Actu musique

31 mai 2016

Plus belle la vie : que se passe-t-il dans l'épisode du mercredi 1er juin ?

Plus belle la vie : que se passe-t-il dans l'épisode du mercredi 1er juin ?Face à l'évidence que révèle la vidéo du maître chanteur, Samia ne peut plus nier. C'est bien elle qui a tiré sur Sardan ! Pendant ce temps, Benoît surmonte son histoire d'amour tragique dans la douleur. 

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Mai : les coups de coeur de la rédaction avec Justin Timberlake, Céline Dion, Kygo

Mai : les coups de coeur de la rédaction avec Justin Timberlake, Céline Dion, KygoLe mois de mai est synonyme de premiers tubes de l'été ! Réchauffez-nous et préparez vos vacances avec la playlist Pure Charts des 10 titres les plus hot du moment. Au programme : Justin Timberlake, Clean Bandit, Céline Dion, CHVRCHES, OneRepublic, Shakira…

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Le guitariste de Surfer Blood est décédé

gofundme.com

C’est après une longue bataille contre le cancer que Thomas Fekete, guitariste du groupe américain Surfer Blood, s’est éteint à l’âge de 27 ans. Présent depuis les débuts du groupe en 2009, il avait dû le quitter l’an dernier afin de commencer son traitement.

C’est sur le site GoFundMe que sa femme a annoncé la triste nouvelle, tandis qu’à son tour, le groupe lui a également rendu très bel hommage sur sa page Facebook.

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JoeyStarr sur «Le Divan» de Fogiel: «Je suis en colère, c'est mon mode d'expression»

JoeyStarr sur «Le Divan» de Fogiel: «Je suis en colère, c'est mon mode d'expression»CONFESSIONS - Le chanteur JoeyStarr revient sur sa vie « pas si facile » pour Marc-Olivier Fogiel : ses accès de colère, ses parents, Kool Shen…

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Une bagarre entre filles éclate au domicile de Drake pendant une fête

Une bagarre entre filles éclate au domicile de Drake pendant une fêteAlors qu’il organisait une soirée à son domicile, une grosse dispute entre plusieurs groupes de filles a éclaté. Le chanteur a dû intervenir avant que ça ne dégénère. 

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Le producteur d'Adele et de Katy Perry en masterclass à St Rémy-de-Provence

Le producteur d'Adele et de Katy Perry en masterclass à St Rémy-de-ProvenceUne masteclass, organisée par "Mix with the Masters" au studio La Fabrique de Saint-Rémy-de-Provence, a attiré des spécialistes du son et de la musique, venus profiter du savoir-faire d'un producteur canadien. Et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit de Greg Wells, producteur de Katy Perry, Adele ou encore Mika…

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Qui pour remplacer Jean-Jacques Goldman aux Enfoirés ? Zazie s'explique !

Qui pour remplacer Jean-Jacques Goldman aux Enfoirés ? Zazie s'explique !Dans une interview accordée à un média belge, Zazie est revenue sur le départ de Jean-Jacques Goldman des Enfoirés et sur la succession du chanteur.

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Top Titres : Céline Dion déloge Justin Timberlake du trône, Slimane réussit son entrée

Top Titres : Céline Dion déloge Justin Timberlake du trône, Slimane réussit son entréeLe retour de Céline Dion était attendu ! La chanteuse prend directement la tête du Top singles français avec "Encore un soir" et supplante Justin Timberlake. Grand gagnant de "The Voice", Slimane ne démérite pas avec son premier single "Paname".

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RedOne prêt à retravailler avec Mylène Farmer : "Elle a de bonnes vibrations"

RedOne prêt à retravailler avec Mylène Farmer : "Elle a de bonnes vibrations"Il y a bientôt six ans, Mylène Farmer faisait appel au producteur RedOne, connu pour ses hits pour Lady Gaga, sur les singles "Oui mais… non" et "Lonely Lisa". Pour Pure Charts, RedOne est revenu sur leur rencontre et l'envie de retravailler pour elle.

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Justice en studio, Cassius de retour : Pedro Winter dévoile les nouveautés de son label Ed Banger

Romain B James

En ce mois de mai, la radio Beats 1 a consacré quatre émissions à Ed Banger records, une première pour un label français : qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Nous bossons avec les équipes d’Apple depuis pas mal de temps maintenant. Notre partenaire, Because Music, à permis de concrétiser cette résidence. Pour le moment Beats 1 est un média très anglo-saxon : Zane Lowe, A-Trak, Pharrell, Dr Dre et Drake sont aux commandes de la programmation musicale. Le challenge de la découverte n’est pas encore au rendez-vous. Metronomy et Pitchfork ont eux aussi pris la parole sur le même principe d’une résidence mensuelle. En créant ce genre de résidence en mode “pop-up”, Beats 1 va dans le bon sens. Je sais qu’ils veulent “européaniser” l’audience. Pour nous c’est une belle vitrine, musicalement nous avons eu carte blanche.

Beats 1 est-elle une radio que vous écoutez régulièrement ? 
J’écoute occasionnellement les shows de Pharrell et Drake. Le fantasme d’un média unique est une erreur. NTS à Londres, Know Wave, Beats in Space et The Lot à New York sont pour moi les haut-parleurs des temps modernes parfaits. Il y a de la place pour tout le monde. La concurrence est une bonne chose pour la musique et la culture.

L’exercice de la carte blanche à la radio vous plait-il ?
Depuis quelques années déjà j’ai opéré un tournant dans ma vie de DJ. Je prends plus de plaisir à jouer deux heures sur les ondes que de jouer dans un festival devant 5000 personnes. J’aime évidement jouer dans les clubs, j’aime la nuit et voir les gens danser. Je regrette quand même le manque de curiosité ou de patience des gens, toujours à attendre qu’untel joue ce titre à tel moment… J’ai 20 ans de métier donc aujourd’hui je me sens enfin libre, comme si j’avais enfin la maturité nécessaire pour pouvoir jouer ce que je veux vraiment. L’étiquette Ed Banger est ma plus grande fierté, mais c’est aussi une marque très forte. Comment expliquer aux kids que celui qui jouait du heavy metal disco et sautait partout en 2007 ai envie aujourd’hui de retrouver une ambiance plus dansante, plus sexy et plus organique ? Mon premier amour est la house new-yorkaise. J’ai acheté mes premiers maxis des Masters at Work en 1995. Même si je ne pouvais pas partager cette passion lorsque je jouais avec Justice et la bande Ed Banger, j’ai toujours eu un attachement profond à cette house culture. Nous avons ce point commun avec DJ Mehdi, Boston Bun et Para One. Entre le projet de Riton et Mehdi, Carte Blanche (2010) et les maxis de Boston Bun (2013), je pense que nous avons relié Ed Banger à cette musique que j’aime tant.

