmes, on se prend une première claque avec No Zu. Les Australiens jouent un proto-funk tribal qui fait suer et danser les foules, une musique sur laquelle le commun des mortels ne peut raisonnablement pas s’empêcher de bouger. L’une des deux chanteuses porte des couettes, et, lunettes de soleil vissées sur le nez, twerke joyeusement ; tandis qu’un sosie de Gonzo Jones, entre deux fracas de percussions tropicales, exhibe ses muscles maigrichons. Si la décontraction et le second degré sont ici de mise, No Zu fait de la musique radicalement cool et sexy, comme en témoignent les myriades de déhanchements qu’on observera ça et là durant leur live. Nul doute qu’il ne leur manque qu’un tube pour réaliser un hold-up commercial comparable à celui qu’avaient réalisé les Ting Things avant eux, avec Shut Up And Let Me Go.

Un petit tour du coté de Lush suffira ensuite à nous faire comprendre pourquoi le groupe, emblématique de la scène shoegaze des années 90, mettait ses voix autant en retrait. Même sur des titres aussi jolis, sur disque, que Sweetness And Light, la vocaliste chante franchement faux, et les musiciens ont l’air aussi gênés que le public ; l’on a la désagréable impression de voir des parents bourrés essayer de reprendre une chanson des Ramones au mariage d’une quelconque cousine. Sauf que nous ne sommes pas à un mariage, mais à un festival, et qu’on éprouve plus de tendresse pour nos parents que pour Lush. En continuant à traîner dans le coin, on révise un peu notre jugement : les morceaux plus lents sont assez beaux… mais dès que la cadence s’accélère, le groupe devient (très) mauvais.

Parcels et Dirty Fences ayant du retard, on commence à trainer nos Nike boueuses aux abords de la Grande Salle, devant laquelle quelques fuyards s’exclament : “c’est trop violent“, “pas assez rock“. Algiers joue à ce moment là, et on entre par simple curiosité, avant de se prendre une nouvelle grosse baffe. Il y a là, sur scène, un chanteur de gospel, un batteur de métal, un DJ et un guitariste de noise shooté aux larsens. Une association étrange, donc, et une musique nourrie d’influences diverses, voire totalement contradictoires. En résultera un concert d’une intensité peu commune.

Le chanteur de la formation, au charisme étourdissant, semble réellement habité. Impossible, donc, de rester de marbre face à Algiers. De la première à la dernière chanson, les quatre artistes auront effectué une prestation parfaite, dévoilant un spectre musical impressionnant, courant du hardcore à la soul, en passant par le reggae ou encore la techno brutale.

La soirée de samedi se termine ensuite sur une jolie note avec Cavern of Anti-Matter, groupe d’un ancien membre de feu Stereolab. La formation berlinoise est aussi froide que sa ville d’origine, et ne lâchera pas un mot au public, sauf pour s’excuser de ne pouvoir, faute de temps, faire un rappel. Simplement composé d’un synthé modulaire, d’une batterie et d’une guitare, les trois hommes distillent un superbe krautrock instrumental, qui ne manquera de faire danser un public pourtant un peu laminé par sa journée. On évitera soigneusement la scène où jouent les fatigants Dinosaur Jr, et leurs solos ultra-testostéronés pour aller nous coucher en prévision du dimanche.

Dimanche 5 juin

Cette journée s’avèrera un peu moins riche que la veille, mais on assistera quand même à quelques beaux concerts. En premier lieu, Robert Forster ; le genre de mec qui, passé 50 ans, impose le respect par sa seule présence. Le journaliste/musicien débute sur scène en racontant avec humour le périple qui l’a mené jusqu’à Nîmes, avant d’entamer son set. Les titres s’enchainent, débordant de références littéraires et de mélancolie classieuse, et l’ancien membre des Go Betweens semble soudainement dresser un pont entre Hopper, David Lodge et Lou Reed. Rien que ça.

Metz irradiera ensuite le public de sa rage saturée, avant que Tortoise ne délivre son très beau post-rock joué au xylophone. Et c’est à ce moment là qu’apparait Girl Band. La chose commence à se savoir : le chanteur du groupe, régulièrement interné en hôpital psychiatrique, peut être aussi mauvais qu’excellent, ou même annuler à la dernière minute. Il débutera le concert avec une voix plate, éraillée, avant de se laisser enfin porter par les autres musiciens ; et soudainement, c’est l’explosion. Rien ne semble comparable à ce qu’a pu donner à entendre la formation irlandaise, et le public ne s’y trompe pas. Quelques spectateurs restent totalement interdits face à de telles déflagrations sonores, d’autres s’enfuient littéralement dès les premières saturations de guitares ; mais la plupart ne peuvent s’empêcher de marteler le sol du pied, et l’air du crâne.

