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Les 5 albums de la semaine à écouter absolument

La Souterraine - OUF, l'anthologie Souterraine 2015 - 2017

Tout au long de l’année, la Souterraine promulgue des compilations d’artistes français mis à disposition à prix libre sur bandcamp. Toujours dans une ode à l’autoproduction et à l’indépendance, ces "archéologues du futur", reviennent donc sur leurs deux dernières années d’existence. La Souterraine a rassemblé l’underground pop français en 22 titres. Pour la plupart amateurs, ces artistes des quatre coins de l’hexagone représentent le patrimoine français musical souvent passé sous les radars de l’industrie. La révélation de ce disque se trouve surement dans les poésies urbaines du parisien Chaton et de ses Poésies, en écoute ci-dessous.

À écouter sur Bandcamp.

Sabrina Bellaouel - Illusions :

La chanteuse a déjà collaboré avec plusieurs artistes hip-hop de renom, le groupe de jazz The Hop, le producteur parisien Jimmy Whoo ou encore, Myth Syzer. Après un premier EP Cheikh, sorti en 2016, il ne lui faut qu'un second EP Illusions décliné en sept titres pour que Sabrina Bellaouel s'impose et marque sa musique de toute sa singularité. Univers hybride entre soul et musique contemplative, cette Française d'origine algérienne revisite les codes du r’n’b marié à des instrus planantes. Rien de tel pour sortir la tête des agitations de nos sociétés en cette période hivernale.

À écouter sur Apple Music.

Belle And Sebastian - How To Solve Our Humans Problems (Part 1) :

Les Ecossais sortent la première partie des trois tomes constituant le projet au nom ambitieux : How To Solve Our Humans Problems annoncés par le groupe pour cet hiver. Une façon de casser la routine du cycle album/tournée. Toujours dans l'univers très indie qui fait son succès depuis plus de vingt ans, le groupe mené par son chanteur Stuart Murdoch alterne les ambiances mélancoliques sur Fickle Season, et virages Pop sur The Girl Doesn't Get it ou le très bon We Were Beautiful. La seconde partie devrait arriver le 19 janvier, et sa troisième le 16 février. On a déjà hâte.

À écouter sur Apple Music.

Cipierre - Points sur la Mer : 

Cipierre aka Tom Vessier, fan de chants de marins et de l’ethnomusicologue Alan Lomax vient de sortir son premier EP, Points sur la Mer enregistré presque entièrement en live. À cheval entre folk et variété française,  le jeune français de 24 ans agrémente ses guitares-voix de textes contemplatifs et poétiques qui dépeignent ses paysages intérieurs et ses envies d’évasion.

À écouter sur Soundcloud.

Kitsuné Afterwork Vol.1

Le label français créé en 2002, aussi connu pour avoir révélé de nombreux groupes comme Two Door Cinema Club, Hot Chip, ou encore Boyz Noize, a décidé de faire place au rnb et au hip-hop avec le premier tome de sa nouvelle série de compilation Kitsune Afterwork. Le label parisien met à l’honneur seize artistes découverts en live lors des soirées Kitsune Afterwork. On y retrouve donc une sélection d’artistes émergents de la scène hip hop internationale dont la londonienne Ms Banks, le rappeur IshDARR, ou encore XXX, le duo basé à Séoul qui s'impose sur la scène hip-hop internationale.

https://soundcloud.com/kitsune-maison/sets/ishdarr-moon-girl-kitsune

Les Inrocks - musique

Roméo Elvis se paye l'Atomium dans son dernier clip "Nappeux" feat. Grems

Pour ce nouveau clip, Nappeux, réalisé par Martin Gallone pour La Straussphère (collectif de photographes, à l’origine de plusieurs clips de la scène rap belge), Roméo Elvis s’associe au rappeur Grems, MC aguerri du game Français. À la prod, Le Motel, qui, comme il fait si bien, balance un autre beat lascif et planant, sa marque de fabrique.

