Actu musique

1 juin 2016

Le nouveau combat de Bertrand Cantat (vidéo)

Le nouveau combat de Bertrand Cantat (vidéo)Bertrand Cantat a décidé de se lancer dans un nouveau projet. L'ancien chanteur du groupe Noir Désir chante désormais en faveur de l'abandon du projet d'aéroport Notre-Dame-des-Landes.

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We Love Green : zoom sur le Coachella francais

We Love Green : zoom sur le Coachella francaisLe festival We Love Green 2016 donnera son top départ le samedi 4 juin pour deux jours festifs à base de musique, mais pas que. Programmation pointue, engagement écologique et rendez-vous mode prévus,

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Renaud : sa visite surprise à Yvan Colonna en prison

Renaud : sa visite surprise à Yvan Colonna en prisonLe 20 mai dernier, le chanteur a réussi à se rendre à la maison centrale d'Arles. Dans les colonnes de Charlie Hebdo, il décrit Colonna comme "un mec bien".

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Musique de la pub Produits laitiers "Milk Moment" : qui chante ?

Musique de la pub Produits laitiers "Milk Moment" : qui chante ?Une nouvelle campagne pour vanter les mérites du lait vient d'envahir nos écrans de télévision. "Et vous quel est votre milk moment ?". Le spot TV met en lumière le talent d'un groupe franco-britannique par le biais d'une chanson électro-pop. Découvrez qui chante !

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De La Soul fait son come-back avec un nouveau single

Après avoir disparu des radars pendant presque douze ans, le trio américain fait cette année son grand retour avec un album prévu pour la fin de l’été. Au programme, une multitude de featurings plus qu’alléchants, puisque les noms de Damon Albarn, 2 Chainz, David Byrne ou encore Little Dragons ont été cités. Et c’est aujourd’hui que le premier extrait de cette longue série a été révélé sur BBC Radio 1, avec Snoop Dogg en copilote.

Flow impeccable et arrangements maîtrisés, malgré cette longue pause, De La Soul n’a rien perdu de sa superbe et même si leurs anciens tubes résonnent encore comme des classiques, le public est totalement prêt à en accueillir de nouveaux. And the Anonymous Nobody, le huitième album studio du groupe, débarquera dans vos playlists le 26 août prochain.

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Les “Prophètes de la rage” se lancent dans une croisade contre Donald Trump

Logo du groupe, présenté sur leur site internet prophetsofrage.com

Le groupe “Prophets of Rage” s’est fait connaître par un teasing minutieusement organisé. Après la diffusion d’affiches marquées du slogan “take the power back“, titre d’une chanson de Rage Against the Machine, et la promotion de leur site internet sur les réseaux sociaux de Rage Against the Machine, le web était en ébullition. Avec un tel casting, le groupe n’avait pourtant pas besoin d’autant de publicité : formé par le guitariste Tom Morello, le bassiste Tom Commerford, le batteur Brad Wilk – anciens membres de Rage Against the Machine – ainsi que de Chuck-D de Public Enemy et de B-Real de Cypress Hill, cette formation hybride a tout pour galvaniser les foules.

The party’s over : la fête est finie pour Donald Trump

This isn't exactly what we were thinking pic.twitter.com/zrkh3OBNyl

— Tom Morello (@tmorello) April 12, 2016

“Des temps dangereux nécessitent des chansons dangereuses“, écrivent les membres de “Prophets of Rage” sur leur site officiel. La formation du groupe est liée à la campagne électorale américaine, et notamment au controversé Donald Trump. C’est d’ailleurs à lui qu’est dédiée la nouvelle chanson du groupe, The party’s over, qui a enflammé la scène lors de leur premier concert, mardi 31 mai. Cette chanson, sur laquelle le public s’est écrié “insane is the membrane, insane is the brain“, fut accompagnée de casquettes remaniant le slogan de Donald Trump. A la place de “Make America Great Again“, c’est  “Make America Rage Again” qui ornait les fronts du public comme du groupe. Le guitariste Tom Morello fait de la lutte contre Donald Trump la tâche principale du groupe, en le définissant comme “une task force d’élite destinée à combattre la montagne de connerie de cette année électorale“.

#MakeAmericaRageAgain pic.twitter.com/KIohV0c0lg

— Prophets of Rage (@prophetsofrage) May 31, 2016

Un futur encore instable pour Prophets of Rage

L’interrogation principale réside désormais dans le futur du groupe. Si The party’s over est nouvelle, le concert était globalement basé sur des reprises de Rage Against the Machine, Public Enemy et Cypress Hill. B-Real lui-même l’explique dans une interview accordée par le groupe à Rolling Stone, ils n’ont “pas parlé de tout ça […] chacun travaille sur ses propres projets“. Un autre compte à rebours, jusqu’à leur prochain concert au Palladium à Hollywood, se déroule actuellement sur le site du groupe. De nombreuses rumeurs courent sur la possibilité pour le groupe d’organiser un concert sauvage lors de la convention républicaine qui se tiendra à Cleveland, Ohio, dans deux mois. A ce sujet, Tom Morello répond à Rolling Stone qu’il “aime les rumeurs autant que quiconque“, et Tom Commerford d’ajouter “j’espère que nous le ferons. Ce serait génial qu’on le fasse, mais je ne sais pas si on le fera“.

Les Inrocks - Musique

Axl Rose reprend du service avec AC/DC

Axl Rose reprend du service avec AC/DCAvec sa voix haut perchée et éraillée, Axl Rose, de Guns N' Roses, s'apprête à rejoindre une nouvelle fois AC/DC pour dix nouveaux concerts aux Etats-Unis, a annoncé le groupe australien mercredi.

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Run The Jewels dévoile un nouvel extrait de son prochain album

Un an après la sortie de leur second album baptisé RTJ2, le duo de rappeurs américains est de retour avec un nouveau teaser de leur prochain album. Logiquement nommé RTJ3, c’est sur la page Instagram d’El-P qu’a été révélé un court extrait d’un morceau au titre encore inconnu.

I got a unicorn horn for a cock.

A video posted by thereallyrealelp (@thereallyrealelp) on May 31, 2016 at 12:33pm PDT

Annoncé depuis décembre dernier via un premier post Instagram, le troisième album de Run The Jewels devrait voir le jour en 2016, mais aucune date précise n’a été confirmée pour le moment. Espérons que Killer Mike et El-P sauront, comme à leur habitude, nous surprendre dans le (très) bon sens du terme.