Signe des grands groupes : Girl Band divise, interpelle, et, surtout, ne ressemble à rien d’autre. On ne criera pas aux sauveurs du rock, mais le fait est que le groupe britannique sonne comme aucun autre. La guitare joue d’avantage sur les rythmiques ultra saturées que sur les notes, le chant est dissonant et viscéral, la batterie, fortement inspirée par la techno…Ce groupe est un trésor du rock moderne, qu’il convient de ne pas manquer.

Et c’est Beach House qui clôturera cette édition du This Is Not A Love Song. Le groupe profite d’un superbe ciel et a disposé des écrans d’étoiles sur scène, ce qui devrait parfaitement coller à leur musique ; on peine pourtant à accrocher au concert, qui manque de quelque choses. Les chansons, pour la plupart tirées des deux derniers albums du groupe, restent belles et parfaitement écrites, mais on a du mal à rentrer dedans, et la formation est assez décevante. Ce qui ne nous empêchera pas d’en profiter jusqu’à la fin, avant de quitter Nîmes et le TINALS, à qui l’on adressera un seul reproche : ne pas avoir mis en vente de tee-shirt de Girl Band.

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Glastonbury inaugure un espace réservé aux femmes

Glastonbury (source : Wikimedia)

Pour la première fois cette année, le festival anglais Glastonbury organise un “club révolutionnaire”, réservé à “toutes les personnes s’identifiant en  tant que femmes“. Baptisé The Sisterhood (“association de femmes”), et intégré à la zone “Shangri-La”, l’espace – qui se veut “intersectionnel“, et donc ouvert aux personnes “queer, transgenre” – accueillera des dj-sets, des lives, des débats, des ateliers danse…

Le lieu sera géré par un personnel 100% féminin, et aura une programmation elle aussi entièrement composée de femmes. “Les producteurs de The Sisterhood estiment que les espaces réservés aux femmes sont nécessaires dans un monde qui est toujours gouverné et pensé principalement par et pour les hommes, ont argumenté les organisateurs de l’événement dans un communiqué. L’oppression contre les femmes existe toujours dans le monde entier, dans des contextes culturels différents.”

Un endroit “secret” 

La situation des femmes en Angleterre a été plus particulièrement évoquée, le communiqué invitant à se pencher sur “l’inégalité des salaires, les coupes dans le budget d’aides aux victimes de violences domestiques, et les droits des travailleurs et travailleuses du sexe”.

En résumé, les organisateurs chercheraient à “fournir un endroit secret où les femmes peuvent se rencontrer, créer du réseau, partager leurs histoires, s’amuser et apprendre la meilleure manière de lutter toutes ensemble contre l’oppression envers leurs sexes mais, aussi, envers les personnes marginalisées, tout en voyant se produire les meilleures et les plus courageuses femmes de talent d’Angleterre et du monde entier.” Rien que ça.

Plus d’informations ici.

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Musicienne visionnaire mais inconnue en France : qui étais-tu Lizzy Mercier Descloux ?

Lizzy Mercier Descloux, N.Y 1979 © Michel Esteban

Tout se passe au Palace. Quelque part dans le basculement des années 70 vers les années 80. Dans la mythique salle parisienne se succèdent Alain Pacadis, Jean-Paul Goude, Thierry Ardisson et autant de figures emblématiques des nuits de la capitale, venant voir une à une ce que la bourrasque punk a bien pu laisser derrière elle. Mais ce soir-là, la véritable bourrasque est sur scène. Elle s’appelle Lizzy Mercier Descloux, une petite chanteuse aux airs androgynes et aux yeux cachés par une tignasse broussailleuse.

“Vous êtes tous des chômeurs !”, hurle-t-elle à l’assistance, furieuse de ne pas être écoutée attentivement par ces mondains noctambules. “Elle a refusé de chanter et s’est mise à cracher sur le public”, se rappelait en juillet dernier son ami de toujours Samirah Arbia pour le magazine Stylist. Car il est vrai que si des artistes comme Patti Smith, Thurston Moore, ou même Jamie xx vouent aujourd’hui un véritable culte à Lizzy Mercier Descloux, la France a quant à elle toujours eu du mal à voir en cette chanteuse ébouriffée un génie national.

Lizzy Soweto 1983 c Michel Esteban

Avec Soweto 1983 © Michel Esteban

“Lizzy était notre french connection”

Pourtant, tandis que tout le Palace siffle Lizzy Mercier Descloux, quelques bohèmes du downtown New York se passionnent pour cette française d’à peine 20 ans tout juste débarquée de Paris. Et si les membres de cette bande d’amis ne sont finalement pas très nombreux, il n’empêche que leurs noms circuleront plus tard dans le monde entier : Blondie, Richard Kern, Sonic Youth, Jim Jarmusch, Basquiat ou les Talking Heads. (suite…)

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Les 10 temps forts du Primavera Sound Festival 2016

La grâce de PJ Harvey

22h35, samedi soir. La grande prêtresse du rock fait son entrée sur scène en même temps qu’un orchestre (elle en fait d’ailleurs partie puisqu’elle joue du saxophone), dans une sorte de marche funèbre hypnotisant le public. Discrète et ensorcelante, PJ Harvey réinterprète ses plus grands morceaux, devant une foule presque aussi calme que possédée. Mention très spéciale pour l’interprétation parfaite de The Wheel, qui nous rappelle qu’à Primavera, les rêves d’adolescents peuvent (re)devenir réalité.