Votre mix débute avec le titre « Lettre à France » de Carte Blanche : avez-vous une dédicace particulière à faire à Michel Polnareff ?
Lettre à France est juste l’intro, mais j’aurais pu appeler mon mix “Lettre de France”, une sorte de carte postale musicale made in France. J’ai essayé de présenter le label en mixant pas mal de nos dernières sorties ainsi que des exclus. Je ne suis pas spécialement fan de Polnareff, ce titre est une reprise de DJ Mehdi et Riton que nous avions sorti sur Ed Banger en 2011.
C’est le titre parfait pour mettre la pression en club, en radio ça me permettait aussi de faire un lancement au micro et de prévenir les auditeurs que ça va chauffer!

Pourquoi avoir sorti ce mix ?
Il me permet de lâcher des exclus avant l’été en espérant que certains des morceaux accompagneront les gens au bord de leur piscine avec un cocktail à la main. Fatima Yamaha a accepté de remixer 2Good4Me de Breakbot alors qu’il refuse toutes les demandes. La rencontre des deux artistes européens les plus funkys est énorme. Fatima Yamaha et son Love Invaders a mis tout le monde d’accord! Il a même gagné la première place du chart Resident Advisor 2015.
Boston Bun m’a offert l’exclu de son nouveau single avec le chanteur anglais Jodie Abacus. Banana est un titre tellement parfait pour l’été.
On est tellement généreux qu’on le file gratuitement sur notre soundcloud!
Le légendaire Carl Craig est venu mixer lors de ma résidence à Londres l’hiver dernier. Depuis pas mal de temps on s’échange des mails.
Il adore Zdar, ils ont d’ailleurs fait un B2B légendaire à XOYO à Londres. Je lui ai envoyé le single de Cassius Go Up. Le lendemain Carl m’envoie cet édit imparable que je partage avec vous dans ce mix. Vous allez aussi découvrir un extrait du prochain album de Mr Oizo.

Découvrez le mix de Busy P en cliquant sur l’image.

Pedro Winter

Que dit d’après vous, votre «lettre » ?
Si je devais traduire avec des mots ce que j’ai essayé d’écrire en musique ça donnerait « Lève-toi et danse! »

Vous avez beaucoup voyagé avec Ed Banger, en France et à l’étranger : quelle image possède pour vous le label à l’international ?
Nous représentons un courant musical qui a bougé les lignes depuis le milieu des années 90, grâce à Daft Punk. La France est enfin devenu un acteur majeur de la pop culture. Comment notre petit pays a réussi à s’imposer dans les charts tout en se ré-appropriant un courant musical naissant, la musique électronique ? Nous avons donc l’image d’un label novateur, excitant et artistiquement constant : c’est une responsabilité et un honneur. En revanche, il est important aujourd’hui de laisser l’histoire s’écrire avec les jeunes labels et artistes français. On ne peut pas tout le temps les rattacher à l’héritage de la French touch. Il y a déjà eu plusieurs vagues -1996-2001-2006- je pense qu’il est temps de couper le cordon. A eux d’écrire la suite.

Sur ce mix, vous dévoilez de nombreuses exclusivités : en tant que directeur de label, avez-vous une certaine appréhension en découvrant les nouveaux morceaux de vos artistes ? Avez-vous peur aussi de la réaction du public à l’écoute des titres ?
C’est la clé de notre métier, l’excitation de découvrir avant les autres ce que nos artistes ont produit en studio. Le bonheur de donner des conseils, celui d’être écouté ou pas, prendre des risques, choisir tel titre plutôt que celui-ci… Je n’ai pas peur de la réaction du public car je crois en mes artistes et en mes choix. Sur le label on parle souvent des locomotives Justice, Mr Oizo et Breakbot. Mais on parle trop peu des albums de Feadz, Mr Flash ou Mickey Moonlight que j’ai adoré produire. Le manque d’intérêt pourrait me faire douter, mais non, ces disques complètent notre puzzle. Sans ces expérimentations, nous ne sommes rien.

Avez-vous été content de l’accueil qui a été réservé cette année au nouvel album de Breakbot et au nouveau single de Cassius ?
Il y a énormément d’amour autour de Breakbot. C’est une joie de bosser sur ce disque. Thibaut et Irfane ont un capital sympathie qui dépasse la moyenne. Leur musique colle parfaitement à leur image et à ce qu’ils dégagent. Ils sont actuellement en tournée aux États-Unis et s’apprêtent à tourner tout l’été dans les festivals européens. Cassius est de retour avec un disque incroyable! Les Talking Heads rencontrent Fela à Détroit et s’envolent pour Ibiza : )

Dans votre mix, on retrouve aussi deux nouvelles signatures du label, Fulgeance et Borussia : comment les avez-vous découverts ?
Fulgeance vient de Caen, il se passe des trucs super excitants là-bas. L’air Normand a du bon! Je suis ses aventures musicales depuis longtemps. C’est un artiste ultra productif, il a quelques soucis de schizophrénie il sort 12 projets en même temps…Je lui ai proposé de sortir un disque chez nous, c’était un one shot, mais j’espère qu’on se croisera encore musicalement.
Borussia est un jeune producteur parisien que j’ai découvert lors d’une soirée au Nouveau Casino. J’ai ensuite fouillé sur soundcloud et découvert sa musique. Nous avons déjà un deuxième maxi en prévision sur le label. Il est jeune et a son univers, un son et de l’humour, tout pour en faire un des artistes à suivre sur Ed Banger.

Vous avez récemment fêté les 13 ans du label : quel est le bilan pour vous ? Le chiffre 13 vous porte-t-il bonheur ?
Je ne suis pas superstitieux, donc oui 13 ans c’est un joli chiffre. Si certains pensent que nous nous sommes endormi ces derniers années c’est qu’ils ne sont pas très attentifs. La vie d’un label c’est comme dans la vraie vie, des hauts, des bas. En 2011 on était K.O et personnellement effondré par la disparition de Mehdi. Il est vrai que nous avons commencé fort en 2003. La pression d’être toujours leader ne m’a jamais motivé. J’aime participer à une dynamique commune de la scène française. Disons qu’entre 2013 et 2015 on était en vitesse de croisière, on a sorti des choses qui n’ont pas retenu l’attention. Je sens que les choses bougent à nouveau, on a plein de disques en préparation, hâte de vous dévoiler tout ça.

