Actu musique

Découvrez les infos de l'univers musical de RTV 95.7

[Vidéo] MGMT tease son nouvel album avec un premier clip troublant

Non, ce n'est pas The Cure, même si MGMT a clairement opté pour le look de Robert Smith. Dix ans après l'inoubliable Oracular Spectacular, le duo américain s'apprête à sortir un nouvel album, Little Dark Age. On vous laisse découvrir ce premier extrait troublant et obsédant.

Les Inrocks - musique

Voyage dans la jungle du Laos pour le clip chamanique de "Livity" de Zombie Zombe

Pour son clip, Zombie Zombie a fait appel à Giulia Grossmann à la réalisation et nous embarque tout droit pour un voyage mystérieux dans la jungle de Wat Aham, au Laos, où la nature rencontre rêve et magie. Porté par cette intensité propre à la musique du trio parisien et à ses sonorités toutes particulières, Livity nous plonge dans une  transe voudou et tribale de six minutes, à la fois oppressante et captivante, et nous donne accès au monde chamanique invisible des esprits de la forêt.

Livity est le premier extrait de l'album du même nom qui sortira le 20 octobre sur le label Versatile.

 >>> À relire : L’expérimentation (très) réussie de Zombie Zombie pour “Livity”

En concert : le 25 octobre au Grand Mix (Tourcoing) et le 24 novembre au Tamanoir (Genevilliers)

Les Inrocks - musique

"Girls Don’t Cry", la compilation avec des rockeuses de choix

On connaissait Nicola Sirkis comme chanteur d'Indochine. Une aventure de 36 ans, pendant laquelle le groupe a souvent invité des jeunes talents pour assurer ses premières parties. On se rappelle notamment du duo canadien TR/ST, présent lors du show d'Indochine au Stade de France en 2014. Nicolas Sirkis a franchi un cap dans sa quête de nouveaux talents, en lançant un nouveau label, KMS Disques. Un projet réalisé en la compagnie de Stéphane Le Tavernier, président de Sony Music Entertainment France.

"Girls Don’t Cry", douze titres et (presque) autant de  découvertes

Exclusivement réservée à des musiciennes, la compilation sortira le 20 octobre. On est heureux d'y retrouver les quatre Londoniennes de Goat Girl, dont on découvrait le beau titre Country Sleaze, au courant du mois de septembre 2016, et belle surprise au festival des Inrocks la même année. S’ajoute à ce casting un autre quatuor, Hinds, qui, déjà en 2015 proposait un premier album composé d’hymnes garage piquants.

Autre participante de choix, et adoubée par son compatriote Connan Mockasin, la jeune Amelia Murray, alias Fazerdaze, et sa dream-pop exaltée. Elle est talonnée de près par le duo Honeyblood : deux filles venues d’Écosse, en colère et en noir, aux adorables pop-songs.

Le track-listing (presque) complet (et très alléchant) est à retrouver grâce à deux teasers vidéo ci-dessous :

La pochette de cette compilation est une photo du réalisateur Dario Argento prise en pleine révolution des Œillets au Portugal. Un cliché ou l’on voit une femme le poing levé, choisi par Nicola Sirkis comme "un hommage à la force et à la féminité de ces jeunes artistes".

Sortie le 20 octobre (Also/Sony).

Les Inrocks - musique

"Cocktail" : le nouveau clip bouillant de Corine

La sulfureuse blondeur de la performeuse disco-glam Corine est de retour ! Réalisée par Christian Beuchet et Laurent Thessier, la vidéo a été tournée entièrement à l'Aquarium de Paris. Portée par un saxophone endiablé, la voix de Corine s'élance avec grâce et sensualité sur cette balade nocturne bouillante. On en ressort trempé de sueur et d'excitation.

Le single Cocktail sortira le 20 octobre prochain sur toutes les bonnes plateformes.

A retrouver en concert : le 20 octobre au festival Mama (Paris), le 18 novembre à la Machine du Moulin Rouge (Paris), le 1er décembre à l'espace Malraux (Four-les-Plages), le 9 décembre au festival Bars en Trans (Rennes) et le 24 janvier au Ninikasi de Lyon.