A.B

Primavera Sonique avec Beak>

Avec les programmations de Beak>, Suuns et Thee Oh Sees, on se serait presque cru à Villette Sonique jeudi soir à Barcelone. Sauf que le soleil et un large ciel bleu ont remplacé la pluie poisseuse qui inonde Paris. Et que les zombies édentés qui peuplent les concerts gratuits de la Villette se sont bizarrement transformés en étudiants en M2 (après pris soin de dévaliser tout le catalogue de Topman et Urban Outfitters). C’est donc devant une foule de mecs en chemisettes et de meufs percées au septum que Beak> s’est chargé de faire tomber le soleil au terme d’un concert qui suffit à justifier la création de l’adjectif “métronomique”. Un son ultra-propre, tout pour la basse, de belles révérences au post-punk et au krautrock, quelques calvities bien assumées : la bande de Geoff Barrow a certainement réussi à balayer tous les goûts et les fantasmes d’un public plus observateur que participatif. On était venu pour assister à un concert, on est reparti avec une leçon.

A.F

Le set parfait de Suuns 

Suuns est sans doute le meilleur groupe live des années 2010. Et ce n’est pas la tournée actuelle qui va contredire la folle impression d’addiction laissée par le groupe de Montréal à chaque apparition. Après avoir éclaté les coeurs et les cerveaux des spectateurs de Villette Sonique la semaine dernière, les Canadiens ont encore réussi l’exploit de maîtriser leur son.Hold/Still, leur dernier album sorti au mois d’avril, sera forcément l’un des disques les plus sous-estimés de 2016 mais le groupe ne s’est pas fait prier pour balancer toutes les contradictions émotionnelles imposées par son écoute. Que le son sorte d’une grosse scène de festival ou des mini-enceintes en plastique reliées au PC de Thomas Burgel, la musique de Suuns convoque des sentiments oubliés. Autant d’images du futur imprimées en mille dimensions dans la mémoire des quelques centaines de festivaliers attirés par le chant malade de Ben Shemie hier soir. Loin de sa caricature, Suuns n’est pas qu’un mur de sons abstrus et torturés. Dernière preuve, s’il en fallait, avec une version étirée d’Edie’s Dream : la ballade contemplative la plus captivante de notre époque. Celle que Air a oublié de composer.

A.F

La bonne humeur de Deerhunter 

En live, Bradford Cox n’est pas du genre à en faire des tonnes. Bien au contraire, le chanteur peut se contenter du minimum syndical s’il n’est pas en forme, n’est pas en symbiose avec le public ou n’a tout simplement pas envie de jouer. A Barcelone samedi soir, c’était une toute autre affaire : il a investi la grande scène sourire aux lèbres ( !!!) pour proposer une setlist d’une rare pertinence, jusqu’à dédicacer son fameux Desire Lines au festival. La foule était aussi heureuse que lui : l’équation parfaite pour un concert très réussi.

A.B

La folie de Ty Segall and The Muggers 

Que ce soit en solo, au sein d’un groupe (Fuzz) et désormais accompagnés de ses fidèles Muggers : Ty Segall aura multiplié les incarnations ces dernières années. Mais cette fois-ci, quelque chose est différent. Plus malsain (il débarque sur scène un masque de bébé déformé sur le visage), plus dérangé (les sauts dans le publics ponctueront presque chaque morceau) et plus possédé que jamais, Ty nous a offert une performance à mi chemin entre le malaise total et la perfection. Du très, très grand Ty Segall, et un concert dont on est ressortis sans voix. On s’en souviendra longtemps (le fan qu’il a invité sur scène, aussi).

A.B

L’onirisme de Air

Semblant sortir tout droit d’un vortex qui les aurait préservés du temps, Nicolas Gaudin et Jean-Benoît Dunckel arrivent immaculés sur scène pour enchaîner leurs plus grands tubes. De Cherry Blossom Girl à La Femme d’Argent, en passant par le magnifique et mythique Sexy Boy, les Français manient toujours le vocoder et les nappes de synthés à la perfection, tandis que derrière eux, le soleil se couche sur Primavera. Seul bémol: cette version acoustique de Playground Love, qui nous a laissée sur notre faim.

