Actu musique

Découvrez les infos de l'univers musical de RTV 95.7

Exclu : Safia Nolin reprend "Ma Préférence" de Julien Clerc, version unplugged

Pas plus tard que cette semaine (deux pages dans les Inrocks en kiosque, et ici pour la version web), on vous parle de Safia Nolin, notre chouchoute québécoise dont le premier album, Limoilou, vient de ressortir en France après une première sortie discrète il y a deux ans. En plus de composer des magnifiques chansons crépusculaires, Safia Nolin adore faire des reprises (elle a d'ailleurs sorti un album de reprises de chansons canadiennes cette année). La preuve avec Ma Préférence, tube assez mélancolique de Julien Clerc, que Safia Nolin reprend ici en version guitare en bois et voix usée. Attention, vous allez l'avoir dans la tête toute la journée. Cette reprise figure sur la version français de Limoilou.

Safia Nolin sera en concert le 12 octobre à Lyon, et le lendemain à Paris (festival Mama).

Les Inrocks - musique

Les Nuits Sonores ont transformé Bruxelles en rave géante

A la sortie du TGV, on retrouve la gare du Midi et ses abords grisâtres. Quelques mecs se font des passes, pas très loin d’un terrain vague, et des nuages font la fête au dessus de nos crânes. Plus que quelques heures à tuer avant que ne commencent les premières Nuits Sonores de Bruxelles, déclinaison du festival lancé à Lyon par l’association Arty Farty.

Jour 1 : Modeselektor, The Hacker et Bambounou 

Au vu de la programmation, la soirée s’annonce aussi longue que prometteuse. On arrive au Palais 10, et Haring a déjà lancé les hostilités. Le public n’a pas encore l’air archi-chaud, mais l’électro onirique du jeune Belge fait son petit effet.

Une publication partagée par Limonadier (@limonadierofficial) le 15 Sept. 2017 à 16h00 PDT

Il faudra néanmoins attendre les sets de The Hacker et de Modeselektor pour se prendre une vraie claque. Le premier, dans la petite salle de l’étage, balance un DJ Set peu surprenant mais ultra efficace, à base de new-wave et de techno brutale. C’est d’un seul coup tout Bruxelles qui s’éveille et danse en choeur sur ses boumboums lacérants. Un mec en quête de taz nous apprend que Modeselektor va entrer en scène, et on quitte donc le Français avec un peu de regrets pour aller écouter le duo berlinois, qui contient la moitié de feu Moderat (tristesse).

Le public s’enfonce peu à peu dans les stroboscopes, quelques bières s’échappent des mains, et des frappes acides et violentées retentissent. Rompant la répétition de leurs beats distordus par des trucs s’approchant de la trap, les Allemands ne cessent de surprendre les spectateurs. Ils passent ainsi deux heures de musique, allant de Rødhåd à Jeff Mills, n’adressent presque pas un mot à leur public, puis s’effacent sous un tonnerre de claps. Aussi froid que la nuit belge de septembre, leur set ferait presque passer la sélection de Bambounou pour de la techno douce et tropicale. Le jeune Français, toujours aussi cool, met en tout cas un chouette point final à cette soirée du vendredi, et on se met en quête d’un taxi lève-tôt.

Alright alright alright… @modeselektor on stage is no joke! #NSbxl2017 pic.twitter.com/187MZwQBNH

— Nuits sonores (@Nuits_sonores) 16 septembre 2017

Jour 2 : Rone, Deena Abdelwahed et Laurent Garnier

Retour au Palais 10. Le set de Rone a déjà commencé. Qu’importe, il faudra peu de temps au jeune prodige pour nous convaincre et nous embarquer avec lui. La pochette de son nouvel album, Mirapolis, est déployée derrière ses platines, les jeux de lumière sont parfaits, et ses morceaux, dont le tout nouveau Brest, se fracassent entre les murs de la grande salle. Beats brutaux, mélodies nostalgiques, tout s’enchaine et se mêle à la perfection, et on ne pourrait être plus impatients d’entendre sa prochaine sortie. Le musicien clôture son set sur Bye Bye Macadam, son titre le plus connu, descend dans la foule faire un selfie, puis retourne en coulisses sous une ovation. Un petit tour du coté de la file des toilettes, dans laquelle une meuf nous parle de ses relations avec les pervers narcissiques ; et voilà que survient, d’on ne sait trop où, l’un des meilleurs sets de ces Nuits Sonores.