Dans cette vidéo, tournée entre l’impressionnant Atomium de Bruxelles et le beau Théatre Royal des Galeries, on peut voir les deux néo compères balancer leur punchlines, bien accompagnés d’une team belge, toujours en plein essor. Encore une fois, Roméo Elvis ne peut pas s’empêcher de faire le pitre.

Roméo Elvis est en tournée, et passera par le Bataclan puis à l’Olympia de Paris, le 8 novembre 2018. Le morceau Nappeux est extrait de Morale 2 dont une réédition comprenant des inédits est prévue pour début 2018.

Les Inrocks - musique

Les Bars en Trans : un très bon cru 2017 pour le festival rennais !

Pour inaugurer en fanfare les Bars en Trans, jeudi 7 décembre, on court retrouver Maestro, signé chez Tigersushi Records et habitué du festival, au 1988 Club. Hautement addictif, le trio propose un ballet rythmique electro-zinzin, qui déchaîne les premiers rangs avec ses entêtantes et répétitives punchlines à base de Méchant et I love you. Il est à peine 21 heures : la sueur est déjà sur tous les fronts des festivaliers venus en nombre pour se défouler, et les t-shirts sont trempés. Une belle entrée en matière.

C’est l’angevin VedeTT, soutenu par la salle locale du Chabada, qui reprend ensuite le flambeau dans le même club. On passe du format dancefloor à une odyssée indie-rock plus dérangée, mais tout aussi captivante. Fidèle à son humour cynique, son leader Nerlov est plutôt du genre à se déprécier pour mieux séduire : “On va jouer Get Off The Road, dont je viens de sortir un clip assez simple et basique, on y voit ma gueule, y'a pas de paysage comme d'autres, on a pas le budget et de toute façon tout le monde le fait”. Et si son humour peut surprendre, sa voix profonde et son humeur noire, font elles l’unanimité. Les morceaux extraits de son tout dernier EP Losing All, se révéleront très largement au-dessus du reste du concert, à l’exception peut-être du seul titre chanté en français, Tuer les Gens, tiré de son précédent LP et dans la veine d’un Etienne Daho furax.

Calypso Valois et Pépite bien en place

Un peu plus tard dans la soirée de jeudi, une longue file de curieux, se fige devant La Place, l’un des spots du parcours Bars en Trans. Même si une affiche avec écrit “complet” trône sur la porte d’entrée, personne ne se décourage, tous veulent assister aux concerts prévus : Pépite et Calypso Valois. À l’intérieur, à l’étage, l’espace est rare et l’ambiance au beau fixe. La formation Pépite, protégée de la chouette maison Microqlima, est perchée sur la petite estrade qui fait office de scène. Les excentriques bonhommes bercent la foule avec leur son très frenchie, remarquablement efficace dans cette atmosphère intimiste. Les échanges avec le public sont chaleureux, au moins autant que leur groove fait monter la température de la pièce. Une sensation similaire à ce que l’on ressentait déjà, lors de leur passage à la Maroquinerie parisienne.

???? by #benoittrehorel #barsentrans #rennes

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La suite appartient à l’une de nos favorites : Calypso Valois. Avec sa grâce habituelle et sa gestuelle spéciale, Calypso prend place sur cette scène improvisée. De sa voix douce, elle salue le public compact - déjà pendu à ses lèvres. Fidèles, ses deux guitaristes et son batteur l’accompagnent. Les titres de Cannibale se suivent avec harmonie – Le Jour, Cannibales, Méchante fille –, et tous font le même effet. Entre deux, par dessus des applaudissements soutenus, un petit groupe de blagueurs réclament une Idole fraîchement disparue : “ Johnny ! Johnny ! Johnny ! ”. Les rires se propagent, c’est réussi, mais pas suffisamment pour que Calypso se prête au jeu des reprises. La fin du show est tout aussi captivante que l’interprétation de la chanteuse, qui, dans son habit noir et brillant, aura illuminé de son passage, cette session des Bars en Trans.