A.B

Les imprévus de Tame Impala

On ne compte plus vraiment le nombre de fois où l’on a vu le groupe sur des scènes de festival. Même setlist, même scénographie, tout laissait à penser que ce live sera le même qu’en 2015, qu’en 2014 etc. Et pourtant, aux deux tiers du concert en plein milieu du morceau Eventually, les enceintes se coupent. Panne de courant ? Problème technique ? Les équipes du festival s’agitent pour résoudre le problème alors que la foule se dirige en masse vers d’autres scènes. Un quart d’heure plus tard, le son revient et le groupe réapparait, en reprenant le concert exactement au moment du problème technique. Magistral.

A.B

La surpuissance de Thee Oh Sees

C’est une habitude qui pourrait finir par lasser mais tous les concerts de Thee Oh Sees finissent dans la même tornade de bonheur et d’électricité. Comme en 2015, 2013, 2012 et 2010, John Dwyer a transpiré sur sa guitare à Barcelone avec la même excitation qui contamine toutes les rangées de ses concerts depuis presque vingt ans. Il s’agissait exactement du même concert et des mêmes motifs que ceux de l’année dernière : une double batterie au centre de la scène pour tenter de rivaliser avec la puissance délirante du jeu de guitare de la légende du garage. Les années passent, Dwyer ne vieillit toujours pas et il devrait finir par acquérir la nationalité espagnole. On en viendrait presque à souhaiter une troisième programmation de suite à Primavera en 2017.

A.F

La machine à tubes LCD Soundsystem

Difficile de résister à l’envie de (re)voir LCD malgré la polémique qui a suivi la reformation à but lucratif du groupe mythique de James Murphy. Dès les premières secondes de Us vs Them, les premières interrogations sur la capacité du groupe à soutenir la comparaison de son souvenir sont levées. Suivent le classique Daft Punk is playing at my house et le sublimeI can change et ses références à peine masquées à Gary Numan. La voix de Murphy tient plus que la route et LCD lance finalement la transe de cette première grosse soirée du Primavera Sound Festival sur les coups d’1h30. On part vers Thee Oh Sees en assumant de rater Dance Yrself Clean (qu’ils ont finalement joué pour le rappel) mais en prenant rendez-vous pour leur messe électronique prévue samedi à Paris. Ils étaient dans la même forme à Paris deux soirs plus tard pour We Love Green.

A.F

La grosse claque Radiohead

Setlist grandiose, interprétations parfaites et public en symbiose totale : à Primavera, nous avons redécouvert un groupe connu de tous, pour finalement l’appréhender et l’apprécier d’une façon différente et extrêmement plaisante. Tellement, que l’on en a (beaucoup) plus parlé juste ici.

A.B

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Prince : sa chanson pro-végétalisme offerte au téléchargement

Prince : sa chanson pro-végétalisme offerte au téléchargementEn 1999, Prince avait enregistré une chanson pour le PETA, une association internationale dédiée aux droits des animaux. A l'occasion de l'anniversaire du Kid de Minneapolis, qui aurait fêté ses 58 ans mardi 7 juin, le PETA vient de republier ce morceau baptisé "Animal Kingdom". Disponible au téléchargement et en streaming, il est accompagné d'une campagne en faveur du végétalisme.

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Taylor Swift s'invite par surprise au mariage d'un fan et chante "Blank Space" (VIDEO)

Taylor Swift s'invite par surprise au mariage d'un fan et chante "Blank Space" (VIDEO)Le week-end dernier, Taylor Swift a réservé une énorme surprise à Max et Kenya, deux de ses fans, en s'invitant par surprise à leur mariage. Au programme : chanson au piano, selfies avec les invités, cadeaux… Regardez !

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Kanye West sème la pagaille dans les rues de New York avec un concert-surprise

Kanye West sème la pagaille dans les rues de New York avec un concert-surpriseMUSIQUE - Dans la nuit de dimanche à lundi, le concert-surprise organisé le rappeur Kanye West a semé le « chaos » dans les rues de New York, selon les médias américains…

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LCD, PJ Harvey et Air : le trio gagnant de We Love Green 2016

PJ Harvey à We Love Green 2016 (source : Youtube)

La mauvaise humeur régnant sur le Bois de Vincennes samedi 4 juin aurait suffi à concurrencer une centrale nucléaire en termes de dangerosité. Il faut dire que le cocktail était explosif : de la boue, des bottes en rupture de stock, de gros couacs dans l’organisation du festival (où était la sécu ?), des mises à jour de line-up intempestives et des pintes à 7,50 euros. Heureusement, il y eut ces trois lives sublimes, qui se sont directement hissés dans notre top des concerts 2016. Et nous permirent de digérer l’invasion de jeux de mots gênants du type “nuit de boue”.