@nuits_sonores #bruxelles ❤️

Une publication partagée par RONE (@roneofficial) le 17 Sept. 2017 à 7h43 PDT

C’est Deena Abdelwahed, signature InFine qu’on connaissait - à notre grande honte - assez mal qui a pris la relève de Rone. Les frappes sont ultra saturées, les rythmes, résolument tournées vers l’Orient, soutenus par des samples de chant en arabe. Il est quasi impossible de résister à ce mélange des genres, et le festival, assez sage jusqu’alors, trouve ici son climax. La salle se transforme en gigantesque rave, les stroboscopes balaient les cadavres de bières écrasées, les pieds tabassent le parquet, et la jeune musicienne sourit à la ronde en dansant avec son public. Elle n’effectue aucun faux pas en deux heures de set, et on ne peut que vous conseiller d’écouter, encore et encore, son EP Klabb sorti en début d’année.

Laurent Garnier fête sa Légion d’honneur en fermant le festival, balançant un DJ Set archi cool, et c’est déjà la fin des Nuits Sonores. Utilisant nos derniers neurones pour féliciter Arty Farty pour cette première édition, on suit les ombres titubantes qui se jettent vers les Uber et les métros matinaux. Du coté de la gare du Midi, les magasins de smartphones d’occasion commencent déjà à ouvrir leurs portes, les veilleurs de nuit sortent du boulot, et Bruxelles Vie retentit derrière les vitres d’une berline noire. Un matin belge comme un autre.

Les Inrocks - musique

Julien Doré nous réchauffe avec une session Coco Coustique très "Coco Câline"

Après nous avoir régalé avec un quatrième album, &, Julien Doré est de retour avec une vidéo inédite tournée par Brice VDH en pleine nature aux pieds des Cévennes (où l'artiste a enregistré son disque). Entouré de son crew de musiciens - camouflés dans de chouettes hoodies noirs à capuches floqués du nom de l'album : & (à prononcer "Esperluette") - Julien Doré interprète une version acoustique de son tube Coco Câline et ce en toute détente.

Julien Doré partira en tournée dans toute la France dès novembre, dont un passage très attendu les 15 et 20 décembre à l’AccorHotels Arena (Paris). Toutes les dates de concert sont à retrouver ici.

L'album & est toujours disponible sur Apple Music. Et pour les fans ultimes, un EP de remix du tube Coco Câline propose des version revisitées notamment par Dim Sum, ou encore une version Karoké.

Les Inrocks - musique

U2, 19 septembre, University of Phoenix Stadium, Glendale, Arizona

1ere partie : Beck

Setlist

1 Sunday Bloody Sunday
2 New Year's Day
3 Bad / America (snippet)
4 Pride (In The Name Of Love)
5 Where The Streets Have No Name / California (There Is No End To Love) (snippet)
6 I Still Haven't Found What I'm Looking For
7 With Or Without You
8 Bullet The Blue Sky / War (snippet) / America (snippet)
9 Running To Stand Still
10 Red Hill Mining Town
11 In God's Country
12 Trip Through Your Wires
13 One Tree Hill
14 Exit / Wise Blood (snippet) / Eeny Meeny Miny Moe (snippet)
15 Mothers Of The Disappeared

Rappel

16 Miss Sarajevo
17 Beautiful Day / Starman (snippet)
18 Elevation
19 Vertigo / It's Only Rock 'n' Roll (But I Like It) (snippet)
20 You're The Best Thing About Me
21 Ultra Violet (Light My Way)
22 One / Drowning Man (snippet)