Comment s’annonce l’été pour Ed Banger ? Et la suite de l’année ?
L’été s’annonce chargé ! En studio pour Xavier et Gaspard de Justice. Il n’y a pas vraiment de deadline pour finir le troisième album. On ne marche pas au planning ici. Bref ils bossent dur, on parlera date de sortie une fois le disque fini. Pareil pour Sebastian, il a bossé sur pas mal de projets comme producteur, il se concentre maintenant sur son deuxième album.
Sur la route pour Breakbot, Cassius et Mr Oizo, les festivaliers européens danseront au son de la famille Ed Banger garce à eux.
Me concernant, je fais une vingtaine de dates dont la clôture de Sonar by Day à Barcelone le 18 Juin avec Para One et Boston Bun. Un set de deux heures en plein air devant 6000 personnes, j’irai me faire quelques petites tranches de Bellota avant de monter sur scène. Niveau sortie on prépare un nouvel album de Mr Oizo, All Wet.

Vous finissez sur un remix de Prince : quelle influence a eu l’artiste sur votre carrière et vos goûts musicaux ?
J’ai découvert Prince quand j’avais 13 ans, un age où tu commences à faire tes propres choix. Alphabet St était mon disque de chevet. Le CD avec une seule piste me rendait fou! Les puristes vont me haïr mais j’adore aussi Batdance. A coup de snare il a été un métronome, un guide, il a façonné mes oreilles, il m’a fait aimer le rythme.

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Ces célébrités sont aussi des muses d'artistes ! (38 PHOTOS)

Ces célébrités sont aussi des muses d'artistes ! (38 PHOTOS)Elles ont marqué le cinéma, la musique, la mode et l'art, des générations de fans… mais aussi les artistes eux-mêmes ! Au point que certains en ont fait leur muse. Brigitte Bardot, Audrey Hepburn, Claudia Schiffer… Focus sur ces femmes qui sont à la fois des stars et des muses. 

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“Lee Scratch Perry’s Vision of Paradise”, le nouveau film de Volker Schaner

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Il a fallu quinze ans à Volker Schaner pour achever ce film sur le grand sachem du reggae et du dub. Quinze années au cours desquelles, de la Jamaïque où est né Lee Perry à la Suisse où il vit, en passant par son royaume spirituel, l’Ethiopie, le réalisateur allemand a rassemblé une somme colossale d’images et de témoignages. S’attendant au plus exhaustif des documentaires sur l’une des sources essentielles de la musique jamaïcaine, on se retrouve embarqué dans un voyage mystico-onirique parsemé de jolies animations, à suivre les méandres de la tête farfelue du Salvador Dalí rasta. Un trip dont on sort heureux et léger comme un enfant qui aurait vu Merlin l’Enchanteur dans son atelier, un Merlin à barbe et cheveux rouges, aux chapeaux délirants, au bagout frappadingue qui fait de la magie avec un peu tout et n’importe quoi, des mots, des pots de peinture et, bien sûr, de la musique.

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Slimane ("The Voice") : son premier album sortira le 8 juillet

Slimane ("The Voice") : son premier album sortira le 8 juilletSlimane ne perd pas de temps ! Deux semaines après sa victoire dans "The Voice", le chanteur a déjà lancé son premier single "Paname" et annonce désormais la date de sortie de son premier album : rendez-vous le 8 juillet.

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Surprise ! M Pokora envoie des sms à Estelle Denis en pleine émission (vidéo)

Surprise ! M Pokora envoie des sms à Estelle Denis en pleine émission (vidéo)En pleine animation de Touche pas à mon sport, Estelle Denis a reçu un SMS de M Pokora. Le chanteur, fan de foot, a donné son avis sur les joueurs sélectionnés pour certains matches.

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L’impressionnante programmation du festival Glastonbury enfin dévoilée

Si certains noms (Grimes, LCD Soundsystem, Pj Harvey…) avaient déjà été révélés en mars dernier, c’est seulement depuis ce matin que nous connaissons la programmation complète ainsi que les horaires de chacunes des nombreuses scènes du festival anglais Glastonbury. Viennent donc s’ajouter à la longue liste des artistes confirmés Damon Albarn, Tame Impala, Shura, Half Moon Run, Mbongwana Star ou encore Christine And The Queens, qui semble étendre sa fanbase au delà des frontières un peu plus chaque jour.

The full #Glastonbury2016 line-up poster is here! Get full day / set times info at https://t.co/KX0wOkaITk pic.twitter.com/BnRl8JcoJE

— Glastonbury Festival (@GlastoFest) May 31, 2016

Comme à son habitude, le festival investira le sud de l’Angleterre durant quatre jours (du 22 au 26 juin), rassemblant une foule toujours plus nombreuse et éclectique, prête à profiter de l’impressionnante palette d’artistes que renferme la programmation.

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Quand Fuzati enseigne sa science de l’écriture à Normale Sup

Jeudi à 18h, la salle Dussane était bondée. Plus d’une centaine d’étudiants de Normale Sup, et quelques curieux étaient rassemblés pour écouter la bonne parole de Fuzati. Le rappeur, masque sur le visage et casquette sur la tête, participait à une nouvelle session de “La Plume et le Bitume”, une série de conférences, auxquelles Vîrus, Lino, Kohndo et Casey ont déjà participé.

Interrogé sur son intention de se faire publier, comme il l’annonce dans son titre Corbillard: “De toutes façon, bientôt j’arrête… On s’reverra chez un libraire” , Fuzati regrette d’emblée la hiérarchisation des genres: “Oui, j’écris des poèmes et des nouvelles comme un ado boutonneux, mais ça ne veut rien dire. Il y a des écrivains qui font de très mauvais romans, et des rappeurs qui écrivent de très bons lyrics.  On ne peut pas hiérachiser les arts, seule la qualité du texte compte“.

“J’ai du perdre plusieurs centaines de punchlines”

Benoît Dufaut, l’un des organisateurs le questionne sur sa technique d’écriture:  “Je ne peux pas me mettre devant une feuille blanche” raconte, Fuzati :

“C’est impossible, je n’arrive à rien. Je trouve des punchlines, et je les mémorise pour les noter plus tard. Bon en réalité je les oublie très souvent, j’ai du perdre plusieurs centaines de punchlines comme ça…. Ensuite quand je dois écrire un texte, je les ressors et les regroupe selon le thème de l’album. Le texte doit rester ludique. Je déteste ce que j’appelle le ‘rap dissertation’, où tout est très écrit, où on file le thème. Je préfère avoir une écriture dense en punchlines, quelque chose de très imagé”.