Les Inrocks - musique

#metoo : Björk donne les détails du comportement de Lars Von Trier

Hier, Björk évoquait sur sa page facebook le harcèlement qu'elle a subi de la part d'un "réalisateur danois", sans le nommer, et de manière assez générale. Sous le hashtag viral #metoo, elle vient de raconter les détails des agissement de Lars Von Trier sur le tournage de Dancer In The Dark : "Dans l’esprit de #metoo, je voudrais tendre la main aux femmes partout dans le monde, par une description détaillée de mon expérience avec un réalisateur danois. Cela semble extrêmement difficile de rendre public quelque chose de cet ordre, surtout quand on est aussitôt ridiculisé par l’agresseur. Je comprends totalement celles qui hésitent, même depuis des années. Mais je sens que le moment est juste, maintenant que les choses pourraient changer. Voici une liste des évènements qui je pense tiennent du harcèlement sexuel.

1. Après chaque prise, le réalisateur se jetait sur moi et me tenait dans ses bras longtemps, en présence de toute l’équipe ou seul, et me serrait parfois pendant plusieurs minutes contre ma volonté.

2. Quand après deux mois comme cela je lui ai dit d’arrêter de me toucher, il a explosé et a cassé une chaise devant tout le monde. Comme quelqu’un qui a toujours eu le droit de caresser ses actrices. Puis il nous a tous renvoyés chez nous.

3. Pendant le tournage, il y a toujours eu des propositions et des suggestions sexuelles maladroites et imagées, alors que sa femme était parfois à côté de nous.

4. Pendant le tournage en Suède, il a menacé de passer de sa chambre à la mienne par les balcons au milieu de la nuit, alors que sa femme était dans la chambre à côté. Je me suis sauvée dans la chambre d’amis. C’est là que j’ai compris la gravité de tout ça et que j’ai tenu ma position.

5. Des histoires médiatiques inventées par ce producteur sur le fait que je serais difficile. Ça rejoint totalement les méthodes de Weinstein et des harceleurs. Je n’ai jamais mangé de chemise. Pas sûre que ce soit seulement possible.

6. Je n’ai pas accepté le harcèlement. Ça m’a valu d’être décrite comme difficile. Si être difficile c’est rester ferme face à de tels agissement, ça me va".

Les Inrocks - musique

une mini-vidéo ambiance SM et Minitel pour le retour de Fever Ray 

Quasiment disparue des radars depuis son premier album il y a huit ans, Karin Dreijer Andersson, alias Fever Ray (par ailleurs moitié de The Knive avec son frère), semble avoir enclenché son retour, comme le confirme une update réalisée hier, de son site internet feverray.com.

Dans une courte vidéo plutôt flippante, ambiance SM et typo rétro, intitulée Switch Seeks Same, on entend le message suivant :"Welcome to Karma Kinksters". Un indice pour un prochain album en préparation ? Un teaser pour annoncer une nouvelle chanson ? A la fin de la vidéo, un numéro de téléphone s'affiche et invite à appeler pour se faire de nouveaux amis. C'est le 00 46 (0) 722 96 82 08… On a appelé, on est tombés sur la voix lascive d'un répondeur…

Les Inrocks - musique

Plusieurs femmes accusent Matt Mondanile (ex-Real Estate, Ducktails) de harcèlement sexuel

Alors qu'on apprenait il y a quelques jours que Matt Mondanile avait été viré de son ancien groupe Real Estate l'an passé pour des comportements abusifs envers les femmes, et non pour se concentrer sur Ducktails (son projet solo),  les révélations concernant ce dernier sont allées bien plus loin.

Selon l'enquête du magazine américain Spin, sept femmes déclarent avoir été harcelées, touchées pendant leurs sommeil, ou embrassées de force par le guitariste. Les faits les plus anciens remonteraient à 2005. La victime, Elizabeth, alors étudiante au Hampshire College, et musicienne dans le groupe de Matt Mondanile, raconte comment ce dernier s'est introduit à plusieurs reprises la nuit dans sa chambre sur le campus, pour la molester pendant son sommeil, se justifiant par le fait "qu'il avait pris du viagra" et donc ne "pouvait pas s'en empêcher".