Commentaires a venir

Prochain concert Vendredi 22 septembre, au SDCCU Stadium, San Diego, Californie

U2 France

La Tène, le groupe qui va vous faire aimer la vielle à roue

Sur la photo en noir et blanc rétro, ils ont l’air patibulaire (mais un peu quand même) de trois mecs qui se sont fait arrêter par le shérif après avoir braqué un train en passant par la cheminée de la loco. Des mines de mineurs restés trop longtemps sous terre. Des têtes à préparer un sale coup, voire une révolution marxiste. Ils s’appellent Cyril Bondi, Laurent Peter (alias D’Incise) et Alexis Degrenier – un nom prédestiné pour l’activité principale du groupe La Tène qu’ils forment tous les trois : sortir la musique antique de l’oubli, et découvrir qu’elle marche encore très bien aujourd’hui. Cyril Bondi joue des percussions, D’incise de l’harmonium indien et des machines, et Alexis de la vielle à roue. Oui, de la vielle à roue.

Cet instrument assez étrange ressemble à une guitare électrique d’avant l’électricité, mais avec une manivelle, comme à l’époque où les voitures démarraient avec une manivelle. Cet instrument existe depuis plus de mille ans (oui, mille ans). Ainsi va la vie, ainsi va la vielle. Elle tourne, traverse les siècles et revient quand on ne s’y attend pas, ancienne et toujours d’avant-garde. Il y a une poignée d’années déjà, on (re)découvrait les pouvoirs magiques et psychédéliques de la vielle à roue grâce à Emmanuelle Parrenin, harpiste et vielleuse en roue libre.

Bien avant, le folkeux anglais Donovan avait fait de l’instrument une star grâce à son tube Hurdy Gurdy Man ("hurdy gurdy", en anglais, c’est la vielle à roue).

Et même Regine Chassagne d’Arcade Fire, elle kiffe trop la vielle à roue.

Or donc, non, la vielle à roue n’était pas ce cliché de carte postale (du temps où on envoyait des cartes postales), l’instrument de la fête au village en costume traditionnel, avec des vaches et dégustations de produits fermiers.

Mais revenons à nos moutons. La Tène sort son deuxième album, qui s’appelle Tardive/Issime. Comme le premier Vouerca/Fahy, sorti en 2016, il ne comprend que deux morceaux, qui durent chacun autour de 15 minutes. Les voici ci-dessous :

Les trois gars de La Tène, deux Suisses et un Français, ont étudié la musique assez sérieusement, et participent à une nébuleuse de projets autour de la musique contemporaine, expérimentale et traditionnelle. Mais, vous venez de l’entendre, il n’est pas demandé à l’auditeur de présenter son diplôme de musicologie pour écouter les morceaux de La Tène, qui s’apprécient comme un bon vieux Velvet gratte-cul ou du krautrock millésimé, ou n’importe quel morceau de musique qui fait taper du pied et déchire la tête. Tout de suite, l’auditeur est happé par le rythme, un martèlement en apparence élémentaire et primitif. Comme une pulsion vitale, comme le pas régulier d’un pèlerin sur un chemin cabossé. Au-dessus, des nappes nuageuses mobiles et infinies dessinées par l’harmonium. Et la vielle à roue qui traverse le tableau comme un animal chimérique, un mirage.

Qui est ce fantôme qui joue des percussions ?

Ce disque est remarquablement produit et enregistré. En l’écoutant au casque, on a vraiment l’impression d’être tout petit au milieu des instruments, le visiteur perdu dans un château médiéval, et souvent on se retourne pour voir qui est ce fantôme qui joue des percussions un peu à l’écart. Cette musique fait resurgir une mémoire commune ancienne, liée à la répétition des saisons, des travaux des champs, de couture ou de forge. C’est la musique de ceux dont l’esprit s’échappe alors que leur corps est occupé par l’exécution de gestes répétitifs. C’est de la musique instrumentale de danse, répétitive et progressive. Bref, c’est de la techno ou de la house pour voyager dans l’espace-temps – l’Auvergne au Moyen-Age, par exemple.