1- LCD Soundsystem

C’est aux alentours de 23h, alors que la nuit se rafraîchit et que les pieds bottés s’enfoncent doucement mais surement dans la boue que le miracle se produit : LCD Soundsystem, qui s’était séparé le 2 avril 2011 au sortir d’un concert au Madison Square Garden, est de retour. Cinq ans ont passé mais pas grand-chose n’a changé. James Murphy, 48 ans, a les cheveux un peu plus grisonnants, le ventre un peu plus bedonnant, mais l’énergie est là, la classe aussi.

Le visuel est aussi soigné que ses joues mal rasées. Filmée au départ en plan zénithal, la scène prend des allures de fresque géométrique. Une impression renforcée par la disposition du groupe en forme de cocon. De groupe d’ailleurs, il n’y a pas réellement. On a plutôt la sensation d’assister à un concert du génie Murphy, assisté de musiciens à la virtuosité certes impressionnante.

Il n’empêche que les tubes s’enchaînent à vitesse grand V, LCD en ayant plein les poches : Losing My Edge a conservé la force d’un coup de poing 14 ans après sa sortie, le post-punk-house de Daft Punk Is Playing In My House explose dans une version un brin déconstruite, la voix de Murphy délirant toujours autant avec des “oh” et des “ah” et des “aaaaah”, l’électro-pop sautillante de Someone Great embrasse une tournure un peu mélancolique… Et bien sûr New York I Love You, But You’re Bringing Me Down, certainement l’une des plus belles balades des années 2000, nous arracherait presque une larme s’il n’y avait ces couples pour se déclarer leur flamme en remplaçant “New York” par le prénom de l’être aimé, omettant au passage la seconde partie de la phrase (“But You’re Bringing Me Down”), qui n’augure quand même rien de bon, hein.

C’est tout simplement un concert magistral qu’offre Murphy à la nuit étoilée, le genre de moment de communion à marquer d’une pierre blanche, ou d’un gros cœur.

2- PJ Harvey

Son allure est à couper le souffle. Lorsqu’elle débarque sur scène dimanche 5 juin, au beau milieu des arbres, Polly Jean Harvey, 46 ans, a la dégaine d’une prêtresse elfique vivant avec la faune et la flore dans la forêt de Brocéliande. Quelques mèches de ses longs cheveux noirs, relevées dans une couronne de lauriers, dévoilent ses oreilles pointues. Ses jambes fines, perchées sur de hauts talons, se déploient au sortir d’une très courte jupe en cuir brillant. Son t-shirt noir se termine en longs voiles, qui épousent avec grâce ses bras virevoltant dans les airs comme s’ils caressaient une matière invisible.

Même à 50 mètres de la scène, la présence de PJ Harvey se fait sentir, puissante, dense, mystique. Surement ce que l’on appelle le charisme, l’aura, ou encore le génie. Un sentiment largement alimenté par ses morceaux, qui sonnent comme autant de prières rock. Ainsi, la férocité implacable de la guitare sur The Ministry of Defence, couplée au chant choral, et à ce saxophone semblant surgir des limbes, comme une métaphore de la renaissance, met tout simplement k.o.

Toute entière dédiée à faire vibrer sa voix à la profondeur aiguë, l’Anglaise parle peu, tout juste murmure-t-elle quelques remerciements en français dans le texte vers la fin de son concert. Mais avec une troublante sincérité, comme si ce moment de partage en pleine nature relevait d’une incantation à la folie douce.

3- Air

Comme s’il n’y avait que les retours et les reformations pour nous galvaniser en 2016 (triste monde ?), c’est Air qui vole notre cœur quelques heures avant PJ Harvey dimanche 5 juin. Le duo est de retour sur scène après six ans d’absence et avec un double best-of Twentyears (pour leurs 20 ans, donc) sous le bras.

Là encore le visuel est très bien travaillé, les costumes blancs de Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin s’harmonisant parfaitement avec les visuels projetés sur des écrans disposés en forme de paravent. Là encore les tubes s’enchaînent: Alpha Beta Gaga et ses sifflotements joueurs, Sexy Boy dont les virevoltements rappellent ceux d’une jupe de cheerleadeuse, l’incroyable Playground Love, jouée en instrumentale, qui nous transporte immédiatement dans la chambre poudrée des sœurs Lisbon de Virgin Suicides…

La French Touch se rappelle à notre bon souvenir dans les “mercis” robotiques jetés au public, dans la voix vocodée et les bruits de fusée de Kelly Watch The Stars, ou encore chez Pedro Winter, qui se tient droit comme un i au milieu de cette foule azimutée, propulsée au début des années 2000, au moment où LCD, PJ Harvey et Air rythmaient les soirées.