Lonepsi, la révélation à la croisée entre piano, rap et chanson

Acte 2 : vendredi soir sous un crachin caractéristique de la capitale bretonne. Au même moment où les festivaliers s’agglutinent par centaines devant le bar de La Place pour tenter d’assister au showcase de la populaire bruxelloise Angèle, on file au club de La Notte. Pas de bol, là aussi c’est une cinquantaine de fans qui font le pied de grue devant la salle. On joue des coudes, tente d’amadouer le guichetier, avance de trois cases pour se glisser enfin devant la scène. Au programme, un grand timide à casquette et son clavier (amassant déjà plus de 13k de fans sur instagram) : Lonepsi. Rassemblant un public essentiellement féminin, et qui connait les paroles sur le bout des lèvres, on découvre un pianiste auteur compositeur, qui tient autant du chanteur que du MC. En guise d’introduction, il nous livre une étrange histoire : Le chien et le flacon, inspiré d’une oeuvre de Baudelaire, et reniflant tout le mal du siècle. En à peine 3 minutes, le jeune homme bouleverse et captive son audience, livrant un vocabulaire à la fois cru et poétique, moderne et lettré et dont l’indécente sincérité et la singulière façon de chanter, n’ont pas fini de faire couler de l’encre. Pour suivre la suite de ses balades désabusées, il faudra attendre la sortie de son premier album, Sans dire Adieu, le 19 janvier prochain.

Dernier acte, samedi soir dans un vent humide à en décourager plus d’un festivalier. Le programme des Bars en Trans nous donne fort heureusement du baume au coeur et aussi pas mal de fil à retordre : les showcases s'enchaînant dans tous les rades de la ville à une vitesse impressionnante.

Chaton, la révélation

Aussi charmé qu’intrigué par son dernier clip, Poésie, on se précipite au concert de Chaton au Gatsby Club. Et on ne sera pas déçu par cette nouvelle signature du label Arista (Sony). Anciennement Siméo, ce multi-instrumentiste qui a écrit et produit de nombreux artistes variété, revient sur le devant de la scène avec un tout nouveau projet solo, à la croisée entre l’urbain, la chanson et sa pierre philosophale : le reggae. Seul avec son sound system, il n’hésite pas à balancer entre chaque chanson des détails de son parcours tourmenté, de ses déconvenues professionnelles mais aussi de ses récentes rencontres, se façonnant un personnage hyper attachant. Hyperactive, sa silhouette noire facilement reconnaissable à sa longue tignasse frisée proche d’un Tahiti Boy, va et vient d’un côté de la scène. Les lumières étant astucieusement dirigées dans l’oeil du public, il est bien difficile de percevoir son visage, rajoutant un peu de mystère au personnage. Futuriste, un brin cynique et revancharde, la chanson de Chaton claque la porte aux aprioris et aux déjà vu. Une des grandes promesses francophones de 2018.

@chaton_off nous raconte des poésies au Gatsby Club #chaton #gatsbyclub #barsentrans #rennes #gbhmusic

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Julien Granel met le feu à la Chapelle du Conservatoire

Nouvelle recrue des Bars en Trans, la Chapelle (salle de spectacle du Conservatoire de Rennes) a accueilli samedi soir deux jeunes pousses prometteuses : Silly Boy Blue (remarquée récemment au festival inRocKs) mais hélas loupée de peu ce soir-là, et Julien Granel. Tout de blanc vêtu, comme un guru de la pop, le jeune multi-instrumentiste bordelais a électrisé la salle. Seul derrière son bardas de synthés, de pads, de drums électroniques, le jeune virtuose déclenche ses séquences entre deux danses endiablés. Tel un homme orchestre 2.0, monté sur ressorts, il nous offre un set enthousiasmant de 30 minutes, et nous dévoile du même coup des titres de son prochain ep, dont le fameux Tant que le soleil brille. Entre pop futuriste et electro synthétique, ses mélodies immédiates sont taillées pour le dancefloor, dans la veine d’un jeune Yuksek ou de Paradis. Pas étonnant qu’il accompagne en ce moment le fameux belge Loïc Nottet sur sa tournée !