Les Inrocks - Musique

VIDEO. Notre-Dame-Des-Landes: Un clip contre le projet d’aéroport avec Bertrand Cantat et Emily Loizeau

VIDEO. Notre-Dame-Des-Landes: Un clip contre le projet d’aéroport avec Bertrand Cantat et Emily LoizeauMUSIQUE - Dix artistes français, dont Bertrand Cantat et Emily Loizeau, chantent «Notre-Dame des oiseaux de fer» en opposition au projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes…

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Air : “la musique du lâcher prise, un peu comme un rêve érotique qu’on fait le matin”

Air est de retour sur scène après six ans de pause. Comment ça se passe ?

Nicolas Godin : on a fait nos deux premiers concerts en Italie, le premier chez Franco Maria Ricci, un endroit incroyable. C’est un éditeur italien qui s’est fait un repaire ésotérique à côté de Parme, avec le plus grand labyrinthe végétal du monde. Il y a plein de mini-musées, une bibliothèque, toutes les archives de sa revue FMR. C’était génial de jouer là-bas. Ce n’était pas un festival, il n’y avait que nous et on a vendu 2 000 places. Ça faisait plaisir de jouer les morceaux, ils tiennent bien la route finalement. Ça fait plaisir de les retrouver. Ensuite, on est allés à Rome, dans un festival. C’était cool, le public italien est super. Ça faisait du bien de partir en Italie, en France il y a une ambiance tellement pourrie en ce moment. Déjà, il faisait un temps de rêve. Et j’avais oublié comme l’Italie est belle.

Comme avez-vous préparé le live après six ans sans jouer ?

Jean-Benoît Dunckel : c’est très curieux, c’est un peu comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Les morceaux sont sous les doigts, les réflexes sont quelque part, conservés dans le corps. C’est assez étrange, j’avais l’impression d’avoir joué la veille. La nouvelle tournée, c’est aussi un best-of sur scène, on prend les meilleurs morceaux, les plus forts. On a digéré tout ce qu’on a fait, comme une synthèse. On ne présente pas un album, on présente le groupe entier, c’est intéressant comme concept.

Nicolas : c’est rare ce genre de groupe, où tu joues tes morceaux sur scène et tu t’aperçois qu’il y a pas mal de classiques. Je n’avais jamais ressenti ça avant. Quand tu commences dans ce métier, tu ne sais pas trop où tu vas. C’est une belle consécration pour nous, par rapport à mon rêve de gosse quand je voulais faire de la musique : monter sur scène et jouer mes morceaux, et qu’ils soient encore là après toutes ces années. On n’a jamais eu de gros tube, mais les morceaux sont devenus des classiques avec le temps. Pas des tubes, mais des morceaux que les gens reconnaissent tout de suite quand tu les joues. Ils tiennent la route, les compos et les arrangements sont solides, les sons ont été bien choisis, ils n’ont pas vieilli. C’est un constat que je fais en les jouant sur scène. Quand on est en studio, on ne pense pas à ça, on les fabrique avec le cœur, il n’y a pas de stratégie derrière.

La scène vous a manqué pendant les six ans de pause ?

Au début non, parce qu’on l’a fait pendant dix ans sans s’arrêter. Depuis 98, c’était un album, une tournée, toujours dans le mouvement. Malgré la passion pour la musique et l’amour du public, au bout d’un moment tu n’en peux plus de jouer les mêmes morceaux tous les soirs pendant dix ans. Ce n’est plus possible. C’est bien de recréer l’envie. Depuis deux-trois ans, ça nous manquait de refaire des morceaux sur scène, ça tombait bien.

C’est la même équipe de musiciens ?

Jean-Benoît : Il y a un nouveau batteur. On est quatre sur scène. On a joué à trois, quatre, cinq, six. Quatre c’est pas mal.

Nicolas : on n’est que quatre sur scène, mais on a quand même treize claviers. On ramène la grosse artillerie. Je ne sais pas si beaucoup de groupes arrivent du vieux matos comme nous. C’est un coup de dés, on ne sait jamais si les instruments vont marcher. Ça crée une instabilité chronique, une prise de risques maximum pour le son.

JB : on joue beaucoup avec les pieds. Pas comme des pieds, mais avec les pieds. Avec des pédales. Le rôle du pied dans la musique est important. Le pied nous permet de nous libérer les mains.

Est-ce que c’est un passage obligé le best-of et la tournée des 20 ans ?

Nicolas : S’il avait fallu attendre qu’on fasse un nouvel pour repartir en tournée, comme on faisait avant, ça aurait repoussé la tournée de deux ans. Aujourd’hui, je trouve l’excitation sur scène. Même en tant qu’auditeur. Le dernier Radiohead est sorti, je préférais le voir sur scène plutôt que d’écouter le disque. Le pôle d’excitation et de magie s’est déplacé vers la scène. Avant, les concerts et les disques marchaient en parallèle. Mais ce qu’on a aimé dans la musique, ce qui nous a donné envie d’en faire, c’est plus sur scène que sur disque. La musique est dématérialisée, on ne sait plus vraiment quand sortent les disques. Alors que quand la lumière s’éteint et que le groupe sur scène, il y a encore cette dimension magique. Cette adrénaline, ça nous manquait.

JB : on n’a jamais fait d’albums par rapport à des contraintes de contrats, de marketing, de calculs de maisons de disques. On a la maîtrise totale de ce qu’on fait. Ce best-of, il a une utilité artistique, ça fait juste un super beau disque. Il met en valeur certains morceaux, qui avaient besoin d’être mis en valeur comme ça, avec cette combinaison. En un disque, on voit l’évolution du son de Air, mais aussi la plénitude. C’est important d’avoir un disque ultra-condensé, ultra-concentré, avec les morceaux les plus forts.