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Top Albums : Christophe Maé solide, SCH devant Renaud, Ariana Grande s'effondre

Top Albums : Christophe Maé solide, SCH devant Renaud, Ariana Grande s'effondrePour la troisième semaine consécutive, Christophe Maé est numéro un du Top Albums en France. Mais le rappeur SCH entre deuxième avec "Anarchie", tandis que Miossec s'offre un top 10, et que les autres sorties déçoivent. De son côté, Ariana Grande chute fortement !

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“Best Summer Ever”, la performance zinzin de Har Mar Superstar

Le petit mec dégarni et replet en sweat à capuche et T-shirt Cate Le Bon, ce n’est pas le roadie ou l’attaché de presse. C’est la superstar. Har Mar Superstar. Qui n’est pas le vrai nom de Sean Tillmann. Son pseudo lui vient du HarMar Mall, le centre commercial de Roseville, dans la banlieue de Saint Paul (Minnesota), où Sean allait plus jeune pour voir des films. Et Superstar, parce qu’il en a l’étoffe, et qu’il est l’ami des stars. En France, beaucoup l’ont découvert en 2013 avec son album Bye Bye 17, un chouette disque de soul seventies toujours du bon côté de la nostalgie, qui a surtout permis à Har Mar Superstar de faire des concerts chez nous et de déployer ses talents de showman aussi imbattable qu’improbable. Har Mar Superstar sur scène, c’est Prince dans le corps de Katerine, sans complexes et avec un humour tordu irrésistible. Funky funny, vrai chanteur porté sur le strip-tease et les chorégraphies risquées, pure boule d’énergie et gros maboul à facettes.

Marqué dès son plus jeune âge par les disques de Prince (un artiste local du Minnesota) et Michael Jackson, Sean Tillmann a eu son premier groupe à 12 ans. Une poignée d’années plus tard, il jouait de la basse torse nu dans Calvin Krime, un viril groupe de punk hardcore, façon Hüsker Dü ou Replacements. Ensuite, à l’aube du troisième millénaire, il a été leader d’un groupe indie-pop nommé Sean Na Na, et c’est là que tout a basculé.

“A un moment, on s’est mis à jouer une reprise de R. Kelly, je lâchais ma guitare pour pouvoir danser, et j’ai réalisé que ça devenait mon moment préféré dans les concerts de Sean Na Na. J’ai donc décidé d’en faire un nouveau projet, qui est devenu Har Mar Superstar. Mais un blanc-bec joufflu de 21 ans qui fait du r’n’b, ce n’était pas très crédible. J’ai donc créé une sorte de personnage excentrique, inattendu.”

Dans sa période hollywoodienne, Sean Tillmann a aussi écrit des chansons pour Jennifer Lopez et Kelly Osbourne, et joué dans quelques films (Starsky et Hutch, Bliss…). Sa vie est un film, quoi. Un film avec Patrick Swayze ou Tom Cruise, et des gens coiffés comme des caniches avec des vêtements trop larges en haut et trop courts en bas. Les années 80, quoi. Le temps a fait son œuvre. Et c’est aujourd’hui avec tendresse qu’on repense à tous ces trucs affreux. Et c’est très sincèrement qu’on aime Best Summer Ever, le sixième album d’Har Mar Superstar largement dédié aux mélodies baveuses, aux saxos geignards et à la pop synthétoc des années 80 (avec quelques escapades garage lo-fi). “J’ai grandi avec les BO de Dirty Dancing, Cocktail et des chanteurs comme Eddie Money ou Billy Ocean, toute cette super pop de ces années-là.” Une passion coupable (ou pas) qu’il partage avec son pote Julian Casablancas, qui l’a signé sur son label, lui a écrit une chanson et a travaillé sur la production de l’album. Au-delà de la notion de bon goût, Best Summer Ever rappelle un peu la discographie du groupe Ween, toujours sur le fil entre premier et second degré, entre performance et dérision.

“J’aime vraiment mes disques, mais je pense que c’est sur scène que je donne le meilleur, que tout se met en place. Ce que je fais est assez difficile à décrire sans m’avoir vu sur scène. Il y a bien sûr des gens qui ne comprennent pas ce que je fais, mais je ne leur en veux pas, moi-même je ne suis pas sûr de me comprendre complètement.”

concerts le 9 juin à Orléans, le 11 à Clermont-Ferrand

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Air fête ses vingt ans sur les routes

Air fête ses vingt ans sur les routesAir, duo emblématique de la scène électro française, se remet en suspension le temps d'une tournée anniversaire marquant ses 20 ans d'existence, tournée qui passait dimanche soir 5 juin par le festival We Love Green à Paris.

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Le rappeur Freddie Gibbs interpellé pour viol à ToulouseEn pleine tournée, le chanteur américain a été arrêté jeudi dans la ville rose, où il devait donner un concert. L'interpellation fait suite à un mandat d'arrêt européen émis par les autorités autrichiennes deux jours avant, pour des faits présumés de viol datant de 2015.