Julien Granel à La Chapelle du conservatoire. Que de chemin parcouru! « Chapeau » l’artiste ( si je puis dire…) #barentrans #juliengranel #rennes #talent #electro #pop #french

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Soirée rap agitée au club 1988 : entre Montréal et Paris

Changement d’endroit et d’ambiance, direction le 1988 Live Club (lui aussi affiche complet) pour deux showcases hip-hop, animés par le MC Sopico et le collectif québécois, Alaclaire Ensemble. Dans la souterraine et sombre salle, remplie, le rappeur de la 75e session fait une entrée fracassante en envoyant ses bangers. La foule est turbulente, et alterne entre pogo et back de l’artiste. L’ambiance s’embrase lorsque son compère –membre du même collectif - Hash 24, vient l’épauler pour un bout. Puis, de nouveau seul, Sopico attrape sa guitare pour une fin de show acoustique ; un univers qu’il explore dans sa série acoustique Sopico Unplugged.

LA FÊTE ???? hier soir devant les québécois ????????@alaclairensemble au @1988liveclub pour la dernière soirée des @barsentrans ~ ils étaient en direct des radios ferarock avant leur show avec @onclemarcus @radioactiv22 cc @disques7iemeciel @knlo.84 @maybewats @eman_premier @claudebegin . . . . . . #transmusicales #barsentrans #alaclairensemble #ferarock #rennes #radio

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Les Inrocks - musique

Gael Faure va vous surprendre avec son dernier clip : "Éreinté"

Réalisé par Jeremiah et filmé sur la scène du Silo (Marseille), le clip met en scène le compositeur interprète valentinois, et son groupe de musiciens, dans une prestation bleue nuit intense. On y découvre son tout dernier single Éreinté, extrait de son second album Regain (sortie prévue le 26 novembre chez Jive Epic / Sony).

Produit par Renaud Létang (Bjork, Gonzales, Feist), son prochain LP promet ainsi d'être lumineux et spontané, entre chanson habitée, pop aérienne et folk synthétique, bref à mille lieux de son premier essai De silences en Bascules. Impatience.

En concert le 25 janvier à Toulouse (Le Taquin), le 20 février à Nantes (salle Paul Fort), le 13 mars à Lille (Splendid) et le 24 mars à Massy (Paul B.).

Précommande de l'album Regain sur Apple Music.

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Vidéo : La performance incroyable de SZA en live au SNL

Samedi dernier, la révélation r'n'b SZA était l'invitée de la célèbre émission américaine Saturday Night Live. A cette occasion, la chanteuse de 26 ans a joué deux tubes extraits de son premier album CTRL : The Weekend et Love Galore. Une prestation à la hauteur de son talent, et qui confirme bien le potentiel pressenti par son mentor, Kendrick Lamar qui l'a depuis signé sur son label TDE.

>> A lire aussi : On a rencontré SZA, la jeune étoile R'n'B signée par Kendrick Lamar

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Josh Homme de Queens Of The Stone Age frappe une photographe en pleine tête

Lors d'un concert de Queens Of The Stone Age à Inglewood (Californie) samedi 9 décembre, le guitariste du groupe, Josh Homme, a littéralement envoyé Chelsea Lauren, photographe pour Shutterstock, une agence d'images, à l'hôpital.

Une vidéo postée sur le compte instagram de Lauren montre clairement Josh Homme, en plein solo de guitare, asséner un violent coup de pied dans un objectif du premier rang.