L'Auvergne, c'est le nouveau Brooklyn

Jadis, quand nous étions plus jeunes et encore un peu trop sous l’influence de l’impérialisme culturel américain, cette cochonnerie, nous fantasmions le bluegrass, la old weird America, le folk américain primitif né au fond des vallées des Appalaches et hululé par des vieux musiciens endimanchés. Puis nous avons visité les Appalaches, et pensé que franchement, ce n’était pas plus beau que l’Auvergne. Et beaucoup moins bien sans l’aligot.

Puis nous avons découvert que des tas de musiciens, en France ou en marge et souvent les deux, rêvaient aussi d’Auvergne et de réinventer ou continuer à faire vivre le folk d’ici. Camille elle-même faisait du bourdon (un son prolongé) l’instrument principal de son grand album Le Fil, et nous expliquait cette année qu’elle participait à des bals folk en Auvergne. Avec cet album hallucinogène, La Tène prend la tête de toute une scène passionnante, réunie notamment sur une des compilations de La Souterraine, et à réécouter ici.

La Tène, Tardive/Issime (Three:Four Records/Bongo Joe). En concert le 21 septembre à Marseille (Data), le 22 septembre au plateau de Millevaches (fête de la montagne), le 29 septembre à Bordeaux…

Plus d'infos sur https://latene.wordpress.com/

Les Inrocks - musique

Les 10 meilleurs clubs de Paris selon The Guardian

Pour établir ce classement, le célèbre quotidien britannique ne s’est pas adressé à n’importe qui. Cette sélection est le fruit de dix “experts“ - comme présentés en introduction – des nuits parisiennes, pour la plupart résidant dans la capitale .

Cette liste est un mélange assez homogène de clubs “historiques" et de clubs plus récents. Sans trop de surprise, on y retrouve évidemment le Rex Club, aux côtés de Nuits Fauves, dont l’ouverture s’est faite en juin 2016.

>> à lire : Laurent Garnier de retour au Rex Club pour fêter ses 30 ans de carrière <<

Les bars

DJ’s, organisateurs de soirées, patrons ou fondateurs de labels, animateurs de radio, sont autant de profils différents – mais concernés – à s’être prêtés à ce jeu de sélections. La DJ Louise Chen, DJ a choisi un établissement du 9e arrondissement, niché au pied de la butte Montmartre : L’Entrée des Artistes. Un lieu cosy, qui passe de restaurant (la semaine) à bar à cocktails à l’approche du week-end.

Le choix de Laurent Bassols, de Rinse FM France, s’est porté vers Le Jeune, un petit bar posé dans la discrète cour des Petites Écuries. Résolument plus hip-hop et rap que le précèdent, il accueille DJ et MC locaux les soirs de week-end.

Les endroits “spéciaux“

Loin de ces bars, on retrouve dans la sélection du Guardian, des lieux aux ambiances plus club, qui ont pour particularité des locaux un peu atypiques. Parmi eux, La Station - choix de Zaltan, boss de la maison Antinote – qui, comme son nom l’indique, s’est enraciné dans une ancienne station de train, voisine du périphérique nord de la ville.

Une ambiance underground qui s’apparente à celle de la péniche Concrete, temple techno, amarré au Port de la Rapée, qui est devenu depuis mars 2017, le premier club français à pouvoir rester ouvert 24 heures sur 24.

Dans ce classement on retrouve aussi Les Instants Chavirés et Le Chinois deux (très) bonnes adresses de Montreuil, le très house club Djoon du 13e arrondissement - choix du co-fondateur de Cracki Records, Donatien Cras de Belleval - et aussi, La Java de Belleville, un établissement créé en 1924 et toujours en grande activité !