Nicolas : c’était dur de faire un best-of. On n’a pas les mêmes goûts, il y a le public, on n’a que deux ou trois titres qui ont marché en radio, ça ne suffit pas pour faire un disque. Souvent, j’ai été contre les choix de singles qu’on a faits à l’époque des albums, donc je ne voulais pas les remettre dans le best-of. Ce qui nous a sauvés, c’est qu’il fallait que ça tienne sur un CD. Techniquement, il a fallu restreindre le champ. Ça nous a permis de mettre des morceaux en valeur, comme Le Soleil est près de moi, qui n’était jamais sorti en album. Un morceau comme Run n’était jamais sorti en single, alors que c’est un de nos meilleurs morceaux. A l’époque, on n’avait pas eu le courage de le sortir en single. Le best-of sert aussi à révéler des morceaux hyper importants pour nous, qu’on n’avait pas assez mis en valeur à l’époque.

airbestof

Pour préparer le best-of, vous avez réécouté tous les albums, ressorti vos archives ?

Nicolas : oui, et ça n’a pas été facile, c’était comme regarder des vieilles photos. J’adore faire des morceaux, les enregistrer, mais je n’aime pas les réécouter. Même quand j’étais petit c’était comme ça, j’aimais bien tout installer pour jouer, mais une fois qu’il fallait jouer ça me saoulait. J’aimais bien mettre en place les choses. Quand on part en tournée, il y a des morceaux qu’il faut réapprendre pour les jouer. Je les écoute, je les redécouvre, j’ai oublié comment on les a faits, je me demande comment ils sont nés.

Et toi Jean-Benoît, tu t’es plongé là-dedans le cœur léger ou difficilement ?

Jean-Benoît : le cœur léger. Mon cœur est léger en général. J’ai redécouvert des morceaux, je trouve qu’ils sont tous bien. Je sens quand un morceau est fort et un autre moins. Par l’expérience des concerts, de la réaction du public, de la persistance de certains morceaux dans les médias ou à la radio, on sait quels sont les morceaux qui sont les pivots de l’histoire de Air. Certains sont symboliques d’un album, d’autres marquent un tournant, un nouveau son, une nouvelle image. Préparer ce disque nous a replongés dans le passé, dans un cocktail de sentiments, tout mélangé. L’esprit élimine beaucoup les mauvais souvenirs, la négativité. Réécouter les disques, ça a ramené moins de mauvais souvenirs que de bons souvenirs.

De quoi rêviez-vous quand vous avez commencé Air ?

Nicolas : Globalement, c’était à peu près ça. On se connaît depuis tellement longtemps, on adorait la musique, on avait un groupe au lycée. Ce qui était vachement important pour nous, et l’époque a rendu ça possible, c’était de ne pas faire du rock français, ou du rap français, ou du funk français. On voulait faire de la musique, des titres, des disques, sans être des « artistes français ». La reconnaissance des artistes anglais et américains, ça a été ça, la révolution Air ou Daft Punk. La fin des trucs français, même si c’est notre ADN de culture française qui a plu aux anglo-saxons. On puisait dans notre culture française des choses qui ne copiaient pas la culture anglo-saxonne. C’était ça la clé. Maintenant ça semble normal, je vois de plus en plus de groupes français dans les festivals étrangers. Mais il y a vingt ans ce n’était pas évident. Quand on a monté notre première tournée aux Etats-Unis, on a traversé 40 états, on a joué dans des salles pleines partout. C’était nouveau comme modèle de carrière pour un groupe français. Quand on était enfant et qu’on faisait de la musique, ça n’existait pas. Quelques artistes français avaient marché à l’étranger, comme Jean-Michel Jarre. Il faisait des concerts dans le monde entier, mais ça ne ressemblait pas à un modèle, ça ne paraissait pas reproductible. Depuis la french touch, j’ai l’impression que c’est devenu plutôt envisageable. Beaucoup d’artistes qu’on admirait ont aimé nos disques. Ça aussi c’était génial. Pour revenir au rêve, on n’a pas été déçus. On admirait les artistes internationaux, et on a pu avoir une carrière internationale. Ce n’était pas évident quand on a commencé dans les années 80. Le vrai exploit, le vrai truc fou dans ce qui nous est arrivés, c’est d’avoir réussi ça. C’est grâce au mouvement de la french touch. Les portes de l’international se sont ouvertes parce qu’on a fait partie de ce mouvement-là, de cette génération.

Vous étiez affiliés à la French touch, mais rétrospectivement votre musique sonne beaucoup plus pop et acoustique qu’électro…

La french touch, c’était de la house filtrée. Nous on a fait complètement autre chose, mais on s’est servi de cette porte qui s’est ouverte pour s’y engouffrer.

JB : on utilisait les mêmes instruments que la french touch, on appliquait les mêmes effets. Les vocoders sur les voix, les effets sur les claviers… On avait une production électro, mais pas au niveau du beat. Air s’est libéré du beat electro, techno. A l’époque, je n’en pouvais plus d’entendre ce beat partout, c’était partout en Europe et en Angleterre. Je me souviens quand je suis arrivé à New York, on est allés dans une boîte, j’ai entendu du rock sans le beat house. Ça a été une vraie libération. Je me suis dit « ah voilà c’est là, c’est dans ce pays qu’il y a le son normal ». C’était les débuts de trucs comme LCD Sound System, du rock électronique. Il y avait aussi beaucoup de hip-hop, un autre genre de musique électronique.

Nicolas : le hip-hop, c’est la vraie musique électronique. Aujourd’hui si je veux écouter de la recherche musicale en terme d’expérimentation avant-gardiste technologique moderne, j’écoute du hip-hop. Quand tu écoutes juste la musique, c’est complètement barré, ça n’essaie pas d’imiter le passé, c’est tournée vers l’avenir. C’est assez génial.

Jean-Benoît : la house, c’est la suite du disco. Notre musique, elle n’est pas faite pour passer en boîte et faire danser les gens. Ça peut arriver, mais ça ne sera pas intentionnel. C’est plutôt de l’harmonie et du rêve musical.

En écoutant le best-of, je trouve votre musique meilleure maintenant qu’à l’époque, parce qu’elle crée une bulle, elle apaise, elle pacifie, et on a vraiment besoin de ça en ce moment…

C’est une musique médicinale. C’était sa fonction première quand on l’a faite. On est passés à l’acte en faisant cette musique qui devait d’abord avoir une fonction personnelle pour nous, pour créer un espace harmonieux d’imagination et de rêve, un monde idéal libéré des tensions sociales ou même physiques, physiologiques. C’est juste ça.