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Calogero travaille déjà sur son nouvel album et annonce de "nouvelles collaborations"

Calogero travaille déjà sur son nouvel album et annonce de "nouvelles collaborations"Moins de deux ans après la sortie de son album "Les feux d'artifice", écoulé à 700.000 exemplaires, Calogero pense déjà à son retour… en 2017 ? "Je suis à fond dans mon prochain album" vient-il de confier sur RTL, annonçant le retour de Paul Ecole ou Alex Beaupain à ses côtés.

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Manu le Malin : “J’ai envie de refaire du hardcore”

Photo David Barthelemy

Kériolet, Finistère sud, mercredi 5 mai. Nous sommes à la Spring, soirée techno sise dans un manoir à quelques encablures de la mer, et l’homme aux platines s’appelle Emmanuel Dauchez. La nouvelle génération de clubbers, qui vadrouille entre le Weather Festival et les Nuits Sonores, le connaît sous son alias The Driver. Les amateurs de kick du cru, eux, pensent d’abord à sa casquette de légende de la techno hardcore qu’il porte depuis 25 ans : Manu le Malin, qui jouera lui aussi plus tard dans la nuit. Sous l’oeil de quelques caméras.

Le projet ? Un documentaire sur un personnage iconoclaste et incontournable de la techno en France. Qui n’a jamais eu l’occasion de raconter son histoire, certes un peu plus bordélique que celle du DJ lambda, mais qui mériterait une biographie de 500 pages. Quelques jours après le déluge de BPM, il nous invite chez lui à Aubervilliers où il vit avec son chat de 21 ans, qui l’a vu naître, tomber et ressusciter artistiquement.

Tu as été voir Radiohead le 24 mai. Tu as trouvé ça comment ?

C’est l’un des meilleurs concerts live que j’ai pu voir. J’y suis allé avec curiosité mais sans dévotion non plus, et j’ai été scotché. Le light show était hyper classe et pudique à la fois, Thom Yorke joue son rôle de frontman sans manger de l’espace aux autres, il chante parfaitement… J’avais vu des vidéos de concerts de l’époque Kid A que j’avais trouvées chiantes, mais là rien à redire.

Tu t’es dit quoi quand tu as su qu’on voulait tourner un documentaire sur toi ?

Quand Mario (Raulin, réalisateur du documentaire et membre du collectif Sourdoreille, ndlr) est venu ici pour m’expliquer le projet, j’ai du lui dire “non mais ça va pas bien” (rires). Je suis sauvage, je refuse pas mal d’interviews et j’ai longtemps été persuadé qu’il n’y avait rien d’intéressant à raconter sur moi. Ce sont des mecs comme lui, ou toi, qui ont fini par me faire comprendre que ce n’était pas vrai et qu’il y avait des choses à dire sur Manu le Malin, sur The Driver mais aussi sur Emmanuel.

Tu as réussi à t’ouvrir à lui ?

Quand on a commencé le tournage avec Mario, 10 jours avant la soirée, on a attaqué par une longue interview de quatre heures. On a passé pas mal de soirées ici à discuter du projet avant de le lancer, je lui ai raconté beaucoup de trucs sur ma vie, dont certaines choses que je n’avais jamais dit à personne. Je lui ai dit aussi que je voulais que ça me ressemble et que ça devait se barrer un peu en vrille, quitte à ce qu’on se dise “ils nous racontent quoi exactement, là ?”. Je lui ai montré 20 000 Jours Sur Terre, le film sur Nick Cave. Il m’a dit que je visais trop haut, mais je préfère m’imaginer un idéal qu’on tenterait d’atteindre quitte à ne pas y arriver. J’ai du lui dire que je ne voulais pas qu’on finisse par faire du Delahousse, je l’ai vexé sur ce coup-là je crois. (rires)

Revenons au début. Ton premier DJ-set sous le nom Manu le Malin, c’était au Bourget, endroit que tu as recroisé récemment sous le nom The Driver…

C’était à la soirée Tribal New Limits en novembre 1992, je faisais le warm up et l’after. Pour tout te dire, j’ai du trouver mon nom de DJ pour cette soirée. Je mixais depuis 6 mois ! Avec le recul, j’ai eu beaucoup de chance pendant toute mon histoire avec la techno. Ma vie est parsemée de rencontres.

On sait que tu as beaucoup participé aux fameuses afters du pont de Tolbiac…

Aux premières afters auxquelles j’assiste là-bas avant de me les accaparer, je regarde jouer Jérôme Pacman, La Tortue, L’Aquarium, qui m’influencent techniquement. Ce ne sont pas mes potes, ça le sera encore moins quand je vais me mettre à jouer mais ça viendra plus tard. J’ai rapidement pris ma place et ça n’a pas toujours été bien perçu, j’avais encore cette étiquette de mec de la street plein de tatouages, j’avais mes potes avec moi et je ne collais pas au décor. Pourtant, j’arrive d’un milieu violent et je n’ai qu’une envie c’est d’aimer les gens, et qu’on m’aime, quelque part.