Une autre musicienne, Mary, explique comment en 2013, après un concert de Real Estate à Brooklyn, l'ancien membre du groupe l'a emmenée de force dans des toilettes avant de l'embrasser agressivement. Un autre témoignage similaire a été relaté, cette fois-ci à Los Angeles.

Here are screenshots of Matt Mondanile / Ducktails' texts after I said I didn't want to see him again pic.twitter.com/yivaZj8p0u

— Zoë Ligon (@thongria) 16 octobre 2017


  Dix ans de silence

Le comportement abusif de Mondanile aurait longtemps été évoqué dans sont entourage, avant d'être révélé au grand jour. Tout comme dans l'affaire Weinstein, les raisons d'un si long silence sont pourtant les mêmes : les femmes ayant témoigné ont expliqué avoir eu peur de parler, d'être bannies du réseau de l'industrie musicale, ou de ne pas être prises au sérieux. Mary, agressée en 2013, raconte en avoir parlé cette nuit-là à une personne du milieu de la musique indé, une connaissance mutuelle de Mondanile, et s'être fait rembarrer.

Depuis la publication d'un premier article de Spin ce week-end, les langues se délient. Bethany Cosentino, chanteuse et guitariste de Best Coast a tweeté que Matt Mondanile était un "salaud absolu", assurant qu'elle ne doutait absolument pas de la véracité des témoignages rapportés :

Breaking my twitter silence to support the women that will inevitably come forward. Matt was an absolute creep. Real Estate did the right thing by firing him. Love to all the women affected by this ❤️ https://t.co/IflmnIw5ra

— Best Coast (@BestCoast) 13 octobre 2017

i believe every. single. one. of these women. https://t.co/u1aigzQh0H

— Best Coast (@BestCoast) 16 octobre 2017

Depuis vendredi, l'ancien Real Estate n'a pas fait de déclaration publique au sujet de son renvoi du groupe, ou de ces accusations.

Les Inrocks - musique

"Erreur 404", le nouveau morceau de L’Impératrice qui va relancer la mode du roman-photos

Jeudi dernier, dans une Cigale de Paris archi comble, L'Impératrice proposait aux nombreux spectateurs un titre inédit en début de concert, Erreur 404, extrait de leur premier album à paraître à l’orée de l’année 2018. Aujourd’hui, la formation française en publie la vidéo, réalisée par Olivier Patté. Un enchaînement de photos, toutes tirées des suppléments de romans photos phares des années 70 accompagnent cette douce ballade, toujours aussi groovy, et en forme la narration.

Une histoire autour du thème de la rupture, que le réalisateur détaille : "Dimanche de pluie, Eva est nostalgique. Son spleen invoque chez elle des souvenirs de sa relation avec Antoine. (…) Les visions douces et sentimentales laissent place à la nostalgie de leur vie commune (…). Puis les nuits où il rentrait tard, les premières disputes, le soir où elle est partie en claquant la porte et les longs jours d’attentes où elle pensait qu’il allait la rappeler. Mais Antoine n’en a pas décidé ainsi. Il est parti pour toujours. Eva est forte, elle doit vivre sans lui même si elle l’aime encore. Alors elle parcourt les rues, le vague à l’âme".

En attendant leur date spéciale au Casino de Paris le 4 avril prochain, vous pouvez retrouver tous leurs concert via leur page Facebook, juste ici.

Les Inrocks - musique

Encensé à Cannes, le film "Jeune Femme" nous offre deux cool extraits de sa B.O.

Caméra d'or au dernier festival de Cannes, le film Jeune femme (sortie prévue le 1er novembre) est le premier flm de Léonor Seraille. Il met en scène Laetitia Dosch (Laura) de retour à la capitale après une longue absence. Pétulante, cette "jeune femme" tente un nouveau départ et ses aventures s'avèrent toutes aussi piquantes que son actrice.

Pour la bande originale de ce long-métrage, la réalisatrice a fait appel à la jeune et talentueuse musicienne, Julie Roué, qui nous en offre deux extraits en avant-première.