Nicolas : j’ai toujours été agressé par la violence sociale. Rien que dans une école élémentaire, surtout quand tu es un garçon, il y a une violence physique hallucinante. Je trouvais bien que la musique soit une espèce de bulle, un refuge où tout est calme, doux, pondéré. E n ayant grandi à Versailles, quand tu vois le parc du château,  c’est une espèce de monde psychédélique épuré. La musique de Air, c’est un peu la bande-son de ce paysage de l’autre côté du miroir, comme dans Alice au pays des merveilles. C’est un monde onirique fait de pondération, de perspectives, de choses assez irréelles en fait. Ça a toujours été présent dans notre musique.

Jean-Benoît : avec la musique tu ne peux pas mentir. C’est une activité physiologique, tu ne peux pas la cacher, comme tu ne peux pas cacher ton odeur, ou changer ta façon de marcher en imitant quelqu’un. La musique a sa force inhérente. Tu ne peux pas la maquiller, mentir aux gens. C’est un reflet de notre activité, de notre corps, de notre psychologie. Elle évolue en fonction du matériel et de nos connaissances. C’est ce chemin qu’on retrouve dans le best-of. Personne ne pouvait interférer avec la création du groupe.

L’idée de l’espace, d’échapper à la gravité terrestre est très présente dans toutes les périodes de Air.

Nicolas : oui, je me suis demandé pourquoi. C’est lié à notre génération, quand on était gosses on nous a vendu l’an 2000 comme le truc à atteindre. On serait tous dans des vaisseaux spatiaux avec des rayons laser. Quand j’étais gosse, je pensais sincèrement qu’on serait dans l’espace en l’an 2000. Et non, pas du tout. Quand tu crées, tu plonges dans ton enfance. Le ciel comme lieu d’émancipation, la conquête spatiale, le futur, les films de science-fiction, ça nous a marqués. C’est notre génération. Un gosse né en l’an 2000, ce n’est pas du tout son délire. Le fait est que c’est ce qui revenait quand on faisait nos titres de chansons, le ciel, l’apesanteur, qui est hyper importante dans nos chansons. L’apesanteur spatiale et l’apesanteur aquatique, c’est ce qu’on a eu envie de retranscrire en musique. C’est tellement bizarre comme souhait. Mais on l’a fait. Peu de groupes de notre génération se sont engouffrés là-dedans finalement.

Jean-Benoît : ça tient au solfège, à la composition, on ne fait pas de rythmes qui ancrent dans le sol, plutôt des rythmes qui tirent vers le haut. Des tempos souvent lents, qui rendent la musique moins dense. Du coup le cerveau a moins d’informations à traiter, il peut se libérer, imaginer, d’où l’impression de voler. Les effets créent un espace sonore tridimensionnel, avec des couches. C’est la musique du lâcher-prise. Un espace de confort, de fantasme, de fantaisie. Un espace esthétique, d’amour et même de sexe. Un peu comme un rêve érotique qu’on fait le matin.

La légende, souvent vérifiée, dit que les groupes sont bons pendant dix ans, et qu’après ils ne peuvent que décliner. Est-ce que ça vaut pour Air ?

Nicolas : Je suis assez d’accord avec ça. Je connaissais cette légende des dix meilleures années. Je pensais que ça ne m’arriverait pas, mais force est de constater qu’il y a une période dorée, pour Air comme pour tous les groupes. Tu fais trois ou quatre super bons albums, et après tu fais des albums. Tu peux toujours faire un album. Demain on peut entrer en studio et faire un album de Air. Mais à un moment, il y a une innocence qui se perd. Tu peux travailler autant que tu veux, prendre des risques, faire des albums, les gens préfèreront toujours revenir à la fraîcheur des premiers albums. Par définition, la fraîcheur ne dure pas. Les dix ans, c’est un cap difficile à passer pour un groupe.

Jean-Benoît : moi je pense que les artistes ont des phases. Si tu prends l’exemple de la musique classique, il y a tous les cas de figures : ceux qui ont fait des œuvres majeures en début de carrière, et le contraire. Ceux qui ont aussi fait des super choses, puis des choses horribles. Ceux qui font des choses super mais on s’en rend compte deux siècles après. Ceux qui cartonnent de leur vivant mais que l’histoire a oublié. C’est le temps qui nous juge. Il y a eu des phases dans Air, c’est une oscillation, pas forcément un déclinement. Il faut connaître tous les albums pour pouvoir juger, et laisser le temps passer. Mais c’est sûr qu’il y a des albums moins bons que d’autres, qui correspondent à des phases où on faisait autre chose.

Nicolas : la pop music est vraiment liée à la fraîcheur, à l’innocence, à la spontanéité, ça fait partie du deal de départ. Est-ce que le monde a besoin que Air fasse des disques pendant 30 ans ? Il a juste besoin d’un groupe qui apparaisse avec un super disque et un nouveau son. C’est ça qu’on aime. En tant qu’habitant du monde, j’ai besoin de me lever le matin et d’écouter un nouveau son. Avec Air, on avait quelque chose à dire et on l’a dit. Après, tu peux considérer que tu as le droit de continuer à faire des disques parce que c’est ton métier. Mais non, ce n’est pas un droit acquis. Ce qui important dans l’histoire de la pop-music, c’est que des nouveaux groupes et des nouveaux sons arrivent, pas que toujours les mêmes groupes sortent des disques. Qu’est-ce qu’on en a faire que les Rolling Stones sortent un disque aujourd’hui ? Parce contre, c’était important qu’il s le fassent en 68. Celui qui a été exceptionnel, c’est David Bowie. Il a connu cette barre des dix ans, mais il a fait tellement de bons disques pendant ses dix ans… Tu as Stevie Wonder, il fait des super bons disques mais c’est toujours le même. Mais en général, les groupes c’est trois ou quatre très bons albums. Bowie il a fait douze ou treize très bons albums. Même Let’s Dance j’aime beaucoup. J’ai toujours aimé les albums que les fans n’aiment pas, comme The Head On the Door de Cure. Quand c’est sorti il a été conchié par tout le monde. On n’en fait pas un métier. Ce qui est génial c’est que le côté vrai, frais, authentique, apparaît quand tu montes sur scène. Tu ne peux pas arriver sur scène et jouer devant 10 000 personnes si ce que tu fais n’a pas de valeur. Alors que tout le monde aujourd’hui peut faire un disque sans valeur, commerciale et symbolique. Ce n’est plus important de faire un disque, alors que c’est toujours important de faire un concert.