Les Inrocks - musique

Tiens, Pharrell sort de sa réserve pour lâcher un discours politique

Lundi soir, se tenait la cérémonie des Hip Hop Honors à Los Angeles. Comme chaque année, l’émission diffusée sur la chaîne VH1, a mis à l’honneur les vieux rappeurs ayant contribué à la renommée du hip-hop. Placée sous le signe des années 90, l'âge d'or du hip hop, la soirée a été le théâtre de belles surprises avec les lives d'icônes comme Missy Elliot ou Mariah Carey. Avec moins d'artifices cependant, Pharrell Williams a délivré un discours engagé, appelant les Américains à se réveiller et à ouvrir les yeux sur la situation du pays et l'injustice sociale grandissante.

En référence au climat politique ambiant et au regain de tension raciale aux Etats-Unis ( la violence policière envers les Noirs, la manifestation  des nationalistes blanc à Charlottesville, la politique de Trump.. etc), Pharrell a livré un discours sobre et poignant. Tout en se comparant à Jon Snow et en s’excusant de "s’emparer du moment": 

"Tout ceux qui regardent ça depuis chez eux en ce moment, et qui agissent comme s’ils ne savaient pas ce qu’ils se passaient ici, vous devriez tous ouvrir vos yeux. Ouvrez vos yeux. Vous continuez à dire que vous ne voyez pas ce qu’il se passe à la télévision, ce qui nous arrive à nous. Ouvrez vos yeux. Et si vous regardez comme je vois, alors vous verrez comment nous en sommes arrivés jusque-là. Mais nous sommes là, et nous ne comptons pas partir. Donc, qu’est-ce qu’on va faire ?

(…)

Juste parce qu’ils en sont après les Afro-Américains ou la communauté Juive et Hispanique; cela ne signifie pas qu'ils ne peuvent pas être après vous simplement parce que vous leur ressemblez. Vous devriez comprendre qu’ils peuvent changer d’avis à tout moment. Cela ne sera peut-être pas à propos du fait d’être noir, blanc, gros ou petit. Cela peut concerner les traits du visages ou la couleur des cheveux. N’agissez pas comme s’ils n’avaient jamais fait ça auparavant." 

Une partie de son discours est à voir ci-dessous :

"…and acting like ya'll don't see what's going on out there…"

Don't miss @Pharrell​'s impactful speech at #HipHopHonors TONIGHT 9/8c. pic.twitter.com/CqKKc4XAX4

— VH1 (@VH1) September 18, 2017

Le 24 Septembre, il sera entre autres aux cotés de Timbaland, Justin Timberlake, et Cage The Elephant pour un concert où les bénéfices seront reversés aux victimes des violences de Charlottesville.

Les vidéos des performances ayant rythmées la soirée sont toutes disponibles sur le site de la chaîne VH1. La prestation assez dingue de Missy Elliot pour She’s a b**ch, son tube de 1999, est à revoir ci-dessous :

.@MissyElliott did not come to PLAY! Watch her full EPIC #HipHopHonors show opening performance TONIGHT at 9/8c! pic.twitter.com/EkYbqeWBJp

— VH1 (@VH1) September 19, 2017

Les Inrocks - musique

Montero : un nouveau venu dans la joyeuse bande de zinzins de Mac DeMarco

Il y a des gens avec des masques de tigre, la mer, le soleil, une antenne bricolée, un costume de chevalier, un sceptre poulet, beaucoup de fondus enchaînés… Le nouveau clip de Montero, Vibrations, est au zinzin ce que le ketchup est aux pâtes : une évidence qui en surprend plus d'un. Double bonne surprise : le single est cool, très cool, s'inscrivant dans la grande tradition du soft-rock, mêlant pop-song romantique et psychédélisme tendance buvard de LSD. "Je l'ai écrit, assis sur ma machine à laver" -t-il lâché en guise d'explication à The Fader. Ok.