Le premier, Like a Dog, est une déclaration d'amour vache, composée avec le groupe Carte Contact. L'accent parisien irrésistible de sa chanteuse et la simplicité binaire de sa rythmique ne sont pas prêts de vous sortir de la tête (et vous mèneront peut-être même sur la piste de danse) :

Dans une veine plus electroclash et Riot grrrl, le morceau Revolution Day, composé par Julie Roué uniquement, est une longue marche nocturne, plus brutale et dont la voix forme un écho orageux dans un ciel :

Pour découvrir le reste de cette enthousiasmante bande originale, il faudra patienter jusqu'au 27 octobre prochain. On y retrouve onze morceaux évoluant entre cette savoureuse pop synthétique (non sans rappeler Elli & Jacno) et des échantillons électroniques plus métalliques (dans la veine de Miss Kittin).

Un film écrit, pensé et conçu par des femmes

De la productrice à la réalisatrice en passant par la directrice de la photo et la compositrice de la B.O. : tous les postes de la conception de Jeune Femme sont occupés par des femmes. Sans tomber dans une revendication pure et dure, le film défend cependant une certaine forme de liberté et d'indépendance féminine, incarnées à merveille par sa musique, qui mêle arrangements minimalistes mais efficaces, tout en conservant une certaine grâce vocale.

La bande originale du film Jeune Femme sortira le 27 octobre prochain chez Milan Music.

Avant-première du film Jeune Femme, le 30 octobre au cinéma MK2 Quai de Loire.

Les Inrocks - musique

Double récompense pour le label Born Bad au Prix des indés

Le Prix des Indés, sorte de Victoires de la musique pour les labels et les productions indépendantes, c'était hier à Paris. Le label Born Bad, qui fête ses dix ans cette année, repart avec deux cerises sur le gâteau d'anniversaire : "prix de l'album audacieux" pour Dakhla Sahara Session de Group Doueh & Cheveu, et "prix du petit label" pour l'ensemble de son oeuvre. Pour fêter ça, on peut relire l'entretien que nous accordait Jean-Baptiste Guillot, le boss du label, en mars dernier.

Le label est intimement lié au magasin de disques Born Bad, aujourd'hui situé en plein cœur de Bastille.

Jean-Baptiste Guillot : au moment où j’ai lancé le label, je cherchais une solution pour atténuer les dommages causés par la fameuse crise du disque. En creusant un peu la question, je me suis rendu compte que le modèle disquaire + label avait l’air de mieux résister. J’avais notamment à l’esprit les exemples de New Rose ou de Kompakt. Vu que j’étais par ailleurs ami avec les gens du magasin Born Bad, je leur ai proposé très naturellement de travailler ensemble. Outre le fait de pouvoir utiliser leur nom, cela me permettait de bénéficier d’une vitrine physique dédiée aux sorties du label. Pouvoir disposer d’une telle vitrine me paraît être un avantage primordial. Ça fait clairement la différence.

Tu fais référence à la crise du disque du début des années 2000… Qu’est-ce qui t’a décidé à te lancer dans un pareil contexte ?

Avant de monter le label, j’ai travaillé pendant une dizaine d’années dans une major. Par ailleurs, depuis l’adolescence, j’ai toujours évolué dans les circuits alternatifs et côtoyé les différentes tribus urbaines (mods, punks, skins, psycho…) indissociables du folklore rock. A l’issue de mon expérience en major, j’éprouvais une certaine amertume : j’avais longtemps fantasmé le métier de directeur artistique – poste que j’occupais – mais j’avais découvert une réalité qui m’avait beaucoup déçu… Quand j’ai été licencié, je me suis retrouvé avec de l’amertume et des frustrations, en me demandant ce que j’allais bien pouvoir faire… Même si j’étais un peu paumé, je ne voulais surtout pas terminer mon parcours dans la musique sur un constat aussi négatif. S’est alors imposé le désir d’aller au bout de ma vision de ce que doit être un label. Ayant obtenu des indemnités de licenciement, je disposais d’un petit capital. C’est ce qui m’a permis de créer Born Bad Records – avec un budget de 15 000 €. Ça s’est fait de manière assez irréfléchie. Si j’avais un peu plus pesé le pour et le contre, vu le contexte de l’époque (téléchargement à tout va) et le discours ambiant, je ne l’aurais sans doute pas fait…

La réalité du travail dans une major t’avait beaucoup déçu. Qu’en est-il au sein d’un label indépendant ?