Vous avez commencé la musique avant Internet, avant la dématérialisation…

Ce qui est génial, c’est qu’on a connu la grande époque, les grands studios, les magasins de disques, les gens qui attendent la sortie d’un disque… On a connu les deux mondes, et on est heureux d’avoir connu le premier. Après, le rôle d’un musicien, ce n’est pas de faire des disques, c’est de faire de la musique géniale. Le disque c’est un épiphénomène dans l’histoire de l’humanité. Il y avait de la super musique avant le disque, et il y en aura après. On adore Ravel, Debussy, Messiaen, ils datent d’avant le disque. Donc ça ne nous perturbe pas plus que ça. J’étais à Venise l’autre jour, j’ai vu des tableaux de la Renaissance. Les gens ne peignent plus comme ça aujourd’hui. Les gens n’enregistreront plus de disques comme Stevie Wonder ou les Beatles, ça correspond à la période des studios, des producteurs, des micros… Dark Side Of The Moon de Pink Floyd, ça n’arrivera plus jamais dans l’histoire de l’humanité. C’est la vie, l’évolution. Il faut aller de l’avant, ne pas pleurer sur les décombres d’un monde qui a connu son apogée.

Jean-Benoît : ce n’est pas dit qu’internet va durer. Ça va encore changer. Peut-être que dans 20 ans il y aura un autre système de communication.

Nicolas : le streaming a balayé la vente de disques, mais quelque chose balaiera le streaming. En tout cas, ce n’est pas le système de commercialisation de la musique qui définit la qualité de la musique. C’est l’âme des artistes. Si un David Bowie apparaît demain, peut-être qu’il ne fera pas de musique, il fera autre chose. La musique a joué un rôle dans la société, elle ne l’a plus aujourd’hui. Il n’y aura plus de groupes comme les Beatles, parce que ce n’est pas ça dont le monde a besoin.

Jean-Benoît : Internet, c’est du partage de données, c’est relatif à l’information. Ce n’est pas de l’art, internet. On dit qu’internet a tué le disque. Non, les gens écoutent la musique sur leur ordi comme pour vérifier un truc, mais ce n’est pas là qu’ils kiffent la musique. Internet, ça a juste détruit le support du CD, devenu obsolète. Le défaut d’internet, c’est que ça place tout au même niveau, les trucs amateurs et professionnels. Un mec qui fait un morceau dans sa chambre avec son ordi, il a quasiment la même chance d’exposition qu’un mec en studio. Ça peut être bien, mais ça noie l’information. Je pense que bientôt, on va passer à l’expérience 3D, spatialisée. Ce ne sont pas les gens qui vont se téléporter, mais les lieux. Ce sera la fin des écrans.

Bref, vous n’êtes pas prêts de refaire un album de Air…

Non.

Nicolas : pour toutes ces raisons, ce n’est pas une perspective réjouissante. On remet la machine en route. On a eu envie de faire une pause, c’est humain. Remettre en marche une machine comme Air, c’est déjà énormément d’énergie. On commence juste à voir ce que ça donne. Les premiers essais sont concluants. J’ai envie de sécuriser les concerts, de caler les choses, d’arriver à un bon niveau. Après je pourrai réfléchir au reste.

Jean-Benoît : jusqu’à fin 2016, c’est ce qui nous occupe.

Vous aimez quoi dans la pop au sens très large d’aujourd’hui ?

On a kiffé le concert de Tame Impala. On adore Arka, Oneohtrix Point Never. Je suis allé au concert de Suuns, un son incroyable. Moodoïd, super groupe. Connan Mockasin aussi. Flavien Berger, les artistes de Pan European sont supers. Il y a plein de trucs géniaux, peut-être plus maintenant qu’à notre époque.

Sortie du double best-of, Twentyears, le 10 juin.

Concerts Le 2 juin à Barcelone (Primavera Sound), le 4 juin à Nîmes (This Is Not A Love Song), le 5 juin à Paris (We Love Green), le 1er juillet à Montreux (Montreux Jazz Festival), le 2 juillet à Belfort (Eurockéennes)…

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De Kraftwerk à Squarepusher, notre playlist spéciale robots

Daft Punk (photo Carlo Allegri/Reuters)

Robots, machines, ordinateurs : ils peuplent l’histoire du rock et de l’electro depuis pas loin de quarante ans. Kraftwerk avait senti le truc venir en esquissant les contours d’un monde artificiel et désincarné, sans pour autant perdre de vue le génie créatif qui reste (encore) le propre de l’homme. Après ça, moult groupes se sont emparé de la thématique, jusqu’à collaborer avec des robots directement – c’est le cas de Squarepusher en 2013, avec une vidéo qui a beaucoup tourné depuis.

Et si on a évidemment un peu triché (Daniel Avery, par exemple, ne parle pas vraiment de drones dans Drone Logic), la sélection qui suit rassemble celles et ceux qui ont approché de près ou de loin, de par leur nom ou à travers une seule chanson, le monde en expansion de la technologie. Forcément, on y retrouve Daft Punk et Shit Robot, mais aussi Parquet Courts, Darkstar ou encore Patrick Watson.

Capture d’écran 2016-06-01 à 14.40.21Une playlist bricolée à l’occasion du n°1070 des Inrockuptibles, où l’on ne vous parle pas seulement de Game of Thrones. Un dossier high-tech revient sur une question qu’il faut commencer à se poser : les robots sont-ils des êtres sensibles? On essaye d’y répondre en interrogeant la fiction et l’état actuel de la robotique, et en discutant avec un membre de la communauté robot, à savoir Pepper, un humanoïde à la délicatesse toute particulière. Pour les amateurs de shopping de pointe, on a même concocté une petite sélection de produits futuristes. La playlist ci-dessous est le bonus musical qui manquait.