Rien d'étonnant donc à ce que ce garçon originaire de Melbourne, désormais installé à Athènes (où le clip a été tourné) assure la première partie de la tournée de Mac DeMarco attendue pour novembre. Vibrations est le premier extrait de son prochain album, qui succédera à The Loving Gaze, un premier disque sorti en 2013.

Lorsqu'il ne compose pas, Bjenny Montero dessine. Des dessins mélancoliques, le plus souvent d'animaux adeptes de weed et de chill, un peu déprimés, cherchant désespérément l'amour ou parlant de solitude. Vous les avez surement déjà aperçus sur les t-shirts de merch' de Mac DeMarco ou sur la pochette du sixième album du groupe australien Pond, Man It Feels Like Space Again (2015).

Le travail de Montero est à voir également sur son compte instagram suivi pas plus de 40 000 personnes tout de même. En 2016, il expliquait dessiner "en écoutant Lenny Kravitz" (espérons qu'il s'agisse de la période Mama Said). 

Paris shmoops

Une publication partagée par Bjenny Montero (@bjennymontero) le 27 Août 2017 à 23h44 PDT

Une publication partagée par Bjenny Montero (@bjennymontero) le 5 Sept. 2017 à 15h03 PDT

Une publication partagée par Bjenny Montero (@bjennymontero) le 3 Août 2017 à

12h43 PDT

Retrouvez Montero lors du passage de DeMarco en France les 11 novembre à Lille (Aeronef), 13 à Nantes (Stereolux), et 14 à Paris (Olympia). 

Les Inrocks - musique

Bon Iver nous offre un live sublime au Cork Opera House (et invite sur scène les frères Dessner de The National)

Avant de le retrouver en concert dans la majestueuse salle Pleyel (Paris) du 21 au 23 septembre prochain (complet), Bon Iver nous offre une vidéo live de son spectacle capté le 15 septembre dernier à l'opéra de Cork (en Irlande), dans le cadre du festival Sounds From A Safe Harbour.

Sur scène, Bon Iver, aka Justin Vernon, est rejoint par ses bons vieux amis Aaron et Bryce Dessner (du groupe The National, également invités au festival) pour le morceau 33' God (avancer la vidéo à 1h 6min 30sec) et en rappel The Wolves. L'artiste irlandais Fionn Reagan est également venu rejoindre Justin sur scène pour le titre 00000 Million et une reprise du registre de Fionn : Abacus.

Le songwriter américain a sorti un nouvel album en 2016 : 22, a Million. Un ouvrage qui en a surpris plus d'un, puisqu'il y abandonne définitivement ses contrées folk chéries pour des horizons plus abstraits, le futur de la folk ?

L'album 22, A million est toujours disponible sur Apple Music.

Les Inrocks - musique

Avec les groupes de rock et de rap dans la Russie de Poutine

Près de 30 ans après la chute du communisme, la scène musicale russe explose en styles et en créativité. Le tout et n’importe quoi des années 90 et 2000 marquées par le déferlement soudain de sons en provenance des Etats-Unis et d’Europe a finalement laissé place à une nouvelle scène moins tentée par la copie survoltée de morceaux de l’Ouest. Rencontre avec des artistes phare d’une nouvelle génération forte et battante, à la fois inspirée par le passé mais aussi libérée de ce dernier, qui a grandi à la dure école de la Russie de ces dernières années.

Flesh & Lizer, rap russe déjanté, Moscou

Malgré leur rap violent, Flesh, 22 ans et Lizer, 18 ans sont deux jeunes garçons très bien élevés. Ils se sont connus en 2016 via internet. C’est un goût commun pour des sons inspirés des rappeurs old-school américains du type Tupac ou Eminem, et le Cyberworld, qui les a réunis.

Créateurs d’un univers violent et dichotomique, ils prônent leur indépendance: “Les labels, c’est de l’esclavage !” Ils ont également créé le collectif d’artistes Sunset 991. “C’est une bonne école de la vie que de vivre en Russie, car c’est dur. Il y a des choses contre lesquelles se battre comme la corruption…”. On retrouve l’énergie vindicative de Flesh & Lizer dans leurs chansons et dans leurs clips.