Interrogé sur son rapport à la littérature, le rappeur du Klub des loosers réfute la comparaison avec Michel Houellebecq “j’essaie toujours laisser une porte ouverte. Chez Houellebecq, tout est foutu” et cite l’écrivain italien Dino Buzzati, notamment Un amour et Le Désert des Tartares qui lui rappelle “l’adolescence à Versailles, où il ne se passait rien“. “Il excelle dans la description du rien, du vide“, explique Fuzati.

Le maître de la désacralisation

Pourtant, raconte-t-il avec humour, “on ne referme pas un livre en se disant “ah c’était bien, ça m’a bien inspiré, je vais pouvoir écrire”. Résultat: “Quand on me demande de citer mes influences, c’est très compliqué, tout peut m’inspirer, que ce soit une vanne, une discussion…”

Emmanuelle Carinos, co-organisatrice, insiste sur une figure de style récurrente dans les textes du Klub des Losers, la syllepse soit la confusion du sens figuré et du sens propre, qu’on retrouve par exemple dans “N’y a t-il que dans les crématoriums qu‘on trouve de la chaleur humaine ?” dans Le manège des vanités ou dans L’animal: “nous sommes de la mauvaise viande, difficile d’être tendre“.

C’est la figure de style du double sens, de la désacralisation, note Emmanelle Carinos, notamment de l’amour, des enfants, de l’adolescence. “Désacraliser”: un terme qui plait à Fuzati qui évoque “la figure la plus sacrée du rap français: la maman“, qu’il s’est amusée à taillader avec des punchlines comme “Dans le hip-hop une règle est de n’pas dire du mal des prostituées/On ne se moque pas du travail des mamans des MC’s français” ou “Au commencement ton père avait la gaule ta maman n’a pas dit non”.

“L’impression de me branler”

Le rappeur refuse à plusieurs reprises d’évoquer en profondeur ses lyrics, en expliquant:

“Je sors ce texte, parce que je le trouve bon, mais ensuite ça ne m’appartient plus. C’est au public d’interpréter. Je n’ai aucun recul sur ce que j’écris. Et je ne peux pas analyser chaque mot, j’aurais trop l’impression de me branler”.

Une spectatrice l’interroge sur la misogynie d’une partie de ses textes. La réponse fuse: “C’est un personnage, le masque est la pour ça, un mec qui se prend des vents, qui est donc énervé contre les filles dans le premier album. C’est un jeune romantique amoureux de l’amour plus que d’une personne; il est surtout misanthrope en général, tout le monde en prend pour son grade hommes comme femmes“.

Même s’il concède quelques traits en commun avec ce personnage, “j’ai très peu d’amis je sors très peu ça c’est pas un personnage, je m’ennuie très vite en société“, Fuzati explique avoir toujours forcé le trait pour le construire “le personnage est beaucoup plus bourgeois que moi. A la fin des années 90,  tout le monde se revendiquait racaille, il fallait être “authentique”, j’ai pris contrepied car je venais de Versailles, mais je ne ne suis pas catholique et je suis issu de la classe moyenne“.

“Je serai très heureux de voir la race humaine disparaître”

Pendant que les questions du public s’enchaînent, Fuzati ne peut s’empêcher de tailler les spectateurs qui l’interrogent: “ce Bonjour de cheftaine que tu viens d’envoyer“, “Certaines choses sont certaines dans la vie: à 40 ans tes seins finiront par tomber” ou “Et ben ils vont être beau tes articles…”  à une étudiante en journalisme qui lui expliquait ne pas lire de romans.

En deux heures de conférence, Fuzati aura laissé filtrer quelques informations, notamment qu’il prépare un nouvel album “mais qui ne sera pas la suite de Vive la vie et la Fin de l’espèce“, qu’il a écrit des textes pour Bertrand Burgalat, mais il “ne sait pas s’il les utilisera“, et qu’il serait “très heureux de voir la race humaine disparaître. Non mais vraiment”. En attendant la conférence est finie, et le mot de la fin est naturellement pour le rappeur: “allez on va rentrer  regarder Game of Thrones“.

Les Inrocks - Musique

Qui est Elisa Parron, la jeune photographe qui monte dans le rap français ?

Tu as la vingtaine à peine entamée mais ton nom revient de plus en plus souvent sur les crédits photos des concerts de rap en France. Tu peux nous expliquer ton parcours ?

Elisa Parron – Je suis née en Suisse. J’ai fait une école d’arts spécialisée dans la photo à Vevey, mais j’ai été obligée d’arrêter au bout de deux ans car je faisais déjà pas mal d’aller-retours sur Paris avec les photos de concerts pour 1995. Au moment où je suis rentrée dans cette école, je voulais faire de la mode. Rapidement, je me suis rendue compte qu’il y avait tellement plus de choses à photographier. Je suis tombée sur des photos de concerts et je me suis dit que ce serait génial d’en faire. 1995 avait une date à Fribourg une semaine après. J’ai contacté la salle et j’y suis allée. Les mecs du groupe ont vu mes photos sur les réseaux sociaux et Fonky Flav’ m’a contactée pour me dire de revenir quand je voulais. C’est un mec super, le premier à m’avoir aidée en me donnant des accréditations ou en mettant mon nom sur la liste de leurs concerts. C’était il y a quatre ans et c’est à ce moment-là que tout a vraiment commencé. J’habitais chez ma mère à l’époque et je payais le train ou le bus pour débarquer dans des festivals paumés, prendre des photos du groupe et repartir. Je me suis débrouillée pour les suivre pendant un an en France, en Suisse et en Belgique. Je ratais l’école, je perdais de l’argent, mais j’ai appris plein de choses.

1383055_950669958361475_962504601295776321_nBooba // Crédit @ Elisa Parron

Tu t’es immédiatement dirigée vers la musique et les photos de concerts ou tu t’intéressais déjà au sport ?