Tracklist

01. Squarepusher × Z-Machines
02. Kraftwerk The Robots
03. Patrick Watson Love Songs For Robots
04. Parquet Courts Pretty Machines
05. Daft Punk Robot Rock
06. Shit Robot Losing My Patience
07. Damon Albarn Everyday Robots
08. Jackson and His Computerband Dead Living Things
09. Radiohead Paranoid Android
10. Etienne de Crécy We, Computers
11. Novah Robot
12. Daniel Avery Drone Logic
13. Pethrol Robotic Narcissus
14. The Prodigy Android
15. Robots Don’t Sleep Trouble
16. Darkstar Aidy’s Girl’s A Computer
17. Le Vasco Easy Online
18. Robot Caca J’ai fait caca
19. Beastie Boys Intergalactic
20. Marina and The Diamonds I Am Not A Robot
21. Christophe Drone
22. Bonus

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Calogero : son album "Les Feux d'artifice" franchit le cap des 700.000 ventes

Calogero : son album "Les Feux d'artifice" franchit le cap des 700.000 ventesPrès de deux ans après la sortie des "Feux d'artifices", Calogero affiche une constance impressionnante. Son sixième album compte désormais 700.000 fans au compteur !

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Les dix concerts à ne pas manquer au festival This Is Not A Love Song

Dilly Dally

Chers nostalgiques du grunge, Dilly Dally est là pour raviver vos souvenirs et redonner au genre des couleurs contemporaines. Le groupe originaire de Toronto est mené par une fille à la voix éraillée, qui chante des chansons tristes en distordant sa guitare, et c’est très chouette. Voilà.

Ty Segall

Stakhanoviste semble être le meilleur adjectif que l’on pourrait apposer à Ty Segall. L’homme est à juste titre l’une des têtes d’affiche du TINALS, et son live s’annonce aussi riche en mini-tubes que détonnant.

Declan McKenna

Seule l’Angleterre peut produire de (très) jeunes songwriters, comme McKenna. Auteur d’un réquisitoire contre la FIFA avec Brazil, et de bien d’autres mini-tubes, le Britannique surdoué joue seul sur scène et enchaine les petits hymnes pop. Assurément un bel espoir.

Battles

Le groupe de math-rock fait partie des meilleurs en la matière ; c’est donc avec une excitation non contenue qu’on attend leur live. Ils devraient y jouer, en plus des classiques Atlas ou Tonto, quelques morceaux tirés de leur dernier album en date, La Di Da Di. Et connaissant la virtuosité de ces musiciens, ce concert s’annonce déjà exceptionnel.

Parcels

L’une des révélations de cette année 2016 s’appelle Parcels. Elle concerne un groupe d’Australiens de Berlin, et une pop teintée de funk qui ne s’apprécie jamais autant qu’en live. Soyez certains qu’on ira voir ce qu’ils donnent sur scène, tant le groupe se place comme un bel espoir.

LUH

Peut-être devrions-nous arrêter de qualifier Ellery Roberts d’ “ex-chanteur de WU LYF“. Le musicien a en tout cas formé un duo avec Ebony Hoorns, et ainsi délivré un superbe recueil d’hymnes au romantisme ; un album aussi contemporain qu’intemporel.

Queztal Snakes

Le TINALS étant aussi l’occasion de se pencher sur la scène sudiste, nous irons à coups sûrs voir les Queztal Snakes, groupe marseillais qui joue du psyché teinté de punk, ou bien du shoegaze parsemé de garage, on ne sait pas trop. Qui fait de la très chouette musique, en tout cas.

Robert Forster

L’ancien membre des Go-Betweens honorera Nîmes de sa présence, et délivrera quelques extraits de ses cinq albums solo. Multipliez ce dernier chiffre par 10, vous aurez une idée du nombre de beaux morceau qui seront susceptibles d’être joués ce soir là. Et une bonne raison de ne pas manquer ce concert.

Girl Band

C’est assurément l’un des groupes de rock les plus intéressants de ces dernières années. On croise les doigts pour que Girl Band n’annule pas son live au TINALS, mais une chose est sûre : si nos vœux se réalisent, on sera dans le public, à suer et danser avec le groupe britannique.

Beach House

Détesté par certains, adulé par d’autres, Beach House est un groupe qui fait de la vraie belle musique et a écrit de superbes chansons. Depression Cherry et Thank You Lucky Stars, leurs deux derniers albums, qui sont sortis à quelques jours d’intervalle, en sont la preuve.

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Zazie va-t-elle quitter "The Voice" ?

Zazie va-t-elle quitter "The Voice" ?L'incertitude plane sur la prochaine saison de "The Voice". Alors que Florent Pagny a annoncé son envie de quitter le fauteuil de coach d'ici deux ans, Zazie sème le trouble en interview : "Je dirais plutôt non aujourd'hui".

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Rencontre avec Point G, à l’affiche de la soirée Villa Schweppes BPM à Lyon

Vous jouerez au Villa Schweppes BPM avec Pedro Winter (Busy P)…
J’adore Pedro. Je l’ai rencontré en 1992 quand j’étais un jeune DJ, on a fait les soirées Hype au Folie’s Pigalle ensemble, avec Cyril Etienne des Rosaies (DJ Deep). Ensuite, on s’est barrés au Fumoir du Palace, avant les soirées Respect, quand la French Touch a émergé.

Vous ne jouerez que vos morceaux ou il y aura aussi une partie DJ-set ?
Je ne joue que ce que je fais mais je ne suis pas comme certains à amener toutes mes machines car ma musique est très orientée vers les samples. Je les mélange donc à des stems et j’en fais une espèce de pot pourri, même si de temps en temps il y a des petits clins d’œil à d’autres artistes.

Vous n’êtes pas du genre à faire votre live dans votre coin : le partage avec le public est-il essentiel pour vous ?
Faire sa musique dans son coin, on en a besoin. C’est ce qui crée ta personnalité. Il y a juste l’art et la manière d’emmener des gens dans ton univers. On entend certains passionnés de musique parler du soundsystem, de l’accueil, du bar, de l’endroit, parce que c’est tout ça qui te met dans l’ambiance. Il n’y a pas que le DJ qui te fait passer une bonne soirée.

Est-ce que vous faites entrer les gens progressivement dans cette ambiance ?
Non, je suis dans quelque chose d’explosif : le live veut ça parce que ça dure à peine plus d’une heure. Si je fais un DJ set, c’est une autre histoire, ça passe par des transitions. Ce qui est sympa quand tu commences à faire des mix c’est de passer tel morceau parce que tu sais que trois disques plus tard, c’est tel autre qui va arriver.