Thank you everyone that has reached out with supportive messages. A small update, as I'm being flooded with questions: My neck is a sore, my eyebrow bruised and I'm a bit nauseous. The doctor released me early in the morning. Here are three images. Two of them as Josh looked at me, smiled and then kicked me. The other one is later after he cut his own face with a knife. I was in the pit in tears - and he just stared at me smiling. Assault in any form is not okay, no matter what the reasoning. Alcohol and drugs are no excuse. I was where I was allowed to be, I was not breaking any rules. I was simply trying to do my job. I hold nobody accountable for this but Josh himself. KROQ has nothing to do with this and I will always support them. The irony is someone had thrown an ice cube on to the very slick catwalk before the QOTSA set. I was afraid that one of the band members might slip and hurt themselves so, when the lights went dark, I used my arm to wipe down the runway so nobody would hurt themselves. Thank you to @variety for their immediate concern and care with this matter. As of now, nobody from QOTSA has reached out to me. #queensofthestoneage #QOTSA #JoshHomme

A post shared by Chelsea Lauren (@chelsealaurenla) on Dec 10, 2017 at 11:22am PST

Josh Homme a présenté ses excuses dans un tweet publié avec le compte de QOTSA. Il explique avoir été "perdu dans sa performance" au moment où il a "frappé plusieurs éclairages et équipements sur la scène". Il raconte également n'avoir appris que plus tard qu'il avait envoyé un violent coup de pied dans l'appareil photo de Chelsea Lauren. "Je n'ai pas voulu que cela se produise et j'en suis vraiment désolé. Je ne voudrais jamais faire du mal intentionnellement à quelqu'un qui travaillerait ou assisterait à l'un de nos concerts."

Il s'agirait peut-être d'arrêter la drogue.

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Josh Homme de Queens Of The Stone Age frappe une photographe en pleine tête

Lors d'un concert de Queens Of The Stone Age à Inglewood (Californie) samedi 9 décembre, le guitariste du groupe, Josh Homme, a littéralement envoyé Chelsea Lauren, photographe pour Shutterstock, une agence d'images, à l'hôpital.

Une vidéo postée sur le compte instagram de Lauren montre clairement Josh Homme, en plein solo de guitare, asséner un violent coup de pied dans un objectif du premier rang.

pic.twitter.com/JCtdOAFEbq

— QOTSA (@qotsa) December 10, 2017

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N.E.R.D sort l'immense album de cette fin d'année : interview exclusive avec Pharrell Williams

“Je ne sais pas si c’est la même chose en France, mais dans mon pays il y a un effet de mode qui résiste au temps. Si tu es un homme noir, tu peux te faire tuer au prochain coin de rue.” Hoodie rose, casquette vissée sur la tête, Pharrell Williams dévoile et commente les morceaux du nouvel album de N.E.R.D. dans le confort désuet d’une suite de l’hôtel George V. L’essentiel de la presse parisienne a fait le déplacement et un long silence vient calmer l’ambiance lorsque l’idole mime la forme d’un fusil à pompe et feint d’exécuter les journalistes qu’il défie du regard. Quelques semaines plus tôt, c’est à des milliers de kilomètres du VIIIe arrondissement que la première détonation résonne.

Samedi 4 novembre, à Long Beach, Californie, des milliers de kids drogués à la pop-culture serpentent dans les couloirs du Complex Con Festival. Objectif ? Choper une casquette Colette, s’empiffrer de nachos, tester la résistance de la rampe de skate ou danser sur du Migos jusqu’à l'épuisement. Tandis que les plus agiles parviennent à faire tout ça à la fois, Pharrell, Chad Hugo et Shay Haley organisent les derniers détails de la grosse surprise du jour : la résurrection de N.E.R.D, plus de sept ans après la sortie de Nothing, leur dernier album commun.

L’immense délire du #ComplexCon 2017 pensé par Takashi Murakami, Virgil Abloh et Pharrell Williams ????