J’étais très souvent à Paris le week-end avec 1995 mais quand ce n’était pas le cas, je suivais la Super League : le championnat de Suisse de foot. J’avais envoyé des mails à plein de clubs pour pouvoir venir shooter un match et c’est le FC Sion qui m’a répondu en premier. Je pense que ce n’était que la deuxième fois que je mettais les pieds dans un stade. J’ai pris l’ambiance en pleine gueule. C’était Sion contre Saint-Gall et je pense que j’ai pris 1000 photos ce jour-là. Le club m’avait offert une opportunité de fou et je pensais que je ne reviendrai jamais. Les autres photographes étaient morts de rire tellement j’étais à fond. Finalement, les gens du club ont bien aimé les photos et il les ont publiées sur leur site. Entre temps, le Servette de Genève et Lausanne m’ont également répondu et j’ai “travaillé” un peu pour ces clubs. Je n’étais pas payée mais ils utilisaient mes photos. Certaines personnes me mettaient en garde contre ce genre de pratique mais j’étais encore loin de ces préoccupations, j’avais à peine 19 ans.

Tu es rentrée dans le milieu du foot sans trop connaître cet environnement. Pour le rap c’était différent ? Tu écoutais particulièrement 1995 avant de les photographier ? 

Pas tellement en fait. Mon petit ami de l’époque écoutait 1995. Il m’avait parlé du groupe mais moi je ne connaissais pas plus que ça. Après ce fameux premier concert à Fribourg je n’ai pas lâché le rap. Avec 1995 on communiquait par e-mail, un peu à l’arrache. Je leur envoyais les photos, ils les publiaient sur leurs réseaux et ils m’accréditaient pour leurs prochaines dates. On a commencé à se connaître et petit à petit j’ai pu faire de plus en plus de photos avec les rappeurs du groupe. Parallèlement, je faisais aussi de plus en plus de photos de sport. Le patron du club de Lausanne organisait le tournoi de tennis de Gstaad et j’ai pu faire des photos avec Federer alors que j’étais encore à l’école. C’était complètement dingue ! J’imagine que quelqu’un s’était désisté au dernier moment. Et qu’ils se sont souvenus de la petite gamine de 19 ans qui envoyait ses photos de foot gratos (rires). En tout cas, à partir de ce moment j’ai été payée.

Finalement ta carrière dans le sport s’est concrétisée assez vite.

Ouais ! Il y a même un mec de l’UEFA qui m’a appelée à cette époque. Le Servette de Genève nous avait mis en relation pour un match amical organisé en Suisse entre le Brésil et l’Italie. Le Brésil est arrivé une semaine en avance pour s’entraîner. C’était génial, la délégation était impressionnante. Je pouvais prendre des photos des joueurs et aussi discuter avec les journalistes et les photographes brésiliens. J’ai pris une de mes photos préférées à cette occasion d’ailleurs. Celle avec Neymar, Kaka, Hulk et Fred. Les mecs étaient hyper sympas. Le dernier jour, on a tous mangé ensemble à l’hôtel : journalistes, joueurs, entraîneurs et photographes. Le coach a insisté pour que les joueurs viennent signer la photo et il a demandé un tirage pour lui ! J’étais hyper surprise que ça avance aussi vite pour moi, surtout dans ce pays. J’ai toujours pensé que si je ne voulais pas finir par faire des photos de montres, de mariage ou d’architecture, il fallait que je me casse de la Suisse. Finalement, je me suis rendue compte qu’l y avait plein de choses à faire.

Le Brésil à l’entraînement // Crédit @ Elisa Parron

Récemment, tu as quand même décidé de quitter la Suisse pour venir t’installer à Paris. Qu’est-ce qui a motivé ton choix ? 

Je faisais trop d’aller-retours avec Paris et je commençais à beaucoup trop squatter chez les gens (rires). Notamment avec les différents projets liés au rap. Pour la musique, tout s’est vraiment accéléré de rencontres en rencontres. A la fin de la tournée 1995, Nekeu m’a proposé d’enchaîner avec celle du S-Crew. J’ai adoré l’ambiance et puis je voyais bien que les photos que je prenais gagnaient en visibilité car leur carrière décollait. J’ai d’ailleurs pris une de mes photos préférées lors d’un concert de Nekfeu lors du festival Fnac Live. C’est un grand ami qui m’a ouvert plein de portes. Vers la fin de ce concert, il a sauté dans la foule avant de se retourner vers la scène porté par une marée humaine. On s’est capté du regard genre : “Là il faut qu’on fasse une photo”. J’ai déclenché l’appareil dans l’urgence mais au final la photo est super bien sortie. Sur une date de 1995, j’avais aussi rencontré Orelsan et on s’est revu sur quelques showcases avec les Casseurs Flowters. Ils m’ont proposé de faire des dates avec eux et je les ai accompagnés pour ma première vraie tournée en tour bus. Sur un festival, Orel m’a présenté Anne, une de ses manageuses. Elle est vraiment très importante par ses conseils et j’ai commencé à pas mal travailler avec Booba grâce à elle. C’est une rencontre très importante.

1013626_836360259792446_295288956266499805_nNekfeu // Crédit @ Elisa Parron

Il y a très peu de jeunes photographes identifiés à une scène particulière. Ca a été difficile de te faire un nom dans le milieu du rap et de dépasser le cadre des photos de concerts pour finalement réaliser des pochettes de disques ?

Au début je me bagarrais beaucoup pour ces histoires de copyrights. Je devais relancer tout le monde pour éviter que les gens oublient d’associer mon nom aux photos. C’était galère ! Je me suis rendue compte qu’il y avait plein de photos de concerts magnifiques mais qu’aucun nom de photographe ne me venait à l’esprit quand je voulais savoir qui était derrière. Du coup, je me suis dit assez vite qu’il fallait que je travaille mon image. Quand j’ai commencé à venir plus souvent à Paris, j’ai pris conscience de l’influence d’un mec comme Mondino. Il a réussi à créer son nom et tout le monde veut travailler avec lui. C’est un stade presque impossible à atteindre dans la photo.

Ma toute première pochette d’album c’était pour le disque de JoeyStarr et Nathy sur le projet Carribean Dandy. Ils savaient que je n’avais pas fait de pochettes avant. Mes photos représentent surtout du live et des moments de vie, c’est très différent d’un travail en studio. C’était une véritable découverte, pour la première fois j’avais des assistants. Ils m’ont fait confiance alors que je n’avais que 21 ans. Tout récemment je viens de réaliser la pochette de l’album de MHD. On a fait ça en à peine de deux heures en studio. Sa carrière est en train d’exploser, c’est complètement fou ce qu’il se passe pour lui.