Vous avez eu de nombreux pseudonymes au cours de votre carrière, dont Point G et DJ Grégory : pourquoi cette démarche ?
Quand j’étais très jeune, je n’étais pas forcément fier de ce que je faisais,
j’avais besoin de maîtriser mon sujet. Avoir plein de pseudonymes était un peu une manière de se cacher. Et d’un autre côté, on était tous fascinés par les noms que portaient certains artistes américains, qui donnaient une couleur différente à chacun de leurs projets.

La réédition de votre titre Underwater a relancé le projet Point G. Vous avez été surpris du succès rencontré ?
Les premiers morceaux datent environ de mes 22 ans. Je terminais mes études, je ne savais pas quoi faire dans la vie et sortais tout le temps. Le premier maxi de Point G date de 1996, ça s’est fait un peu comme une rigolade au début. Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce projet refasse surface. Jusqu’en 2012, Point G n’intéressait personne. C’est avec le revival des nineties que les gens sont allés chercher des disques et sont tombés
sur mes beats très analogiques. Comme aujourd’hui tout est en digital, ils ont senti une connexion avec le projet, et c’est ça qui a justifié sa relance.

A votre avis, quelles sont les attentes de la nouvelle génération ?Nous les « vieux », on vient d’une période où la house et la techno étaient une urgence sociale. On ne voyait pas le DJ et la musique se voulait très confidentielle. Aujourd’hui, tout ça s’est aseptisé et on a envie d’y trouver autre chose. Internet et les portables ont pris le dessus et ont modifié les perceptions. On est maintenant dans l’individualité et l’image. Mais ce qu’il se passe en ce moment, c’est comme si je l’attendais dans mon fort intérieur depuis des années. Il y a une perception de la musique qui se veut beaucoup plus contemplative.

Quels sont les producteurs qui vous influencent le plus actuellement ?
J’essaie de ne plus être influencé et de garder mes jardins secrets. Mais évidemment, certains mentors restent encore pour moi des maestros, comme Lil Louis, Masters At Work, Mood II Swing, Murk… Collaborer avec Masters At Work, c’était la meilleure des reconnaissances.

Des conseils à donner aux participants du concours Villa Schweppes BPM ?
Absolument aucun. J’ai eu un parcours comme tout le monde : quand tu es jeune, tu vas en boîte de nuit et tu passes du bon temps. J’ai aperçu quelques titres en 1987 et ça a commencé à me travailler. Je suis beaucoup allé à New York mais j’ai été un très mauvais DJ pendant des années.
Je me suis entraîné seul dans ma chambre pendant tout ce temps, sans prendre de raccourcis.

Comment voyez-vous ce nouveau phénomène des « bedroom producers » ?
Il y aura toujours un nouveau pour te mettre une claque avec trois bouts de ficelles. Au début des années 90, j’ai rencontré Daniel Wang. Il avait des tout petits synthés, boîte à rythme et séquenceur. Il a fait toutes les premières sorties sur Balihu Records avec : ce sont des classiques. Donc « bedroom », dans les toilettes ou la cuisine, peu importe, tout ça c’est très bien ! Il y a des disques de Blaze sur Simplex, la chanteuse chante littéralement dans une salle de bain, et tu entends la réverbération du carreau. Ça donne un certain charme.

Comment se profile l’année 2016 ?
Je viens de sortir un triple pack vinyles de versions remixées que j’ai faites moi-même, pour accompagner la sortie digitale de Point G Live Season 1. Le triple pack sortira aussi en digital cet été. Je jouerai plusieurs de ces nouvelles versions, et sept nouveaux tracks que je suis en train de terminer, durant le live du Villa Schweppes BPM.

Point G Live Season 1, disponible sur iTunes et Beatport.

Villa Schweppes BPM, le 9 juin au Sucre avec Point G, Busy P, KUB et MA/JI.
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Vidéos : les Strokes ont joué leur nouvel EP en live, pour la première fois

Alors que Future Present Past est sorti en début de semaine, le groupe mené par Julian Casablancas a joué les chansons tirées de cet EP en live, à l’occasion d’un concert donné au Capitol Theatre. Si la qualité des vidéos reste un peu à désirer, ces posts Instagram ne peuvent que nous donner envie d’entendre Oblivius, Drag Queen et Threat Of Joy sur scène un de ces jours. Patience.

#thestrokes #oblivius #capitoltheatre

Une vidéo publiée par Eric Yun (@ericyun21) le 31 Mai 2016 à 20h23 PDT

way too fresh // “it was a bunch of *professional writers*. we hardly went into the studio at all.” // @thestrokes #thestrokes

Une vidéo publiée par @letmevhsyou le 31 Mai 2016 à 20h24 PDT

FRICKIN’ DRAG QUEEN

Une vidéo publiée par megan schaller (@megxxn) le 31 Mai 2016 à 21h11 PDT

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Booba accusé d'homophobie dans "TPMP", le rappeur se défend (VIDEO)

Booba accusé d'homophobie dans "TPMP", le rappeur se défend (VIDEO)Invité hier de l'émission "Touche pas à mon poste", Booba a dû répondre aux accusations d'homophobie de la part du chroniqueur Matthieu Delormeau, évoquant une phrase d'un de ses textes. Le rappeur s'est défendu, expliquant qu'il s'agissait d'une métaphore. "Si c'est pour dire des conneries, vaut mieux rien dire".

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Au début des années 80, l’indie-pop s’écrivait aussi au féminin

Les Dolly Mixture

“Ce disque est dédié à toutes celles et ceux qui ont déjà envoyé une démo à une maison de disques.” Cette phrase, on la trouvait à l’arrière de la pochette d’un des deux 45tours de The Kamikaze Pilots publiés en 1985 sur le label Lowther. Le single en question, c’est Sharon Signs To Cherry Red, celui qui ouvre et donne son nom à la dernière compilation du label londonien Cherry Red (Sharon Signs To Cherry Red – Independent Women 1979-1985), qui revient en cinquante-cinq morceaux sur cette génération de musiciennes qui, à l’aube des eighties, n’ont trouvé soutien qu’auprès de John Peel et de quelques journalistes aux aguets du NME : Ingrid, Marine Girls (premier groupe de Tracey Thorn d’Everything But The Girl), The Avocados (formé par Etta Saunders, future membre des 49 Americans) ou Eleanor Rigby.