Human Tetris, post-punk, Moscou

Arvid Kriger, le chanteur de Human Tetris, porte un t-shirt sur lequel figure un dessin représentant Maxim Zaytev, le bassiste qui n’a pas pu venir à ce rendez-vous dans un café du fameux Parc Gorki de Moscou. Ils créent Human Tetris en 2008, “quand on entendait beaucoup The Strokes, Interpol, The Libertines” explique Arvid Kriger. Après deux EPs en 2009 et 2010, un album en 2012 et une tournée, la première formation du groupe se sépare. Et Arvid est amoureux… En 2016, un nouveau batteur (Ramil Mubinov ) et une chanteuse (Tonia Minaeva) remplacent les membres précédents. L’album River Pt. 1 sort. “Je ne veux pas citer de noms de groupe. On est inspiré par les sons avec lesquels on a grandi, les sons de tous les jours”, précise Arvid. Cependant quelques noms émergent : Joy Division, The Chameleons, The Smiths… Peu surprenant quand on écoute la belle discographie de Human Tetris.

OMMA, DJ, compositeur, Moscou

OMMA, 30 ans, aime les sons, les vinyles du monde entier, les visuels… A la fois inspirée par des musiciens et des cinéastes russes et de "l'Ouest", comme Talking Heads ou Cure, elle démarre sa carrière de DJ en 2008. “J’étais une des seules filles DJ à l’époque” se rappelle-t-elle. Puis OMMA se lance dans la composition, inspirée par l’électro. Sa chanson et son clip Polka la font connaître. Elle reprend les paroles de la comptine “Mon papa ne veut pas que je danse, que je danse…”. Sa créativité ne s’arrête pas là : avec le Français Hus, elle développe la partie créative de Playtronica, créé par le Russe Sasha Pas, un concept qui consiste à utiliser n’importe quel objet conducteur pour jouer de la musique (êtres humains compris) et un bel exemple de l’aspect novateur de la scène russe.

ANTOHA MC, chanteur hip hop, Moscou

Antoha MC, 27 ans, ne parle pas anglais, c’est sa charmante épouse Mariana qui traduit ses propos. Ce n’est pas simple. Antoha réfléchit longtemps avant de trouver les mots pour décrire sa musique. “Pour moi, le plus important c'est que je chante sur mon mode de vie, mon quotidien”, comprendre : un univers de grandes barres d'immeubles de la banlieue moscovite. Musicien doué - il joue de la trompète depuis l’âge de 8 ans -, Antoha MC est plus inspiré par des énergies que par des groupes mais mentionne cependant Beasty Boys et Michael Jackson. Antoha est aussi un idéaliste. “Je rêve que la musique puisse connecter les gens”. Et c’est ce qu’elle fait lors des ses concerts-performances.

Motorama, post-punk, Rostov-sur-le-Don

motorama2-irene-parshina.jpg @René Berger

Motorama, c’est un peu le groupe parrain du post-punk en Russie. D’ailleurs, ses membres - Vladislav Parshin, Maxim Polivanov et Oleg Chernov - sont de Rostov-sur-le-Don, ville longtemps surnommée Papa Mafia… pour son passé d'activité criminelle. Depuis 12 ans, la musique de Motorama enchante les nostalgiques de new-wave eighties, tout en sachant offrir un nouveau souffle inspiré par des groupes new-wave underground de l’ère soviétique ainsi que des musiques de films de la même époque, que Vlad, le chanteur, collectionne et apprécie particulièrement. Connu hors des frontières russes aussi bien en Amérique latine qu’en Allemagne ou en Espagne, Motorama sera en tournée en France fin 2017/ début 2018.

* Toutes les photos ont été prises par Elizabeth Blanchet, à l'exception de celle de Motorama signée René Berger.

Les Inrocks - musique