13043274_977646378997166_7305665040108685609_nMHD // Crédit @ Elisa Parron

Au-delà du cliché de la fille qui arrive à percer dans un milieu masculin, ce qui me frappe c’est la différence entre ta jeunesse et les responsabilités que tu as appris à assumer. La question de ta crédibilité ne s’est jamais posée ?

Le fait d’être une fille ne m’a pas posé de problème particulier, si ce n’est quelques vannes au début parce que les gens n’ont pas forcément l’habitude. Mais ce qui est encore moins habituel dans ce genre de milieu, c’est de faire confiance aux jeunes. Je m’en rendais bien compte quand je faisais mes premières photos dans les stades de foot en Suisse et que je regardais mes “collègues”. J’avais l’impression de me créer une place qui n’existait pas. J’y allais à l’arrache et je n’avais aucun modèle. J’étais tellement optimiste dans ma tête quand je me fichais de tout. Même d’être payée. Dès l’instant où je pouvais déclencher l’appareil photo j’étais contente et c’est toujours le cas.

11133790_787351861359953_4342380475759087114_nMessi et Daniel Alves // Crédit @ Elisa Parron

Tu avais des références dans la photo. Des artistes qui t’avaient inspirée ?

Dans mon école on nous parlait souvent de grands photographes et de culture. J’écoutais attentivement, mais ce qui me touchait le plus, c’était les photos de guerre. L’émotion y est poussée au maximum et c’est ce qui m’intéresse toujours dans la photo. Les photos de live sont bien sûr beaucoup plus anecdotiques mais j’aime les émotions positives qui peuvent transparaître. Et c’est pareil dans le foot : j’adore les célébrations de buts, les câlins, les mecs qui se prennent dans les bras ou qui s’énervent après une action ratée. Un mec qui shoote dans le ballon, ça ne m’intéresse pas.

10151785_767541666674306_4355603554122076820_nZlatan Ibrahimovic // Crédit @ Elisa Parron

Tu as notamment signé une photo de Zlatan qui a pas mal été reprise sur Internet. Comment tu en es venue à bosser pour le PSG ?

Comme j’étais de plus en plus souvent à Paris pour le rap, j’avais moins de temps pour rester en Suisse et continuer à bosser sur les matchs de foot. Ca me manquait et puis je me suis dit que Paris était en train de construire une équipe de fou ! Pourquoi pas tenter de les contacter ? Je me suis démerdée pour dégoter l’e-mail de quelqu’un qui bosse au PSG. Je lui ai envoyé mon site et quelques exemples de mon travail et il m’a répondu assez rapidement. Le club cherchait justement des photographes qui ne venaient pas forcément du monde du sport pour une rubrique intitulée “Carte Blanche”. J’ai rencontré le directeur du pôle média et j’ai eu ma rubrique en noir et blanc sur le site du PSG. Ca m’a permis d’apprendre à travailler différemment, et je supporte le club maintenant !

CELI_7143Thiago Silva // Crédit @ Elisa Parron

Tu as aussi appris à écouter les artistes que tu photographies ?

J’ai appris à les écouter oui. A la base, je suis une personne qui n’allait jamais dans les concerts. Quand je faisais de la harpe j’écoutais surtout des musiques de film. J’écoutais du rap de loin, de temps en temps, car mon grand frère était à fond dans cette culture. Aujourd’hui si je te sors ma playlist, il n’y aura que du rap et forcément tous les gens avec qui je travaille. Booba c’est celui pour lequel j’avais le plus d’attentes : mon grand frère écoutait tout le temps ses disques donc je connais ses classiques. Au final c’était le plus cool, le plus carré et le plus réglo. Ils m’ont payé direct et ils ont publié les photos avec le bon copyright sans aucune relance. Ce qui est marrant avec lui c’est que je peux impressionner les footballers quand je leur dis genre : “J’étais avec Booba la veille”. A l’inverse, il y a pas mal de rappeurs qui me demandent toujours des infos sur le PSG. Les deux milieux sont assez complémentaires.

Les concerts avec Booba figurent parmi mes plus belles expériences. Je n’avais jamais rencontré un artiste aussi ouvert à la photo. Son dernier concert à Bercy était impressionnant. Tellement de monde. Je ne savais pas où me mettre mais il m’a détendue direct : “Sur scène, tu te mets ou tu veux !”. Je croyais qu’il voulait parler de la fosse mais il a insisté : “Non non, sur scène, t’inquiète pas. Avec Chris on a l’habitude, parfois on se rentre dedans mais c’est cool.” J’étais hyper concentrée donc je comprenais pas trop ce qu’il se passait. Vers la fin je me suis retournée et j’ai vu que la scène était remplie pour Mové Lang avec Gato. Je ne pouvais même plus bouger.

Un bon photographe, c’est aussi celui qui n’a pas peur de défoncer des portes et de se battre pour se placer sur des projets a priori inatteignables ?

Au début, j’ai vraiment forcé la porte. J’ai envoyé dans e-mails dans tous les sens. Aujourd’hui, ça me joue parfois des tours quand je finis par croiser les personnes que j’essayais de contacter. La première fois que j’ai rencontré toute l’équipe de Booba je me suis présentée à Chris Macari, le réalisateur de ses clips. J’étais trop gênée car il se souvenait de mon nom. Je lui avais envoyé un long e-mail deux ans avant pour lui demander de le suivre sur ses tournages. Je voulais le prendre en photo en train de travailler. Je lui avais même demandé un stage. Un bon photographe c’est aussi quelqu’un qui n’a pas peur de défoncer des portes et d’oser contacter tout le monde. Dans mon école, ils ne nous ont jamais appris comment rédiger des e-mails ou comment envoyer des lettres de motivation. Si personne ne te connait, personne viendra te chercher. C’est ce que j’ai fait avec le Barça. Je ne parle ni espagnol ni anglais mais j’avais vu un reportage à la télé sur l’histoire d’un français qui travaillait au marketing pour le FC Barcelone. J’ai trouvé son mail et je lui ai envoyé mes photos pour le PSG. Quelques échanges plus tard j’étais au bord de la pelouse, assise devant Messi qui tirait ses corners.  Pour l’instant ça marche bien, j’arrive à gagner ma vie. Mais je sais que l’équilibre est fragile et j’ai envie de tout faire pour que ça dure.

Elisa Parron expose dans le cadre de la Poly Mouv (événement organisé par l’association Polyssons Ton Art). Rendez-vous le 17 juin prochain, à la Flèche d’Or à Paris..