“On vivait généralement avec peu d’argent”, restitue aujourd’hui Debsey Wykes, chanteuse et bassiste de Dolly Mixture (un groupe proche, esthétiquement et amicalement, des Damned). “On était très jeunes lorsqu’on a commencé le groupe, donc on vivait encore chez nos parents et on se contentait des vingt dollars que l’on gagnait par semaine. L’important, en fin de compte, ce n’était pas l’argent, mais la possibilité d’effectuer d’autres concerts, d’enregistrer quelques singles.”

“Financer l’album d’un groupe entièrement féminin semblait inconcevable.”

Problème : il est quasiment impossible pour tous ces groupes, surgis en pleine alternance politique, entre la fin du travailliste James Callaghan et les premières années de Margaret Thatcher, de publier leurs productions sur autre chose qu’un obscur label indépendant souvent éphémère.

“Il y avait quelques labels de renom qui voulaient nous signe”r, poursuit Debsey Wykes, “mais c’était à condition d’utiliser des musiciens de studio pour rendre notre musique plus propre. Produire un groupe avec une chanteuse, ça leur convenait, mais financer l’album d’un groupe entièrement féminin semblait inconcevable.”

La vérité, c’est que Dolly Mixture, The Mod-Dettes, April And The Fools et les autres étaient sans doute trop singulières pour leur époque. Des groupes trop bruts et fulgurants pour le grand public, pas assez austères et boudeurs pour coller avec l’image de l’indie-pop, tous militaient pour une pop au réalisme sentimental acerbe, une musique primitive, sans fioritures, à la croisée du revival mod et du post-punk qui frappe juste, séduit sauvagement et refuse toute velléités politiques. Si Debsey Wykes rougit lorsqu’on lui suggère qu’elle et ses contemporaines ont en quelques sortes amorcé l’explosion des Riot Grrrls, elle refuse pour autant de se considérer comme une militante.

“Ça ne fait aucun doute que nous avons grandement bénéficié de l’arrivée du punk, qui nous a permis de nous ouvrir sur autre monde et de comprendre qu’il était possible de produire la musique que l’on voulait, mais on ne s’est jamais considérée, dans notre cas, comme des artistes engagées. Ni des féministes. Certes, on ne se laissait pas manipuler. Certes, on a refusé de participer à une campagne visant à promouvoir la dernière voiture de Renault, mais ça n’allait pas plus loin. On n’avait pas spécialement de colère ou de rage en nous. C’était plus de l’excitation, l’envie de participer au changement du monde.”

Le vague à l’âme

Tracy (protégée de Paul Weller), Vivien Goldman (produite par John Lydon) ou Margox (“Reine de Liverpool”, selon Malcolm McLaren) n’ont peut-être pas changé le monde, mais, avec leurs mélodies séduisantes, leurs compétences musicales assez sommaires et une certaine aisance à sautiller constamment entre naïveté et sophistication, séduction et fébrilité, mélancolie et hébétude, ont indéniablement contribué à le rendre plus beau, plus agréable.

Sur Sharon Signs To Cherry Red…, on trouve ainsi des hommages aux grandes figures de la pop (Debbie Harry de Family Fodder), des hymnes à faire jalouser les Temptations (If That’s What You Want de Mari Wilson & Imaginations), des refrains à la finesse d’écriture évidente (Teenage Kicks de Dawn Chorus And Blue Tits) et des considérations maussades (I Never Knew de The Avocados, sorte de version féminine de Morrissey). Bref, “des gens ordinaires qui jouent une musique extraordinaire“, comme disait Kim Gordon au sujet des Raincoats, grande prêtresse de cette pop à l’amateurisme réjouissant.

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Adele gronde une fan qui filme son concert

Adele gronde une fan qui filme son concertMUSIQUE - C'est loin d'être la première fois que la chanteuse Adele s'adresse à son public en plein concert. Lors de sa performance à Vérone, pourtant, il ne s'est pas agi pas de parler avec humour de l'allaitement maternel, mais plutôt de partir en guerre contre une pratique qui l'exaspère: filmer un concert avec son téléphone au lieu de le vivre pleinement.

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La pop sud-coréenne en vedette à Bercy et au Midem de Cannes

La pop sud-coréenne en vedette à Bercy et au Midem de CannesLa musique pop et la culture sud-coréenne sont à l'honneur cette semaine en France avec un "festival" d'un jour jeudi à Bercy (rebaptisé AccorHôtels Arena), à Paris, et une soirée dans le cadre du Midem, le marché international de la musique, vendredi à Cannes.

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Après Cologne, des agressions sexuelles en série à Darmstadt

BERLIN (Reuters) - Les procureurs allemands ont fait savoir mercredi qu'ils enquêtaient sur des accusations d'agression sexuelle contre 26 femmes lors d'un festival organisé le week-end dernier à Darmstadt, dans l'ouest du pays. Trois hommes d'origine pakistanaise ont été arrêtés par la police. "Ces femmes disent avoir été encerclées par des petits groupes d'hommes qui se sont livrés à des attouchements déplacés", a dit un porte-parole de la police. Sur les 26 cas signalés, 14 ont pour l'instant donné lieu à un dépôt de plainte.…

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"Notre Dame de Paris" : Hiba Tawaji ("The Voice") devient Esmeralda

"Notre Dame de Paris" : Hiba Tawaji ("The Voice") devient EsmeraldaLe casting de "Notre Dame de Paris", pour son retour sur scène au Palais des Congrès en novembre prochain, se dévoile. Et c'est d'ailleurs une ancienne candidate phare de "The Voice" qui reprendra le rôle d'Esmeralda, joué par Hélène Ségara à l'origine. Qui donc ? Hiba Tawaji !

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"Je ne sais pas" : Vincent Niclo revient avec Pascal Obispo sur une ballade épique

"Je ne sais pas" : Vincent Niclo revient avec Pascal Obispo sur une ballade épiqueVincent Niclo publiera son nouvel album "5.O" en septembre prochain. En attendant, le crooner dévoile le premier extrait "Je ne sais pas", composé par Pascal Obispo et écrit par Lionel Florence. Ecoutez cette ballade déchirante sur Pure Charts !

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PHOTO Jackson Rathbone (Jasper dans Twilight) est devenu papa

PHOTO Jackson Rathbone (Jasper dans Twilight) est devenu papaL'acteur de Twilight est papa, sa femme a donné naissance à une petite fille. Le couple a décidé de rendre hommage à deux géants de la chanson avec le choix du prénom. 

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