D’abord, au niveau du sens, je comprends ce que je suis en train de faire : ça change pas mal de choses… Ensuite, au-delà du label, le fait d’avoir sa propre entreprise permet de se réaliser. Le label sort un album par mois, ce qui est très lourd en termes de rythme et d’organisation mais aussi très stimulant. Je suis constamment au maximum de moi-même, en cherchant toujours à repousser mes limites. C’est un vrai privilège de pouvoir aller au bout de soi-même tout en donnant un vrai sens à sa vie. Il y a une différence de taille avec mon expérience en major, où j’étais dans une sorte de dépression molle, sans trop saisir le sens de ce que je faisais – l’aspect financier l’emportant souvent sur l’artistique…
La priorité pour une major, c’est de sortir de la musique qui marche. La priorité pour Born Bad, c’est de sortir des bons disques, dans les meilleures conditions possibles. Voilà pourquoi je peux me permettre de signer des artistes aussi singuliers.

Depuis le début, le label s’est nettement positionné du côté d’une certaine scène rock française, en privilégiant des groupes/musiciens bruyants et/ou extravagants (tels que Cheveu, Frustration, JC Satan, Forever Pavot, La Femme, Magnetix, Julien Gasc…), le tout dans un esprit très do-it-yourself.

Il est essentiel à mes yeux d’aider à promouvoir et développer la scène locale, d’avoir le sentiment d’y participer pleinement. Je trouve que la scène française actuelle est particulièrement riche : quel que soit le style, il y a plein de très bons groupes, qui ont parfaitement digéré leurs influences et jouent une musique stimulante, même si elle est parfois bancale. J’ai une nette prédilection pour les gens qui bricolent leur musique, avec les moyens du bord. De manière plus générale, je suis très attaché à la notion de contre-culture, que je défends aussi par le biais des rééditions. En outre, ces rééditions me permettent d’inscrire les groupes d’aujourd’hui dans un cadre plus large. Avec le label, j’ai vraiment à cœur de documenter une scène et de raconter une histoire.

Comment s’opère le choix des groupes que tu signes ? Tu reçois beaucoup de démos, j’imagine ?

J’en reçois une centaine par semaine. C’est impossible de tout écouter, ce serait un boulot à plein temps. Je ne cesse de sortir, d’aller dans des petites salles de concerts, de chercher à découvrir de nouveaux groupes.

Que penses-tu du retour en grâce – et en force – du vinyle ?

Le vinyle a toujours été au centre de ma vie. J’ai une collection de près de 10 000 disques. Dès le début du label, j’ai tenu à faire du vinyle. Après, tout le vernis romanesque dont on l’enrobe aujourd’hui m’agace et me fatigue un peu… Le retour du vinyle, ça se traduit surtout par les éternelles mêmes rééditions, destinées aux pères de familles qui vont se racheter les classiques qu’ils connaissent déjà par cœur et qui vont les ranger sur une étagère… Tout ça, c’est quand même aussi un pauvre truc de hipsters… Du coup, avec tout le marketing qui va avec, les prix ont explosé. Désormais les CD coûtent presque trois fois moins cher. Même moi, partisan acharné du vinyle, je me suis mis à acheter des CD depuis quelques mois, en réaction à ce fétichisme.

Financièrement , comment se porte la petite entreprise Born Bad ?

Le label est maintenant bien connu et reconnu, j’ai un savoir-faire très alternatif et je bénéficie d’un outil de distribution parmi les plus performants de France. J’arrive à exister et à sortir de la mêlée. Après, si on parle d’enrichissement personnel, la route est encore longue… Mieux vaut monter un site de poker en ligne (rires).

Pour finir, tu n’échapperas pas au cruel dilemme du top 5.
Frustration – Relax
Wizzz – French Psychorama 1966-70 vol.1
Cheveu – Mille
JC Satan – JC Satan
Francis Bebey – African Electronic Music 1975-1982

www.bornbadrecords.net

Les Inrocks - musique