Les Inrocks - Musique

Kraftwerk relance le débat sur le sampling et les droits d’auteur

Cela faisait vingt ans que le groupe culte Kraftwerk essayait de faire valoir ses droits sur le morceau Nur Mir, de la rappeuse allemande Sabrina Setlur. Le titre en question reprenait un sample de batterie de Metall auf Metall, un morceau tiré de l’album Trans Europa Express. Voici les deux chansons :

Kraftwerk

Sabrina Setlur

Le titre de la rappeuse reprend en fait deux secondes d’un motif sonore présent dans Metall Auf Metall. Aujourd’hui, la Cour constitutionnelle allemande a tranché : si l’atteinte aux droits est “marginale, alors la liberté artistique prend le pas sur les intérêts du propriétaire du droit d’auteur“. Ainsi, Sabrina Setlur ne se verra t-elle pas condamnée pour ce que certains considèrent comme un vol pur et simple.

Rappelons que cette pratique fait désormais partie intégrante du hip-hop ; à moins d’utiliser une œuvre tombée dans le domaine public, il faut en outre demander à son auteur une autorisation avant d’en faire un sample. En 2012, la Cour fédérale avait ainsi déclaré que l’usage d’une simple “bribe sonore” d’un morceau était du plagiat, et donc passible d’une peine. Cette affaire fait donc resurgir un problème épineux, et qui est bien loin d’être réglé : celui des droits d’auteur et du sampling.

Les Inrocks - Musique

Michel Berger : peu avant sa disparition, il pensait quitter France Gall pour une autre

Michel Berger : peu avant sa disparition, il pensait quitter France Gall pour une autreUn biographe de Michel Berger a révélé que le chanteur mort en 1992 avait déjà commencé à entreposer des affaires personnelles chez une autre femme.

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Le biographe de Michel Berger dit tout... "Avant sa mort, il aimait une autre femme que France Gall"

Le biographe de Michel Berger dit tout… "Avant sa mort, il aimait une autre femme que France Gall"Yves Bigot consacre actuellement un livre à Michel Berger, et il révèle qu'avant son décès, le chanteur était amoureux d'une autre femme que France Gall…

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Clip "Ma gazelle" : Alvy Zamé à la poursuite de l'amour sous le soleil de Martinique

Clip "Ma gazelle" : Alvy Zamé à la poursuite de l'amour sous le soleil de MartiniqueRévélé dans "The Voice" l'an dernier, Alvy Zamé se lance avec "Ma gazelle", un single pop, léger et estival. Découvrez son clip, tourné en Martinique, sur Pure Charts !

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Maître Gims : “Moi-même, si j’avais été dans le public, j’aurais hué”

Décidément, les membres de Sexion d’Assaut n’ont pas beaucoup de chance. Après Black M à Verdun, ç’a été au tour de Maitre Gims de voir un de ses concerts critiqué de toute part, lors de la finale de la Coupe de la Ligue, le 23 avril dernier. Rappelons que le match avait été remporté 2 buts à 1 par Paris, face au LOSC. Tandis que le musicien est arrivé sur la pelouse à l’entracte pour interpréter trois titres, le stade entier s’est mis à le huer et à faire une énorme bronca.

Il faut dire, aussi, que les titres joués étaient d’une qualité plus que chancelante ; voire carrément nulle. L’homme s’est en tout cas exprimé là-dessus sur mode de l’humour, lors d’une conférence de presse donnée au Maroc, à l’occasion du festival Mawazine :

“Même Ibrahimovic se fait huer à certains moments, alors ce n’est pas Maître Gims qui ne va pas se faire huer.”

“Les gens arrivent, ils sont déjà un peu alcoolisés”

Avant d’ajouter qu’il se serait lui-même sifflé :

“Les gens viennent voir un match de foot. Les supporteurs de foot, on connaît leur caractère… Les gens arrivent, ils sont déjà un peu alcoolisés, ils sont dans une ambiance. Moi-même, si j’avais été dans le public, j’aurais hué”

Rappelons néanmoins que ce concert aurait couté 50 000 euros à la Ligue de Football Professionnel, qui espérait donnait au match des couleurs de show à l’américaine, digne du Superbowl. Raté.

Les Inrocks - Musique

Si vous cherchez le futur de la pop, il est avec Le Vasco

photo Polybius Studio

On attendait des news. Et puis on en a eu. Ces deux dernières années, Le Vasco a été plutôt discret. Le groupe préparait son premier album, désormais prêt – ou presque, il est en phase de mastering – et précédé par un ep à écouter ici. En deux ans, Le Vasco a regardé vers le passé, puis vers le futur. C’est là que son regard s’est arrêté, en y voyant un magma fait d’algorithmes et de robots, de couleurs en mouvement, d’informations flottant dans le cloud et d’émotions exacerbées numériquement.

Le résultat est fidèle à Le Vasco : énergie totale, visions libres du spectre pop et fluidité du genre musical. Mais c’est une nouvelle étape que franchit le groupe, déjà l’un des formations françaises les plus audacieuses de l’année. Preuve avec les deux clips qui suivent, dont un, celui de Tears of Juice, est publié ici en avant-première. Preuve également avec le titre Easy Online, qu’on vous laisse découvrir en écarquillant les yeux (écoutez bien le dernier tiers).

Pour le reste, on a rencontré deux membres du groupe, Louise Calzada et Baptiste Pelsy, pour évoquer les dingueries à venir avec Le Vasco.

Vous avez fait quoi pendant ces deux annnées ?

Baptiste – Ça ne fait pas deux ans, si ? On a arrêté les concerts il y a un an et demi… Après ça on a fait pas mal de trucs. On a composé et enregistré l’album. On a mis beaucoup de temps à l’écrire, à trouver une cohérence, à faire en sorte que ça nous plaisent à tous.
Louise – Il a fallu se mettre d’accord entre nous…
Baptiste – On est désormais quatre dans le groupe, en fait, plus cinq comme avant. Il y a eu des moments un peu durs, ça a pas mal ralenti le travail. On parlait beaucoup de nous, de nos relations. C’était parfois difficile de se concentrer sur la musique.
Louise – On a aussi passé beaucoup de temps à parler d’image. On a préparé les clips. Le produit artistique est quasiment fini.

C’est très post-internet. Elle vient d’où, cette réflexion sur l’image?