Sans la musique électronique, tu serais où aujourd’hui ?

La musique électronique a radicalement changé ma vie, elle m’a donné un but. J’étais mal barré quand même… Je me suis barré tôt de chez mon père, j’ai arrêté le bahut en seconde… C’était pas une vie facile, je fais de la prison à 18 ans, j’en sors et je deviens coursier, je me cherche complètement. Et à ce moment-là, heureusement que la techno débarque, sinon… je ne sais pas, mais ce n’est pas le plus important. Toute cette culture des raves, durant ces 25 dernières années, a contribué au travers des rencontres que je n’aurais sans doute jamais faites sans la musique, a être qui je suis aujourd’hui, et ça m’a ouvert aux gens c’est sûr…

Ta rencontre avec le hardcore, elle arrive comment ?

Pour le hardcore, je découvre ça à Utrecht en 1993, une rave avec 30 000 “gabbers” complètement allumés et un gros manège en plein milieu. On s’est foutu de moi quand j’ai tenté de décrire la musique que je cherchais chez le disquaire une fois revenu en France.

A la fin des années 90, tu as conscience de devenir une icône, une sorte d’anti-héros techno qui fait peur aux fans de Daft Punk ?

J’ai toujours voulu défendre cette musique et ce milieu, quitte à m’en faire le chevalier parfois. L’interview de la Grande Famille avec Michel Field en 1995 c’était ça, on m’en reparle tout le temps de ce truc.

Après, contrairement aux DJ’s de l’époque dont le discours restait dans les clous, j’ai tendance à être rentre-dedans, je suis comme ça. Sur les photos de presse de ma première compile en 1996 je suis torse nu, je bois de la vodka quand je mixe, je maltraite mes platines… Je suis moi, en fait. Mais je suis un garçon très gentil, hein, il faut que tu le dises ! (rires) Alors oui, je n’ai pas une tête de genre idéal mais bon, mon premier maxi je l’ai fait avec Thomas Bangalter, ceux qui s’arrêtent à mon image à l’époque ne savent pas que je suis respecté par le milieu musical house…

Tu sors ton unique album en 2002, Biomechanik III en 2005, puis tu disparais progressivement…

Vers 2005, je commence à descendre aux enfers. Pour Biomechanik III, c’est Antoine Kraft (figure de la musique électronique en France, récemment co-créateur de The Peacock Society, ndlr) qui me sort du trou, mais une fois le mix sorti je retombe assez vite. Pour résumer : mes addictions, une séparation qui me fout par terre, je me fritte avec certains de mes potes, notamment mon acolyte Torgull… Tout mon crew de base explose et je me retrouve tout seul. Musicalement, ça fait bientôt 15 ans que je suis DJ et je découvre ce truc qu’on appelle “le doute de l’artiste”, sans parler du fait que j’approche de la quarantaine… Bref, je fais quelques bookings à reculons, j’en plante certains, mes machines sont en vrac dans les placards du label UWe et il ne se passe plus grand chose pendant toute la fin des années 2000. Mis à part une bouffée d’air frais, quand je compose “Someone Was There” pour le film 24 mesures de Jalil Lespert en 2007.

Mais tu as retrouvé ton chemin…

Ce sont les gens du festival brestois Astropolis qui m’ont sorti de là. Ils m’ont redonné l’envie, ils ont fait en sorte que je joue avec Electric Rescue, avec qui j’ai fini par former le duo W.LV.S, et de me redonner du souffle via mon étiquette techno The Driver. Aujourd’hui je joue d’ailleurs davantage avec ce nom là, mais je ne laisse pas tomber le hardcore, loin de là. J’ai même rejoué dans une free party à Pâques et j’ai adoré ça ! Quand je rejoue hardcore, je kiffe, et du coup ça amène une énergie dancefloor qui vient de mon côté techno. On est dans la schizophrénie complète, là. (rires). J’ai même une masterclass prévue dans ce salon bientôt, pour me remettre à niveau en production sur ordinateur. J’ai envie de refaire du hardcore, vraiment.

La dynamique vertueuse autour de la techno en ce moment t’a aidé également ?

Bien sûr. Il se passe plein de choses géniales, tant au niveau des sorties que des labels, le public est généreux, ça te rend généreux aussi quand tu joues… Et c’est “calé tempo” avec ma renaissance. Donc c’est chan-mé, même si je suis pas objectif du tout. Je fais un peu mon hippie sur ce coup-là, mais ça me va très bien. Pourvu que ça dure.
Manu le Malin se produira le 2 juillet au festival Astropolis à Brest.

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