A post shared by Azzedine Fall (@azzedinefall) on Nov 6, 2017 at 8:32am PST

Mais plutôt qu’un concert classique, c’est un immense délire chorégraphié que les trois amis servent à une foule surexcitée de découvrir les nouveaux morceaux avant le reste du monde. De Rihanna à Kendrick Lamar en passant par Gucci Mane, André 3000, Future, ou M.I.A.,  Pharrell déballe le line-up, la tracklist, et explique les raisons d’être de No_One Ever Really Dies : un cinquième album uptempo, très engagé, inspiré aussi bien par le mouvement Black Lives Matter que par la lumière protopunk de Gang Of Four et Alan Vega.

>> A lire aussi :  "No One Ever Really Dies", un album ambitieux et politique

Pharrell Williams, dans un groupe, qui cite des rockeurs d’un autre âge : rien d’anormal pour la génération MTV qui a grandi au début des années 2000 en saignant des clips comme She Wants To Move ou  Rockstar entre deux détours coupables vers le film érotique (mal doublé) de RTL9. Mais une image forcément délavée par le passage de hit-machines comme Blurred Lines, Get Lucky ou Happy, qui ont progressivement imposé le sage reflet d’un soliste mondialisé, pourtant né dans la confrontation et l’électricité de la musique de groupe.

Car dès 1991, c’est par le collectif que l’enfant de Virginia Beach a écrit les premières lignes de sa légende. D’abord en tant que rappeur au sein du groupe SBI (Surrounded By Idiots) produit par Timmy Tim, pas encore connu sous le nom de Timbaland. Puis avec The Neptunes, l’incroyable duo de producteurs formé avec son pote Chad Hugo. Et enfin avec N.E.R.D, le groupe essentiel dans le rapprochement des cultures rap, rock, skate et fashion au début des années 2000.

Quinze années ont passé depuis la sortie de In Search Of…, le premier album fondamental de N.E.R.D. Accéder à Pharrell Williams pour obtenir une interview ressemble désormais à une interminable partie de jeu vidéo dans laquelle les boss de fin s’enchaînent sans grande logique. Après avoir échappé aux coups de pression des gardes du corps, à la voiture de Lil Uzi Vert lancée en plein drift sur le parking et aux rires moqueurs de l’organisation, Pharrell nous reçoit comme prévu avec deux heures de retard. Conscient d’avoir composé l’album que tous les amoureux de Happy n’attendaient pas, le musicien répète à l’envi son amour du punk tout en détournant le message initial de ses héros. Car dans l’Amérique de Donald Trump, il s’agit surtout de produire une idée du futur plutôt que de l’annuler.

Pharrell Williams — C’est la première interview que j’accorde pour ce disque et à la base, je ne voulais pas en faire. Je ne sais même pas si j’en ferai d’autres d’ailleurs… Au départ, je voulais vraiment laisser l’album parler de lui-même. Mais je suis vraiment reconnaissant d’avoir la chance d’intéresser des gens en France. Il y a vingt-cinq ans, je n’aurais jamais imaginé pouvoir en donner une seule ! Donc merci.

J’ai l’impression qu’avec le temps N.E.R.D est devenu un groupe de plus en plus précieux pour toi. S'agit-il finalement du terrain de jeu idéal pour oser des choses que tu ne peux plus te permettre dans ta carrière solo ?

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En plein concert, Mariah Carey reprend "Que je t'aime" en hommage à Johnny Hallyday

En concert à l'AccorHotel Arena à Paris samedi 9 décembre, le jour de l'hommage à Johnny Hallyday, Mariah Carey a ouvert son show avec le refrain de Que je t'aime, chanté en français dans le texte, immédiatement repris par la foule. Plus tard, la chanteuse lâchera à ses fans : "Je voulais vous dire en ce jour spécial que les grands artistes ne mourraient jamais."

Cette date était l'unique passage en France du All I Want For Christmas Tour de Mariah Carey.

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