Louise – Elle est venue très naturellement. On a fait un voyage en camion pendant 10 jours. C’était une espèce de circuit-découverte avec Jack Tezam de Polybius Studio. On avait déjà travaillé avec lui sur du graphisme pour Bourges. Là, on lui a demandé de prévoir un voyage où chaque nuit on tournerait un clip de l’album. Donc on prenait la route, il nous donnait une carte avec des coordonnées GPS et hop, on y allait, on installait notre campement en mode militaire, on ouvrait une malle dans laquelle on trouvait des objets et du matériel qui devaient servir à une espèce de performance pour le tournage du clip.
Baptiste – On voulait raconter une histoire autour de l’album. Que la musique soit accompagnée par un truc graphique vraiment particulier. On avait plein, plein d’idées. Mais on était cinq, et quand on est cinq, c’est parfois difficile d’entrer dans le concret. Jack est hyper fort pour raconter des histoires dans des univers oniriques et poétiques. Un album, d’une certaine manière, c’est un voyage. On a voulu explorer cette idée.
Louise – On a cherché la frontière entre le très naturel et le très artificiel: c’est la faille qui nous intéresse.
Baptiste – Le côté post-internet, ça vient pas mal de Raph, qui joue dans le groupe. Il s’est hyper chauffé sur la 3D, c’est lui qui a tout fait à ce niveau. Et comme il a développé le truc spécialement pour les clips, il y a un côté enfantin et brut.
Louise – Internet, c’est le monde dans lequel on évolue.

L’esthétique post-internet n’est pas hyper répandue en France. Elle relève encore de la marge. Vous en êtes conscients ?

Louise – On ne le tire sans doute pas de nulle part. Il y a des choses qui nous influencent beaucoup. Les clips de Death Grips, par exemple… En France, je ne sais pas trop. On n’était plus trop dans le game ces deux dernières années, on était loin de ce truc de “nouvelle scène française”. On écoutait ce qu’on avait envie d’écouter…

Quoi par exemple ?

Louise – On a beaucoup écouté Oneohtrix Point Never, Joe Hisaishi… Après, on écoute évidemment des choses très différentes chacun de notre côté. Nils a par exemple traversé une grosse période de chanson française. Moi, en ce moment, je suis en plein dans une période de rap français. C’est compliqué de cibler des choses en particulier.

Cet éclatement, il peut expliquer la musique de Le Vasco ? Parce qu’on ne comprend toujours pas grand-chose à ce que vous faites, on ne sait pas ce que c’est comme musique.

Louise – C’est quand même davantage des chansons qu’avant ! C’est moins vénère, il y a moins de tension.
Baptiste – Ouais, c’est plus pop, plus contemplatif.

Dans le genre, la dernière partie de Easy Online est folle.

Louise – Ouais, on l’a beaucoup bossée cette partie… C’est beaucoup de prod. A la fin, on travaillait un peu en studio de répète, mais surtout à cinq devant un ordi.
Baptiste – Les grosses idées d’un morceau, ça vient d’une mélodie, d’un truc comme ça. Une fois que c’est enregistré, c’est sur l’ordi que ça se passe.

Vous avez tout produit vous-mêmes ?

Baptiste – Tout seuls, comme des grands.
Louise – On a juste pris quelqu’un pour le mixage. Il s’appelle Paul Corley, il est Anglais et il a justement bossé avec Oneohtrix Point Never.

Les trois morceaux de l’ep seront sur l’album ?

Baptiste – Oui, et ils donnent déjà un joli panorama de ce qu’il y aura dessus. Il y a des choses catchy et pop, et puis des passages plus sombres, plus cérémonieux… Easy Online, c’est plus sexe, plus r’n’b que le reste, par exemple.
Louise – Il manque quelques facettes à découvrir, quand même !

Il y a un fil rouge sur l’album, quelque chose qui vous a guidés en particulier ?

Louise – L’idée du voyage.
Baptiste – Ouais, et puis l’idée de se sentir petit face à un truc énorme. Je ne sais pas comment dire. (rire)
Louise – J’ai l’impression, aussi, que toutes les chansons questionnent ce qu’être un humain veut dire. Etre un humain Vs être un robot, par exemple.

Le post-humanisme ?

Louise – Il y a un peu de ça… Neon Blue est marrante sur cette question. Le post-humanisme peut être une idée très belle, et représenter un progrès complètement fou, mais au fond, tout ça est peut-être un peu creux, car ce qui reste vraiment, au fond, ce sont des sentiments très humains.

Le Vasco, c’est de la musique pour robots ?

Louise – (rire) Parfois, oui… Il y a beaucoup de voix de robots dans l’album. Mais c’est aussi très, très, très humain.
Baptiste – Iil y a à la fois ce son très digital, très internet, mais aussi la voix de Louise qui n’est pas de la prod, qui est très terre à terre, et à laquelle tu peux te raccrocher. Ça fait la passerelle entre quelque chose de très synthétique et quelque chose de très humain.

C’est qui les groupes avec qui vous vous voyez intégrés à cette “internet wave” ?

Louise – Des trucs du genre OK Lou, Panteros666, Cimer… On se rend compte qu’on a des influences communes, des émotions similaires, des envies de dire des choses sur le monde.
Baptiste – Les gens nous mettent où ils veulent, ça ne va pas changer grand-chose. Mais on ne peut pas pas nier certains point communs avec ces artistes.
Louise – Oui. Presque tout le monde a cité Oneohtrix Point Never dans le papier de Trax ! L’idée est de trouver du charme à des choses qui peuvent paraître un peu dégueu au premier abord.
Baptiste – On utilise souvent l’expression “ça sent fort” quand on est sur le fil: un pied à droite, ça va ; un pied à gauche, ça pue la merde. D’ailleurs, sur notre dernier clip, il y a beaucoup de dislikes ! A peu près un quart. Mais au moins, ça veut dire que ça a provoqué un truc.

Ça va être quoi l’ambiance jusqu’à la sortie de l’album cet automne?

Louise – Ça va sortir des clips non stop. Comme ça, à la fin, on pourra tous les voir d’affilée et construire l’histoire qu’on a voulu raconter. En mode série télé.
Baptiste – On va faire des concerts, aussi. C’est pour ça que l’année dernière a été dure, on avait l’impression de faire un milliard de trucs et en même temps de ne plus exister. On n’avait même pas de label ! On va se remettre en jambe avec quelques concerts et une tournée DIY. Et puis surtout, on continue de composer.
Louise – Oui. On pense déjà à la suite.

ep We’re not natural anymore :'( (Nowadays Records) disponible

concert le 17 juin à Paris (Petit Bain)

Les Inrocks - Musique

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