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10 juin 2017

La fête des Père, une tradition ancestrale remise au goût du jour

Depuis la naissance de Jésus Christ, dans les pays catholiques, on célèbre Joseph, son père putatif. Au Moyen-Age, la fête des pères de famille en référence à Joseph, avait lieu le 19 mars. Selon une tradition antique, on retrouve la Saint-Joseph fixée à la date du 20 juillet et demeure inscrite à ce jour au calendrier copte. Ce culte décline à la fin du haut Moyen-Âge. La Saint-Joseph, fixée au 19 mars, apparaît pour la première fois en l’an 800. « Le choix de cette date six jours avant la fête de l’Annonciation est probablement dû à une confusion avec le nom d’un martyr d’Antioche nommé Joseph ou Josippe fêté déjà le 19 mars », expliquent certains spécialistes. La tradition de la fête des pères prend son essor au XIXe siècle. C’est le pape Pie IX qui fixe au troisième dimanche après Pâques la fête du patronage de Saint-Joseph, tandis que le pape Pie X transfère cette fête au mercredi précédent en 1914. La date du 19 mars est conservée depuis dans quelques pays de tradition catholique, notamment le Portugal, l’Espagne, l’Italie et les pays d’Amérique latine. C’est aux Etats Unis que l’on créé la première fête des pères non religieuse au début du XXe siècle. Après plusieurs tentatives, c’est la fête instituée le 19 juin 1910 par l’institutrice Sonora Smart Dodd qui rencontre le succès. Elle regrettait qu’il n’existe aucun jour dédié aux pères, contrairement à la Fête des mères. Sonora Smart Dodd souhaitait rendre hommage à son père qui avait élevé seul ses six enfants après la mort de sa mère. L’initiatrice de cette fête, devenue internationale, avait en premier choisi la date anniversaire de son père le 5 juin mais finalement une autre date fut choisie, le troisième dimanche de juin. Dans les années 1930, Dodd commercialise la fête en proposant d’offrir des cadeaux auprès de vendeurs de vêtements masculins et de débitants de tabac. En 1972, le président Richard Nixon instaure la Fête des pères comme célébration nationale et en fait un jour férié. On vit en France les prémices d’une fête des Pères dès 1949. Elle fut reprise dans un but commercial par la marque de briquets Flaminaire. Afin d’augmenter ses ventes, la marque actuellement connue sous le nom BIC, prit l’image traditionnelle du père qui fume et lança l’idée de célébrer les pères un jour dans l’année, en leur offrant un cadeau, idéalement un briquet, acheté dans un bureau de tabac. Les temps ont changé, on pencherait désormais plutôt pour des papas en pleine forme avec des articles de sports.
A.D.-P.

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M Ta Ville

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DREUX PAR PIERLOUIM

La BD de la semaine : "Wonder Woman Terre-Un" revisite l'Amazone de DC Comics

A moins d'avoir passé les deux dernières semaines dans une grotte, vous n'avez pas pu échapper à la déferlante Wonder Woman (enfin dans les salles obscures françaises depuis mercredi 7 juin). Profitant de ce coup de projecteur, les éditions Urban Comics publient quelques albums autour de la super-héroïne. Hormis les deux premiers tomes déjà disponibles de Wonder Woman Dieux et mortels qui ont servi de base à l'écriture du scénario du film, Pop Up' vous recommande la lecture de Wonder Woman Terre-Un, une version modernisée de l'histoire de la princesse Diana.

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Ca parle de quoi ?

Des origines de Wonder Woman, la super-héroïne de DC Comics apparue pour la première fois aux Etats-Unis en 1941. Une petite précision au préalable si vous n’êtes pas passionné par cet univers, "Terre-Un" est un label de l’éditeur américain qui revisite la naissance de ses héros (Superman et Batman y ont déjà eu droit) en les modernisant et en leur donnant plus de profondeur.

Profitant d’un sursaut d’intérêt pour cette héroïne avec la sortie en salles du film de Patty Jenkins, Wonder Woman, les éditions Urban Comics (qui éditent les titres DC Comics en France) proposent aux lecteurs curieux quelques ouvrages centrés sur l'Amazone. Parmi ces albums, le premier tome de Wonder Woman Terre-Un, une origin story revisitée qui nous ramène sur l’île du Paradis sur laquelle a grandi la princesse Diana.

L’essentiel du tome est consacré au récit du procès fait par ses "sœurs" à Diana, jugée pour avoir exposé les Amazones au monde des hommes en tentant de secourir Steve Trevor, un capitaine de l’US Air Force.

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Pourquoi on adore ?

Parce que depuis qu’on a vu Wonder Woman au cinéma, on a envie de tout savoir sur cette héroïne finalement assez méconnue du grand public. D’autant que, vu son carton au box-office, elle devrait prendre de l’ampleur dans le DCEU (l’univers cinématographique de DC) et dans les comics à paraître chez l’éditeur américain.

Dans cette remasterisation, les Amazones vivent toujours isolées du reste du monde mais cette décision est ici volontaire. Elles ne se cachent plus de l’homme-dieu Hercule - qui les a maintenu en esclavage durant des siècles mais que la reine Hippolyte a finalement étranglé - mais ont choisi de s’isoler du monde des hommes qu’elles jugent trop perverti.

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On retrouve donc, dans ce premier tome de Wonder Woman Terre-Un (sur les trois prévus), des femmes aussi déterminées que les avait imaginé le créateur de Wonder Woman dans les années 40, le psychologue américain William Moulton Marston. Ici, le talentueux scénariste écossais Grant Morrison (All-Star SupermanArkham Asylum) choisit d’aller plus loin en donnant à son héroïne encore plus d’indépendance et en lui insufflant une bonne dose de féminisme. Ainsi, Diana n’hésite pas à recadrer Steve Trevor (lorsqu'il emploit à son égard le pronom possessif "ma") pour lui signifier qu’elle n’est la Wonder Woman de personne. Elle se moque également des soldats de l'armée américaine "si facilement impressionnés par les démonstrations de force" qui lui évoquent des "petites filles, des visages doux, glabres, juvéniles aux yeux ronds". Profondément altruiste, elle justifie sa trahison en expliquant à sa mère "que les Amazones ne peuvent plus se cacher, qu’il est de notre devoir d’améliorer la vie des femmes partout, qu’il est temps pour nous de partager notre grande culture avec le reste du monde".

Autre changement de taille : le capitaine Steve Trevor est incarné par un noir. Une décision pas seulement destinée à insuffler de la diversité dans un comic-book historiquement très blanc. Ici, c’est l’histoire du peuple noir, réduit pendant trop longtemps à l’esclavage, qui est la raison qui pousse Trevor à se ranger du côté des Amazones. Il fait aussi le serment à la reine Hippolyte de ne pas courtiser Diana, déjà en couple avec Mala, une autre Amazone. Bref, on n’est pas la pour rigoler et si vous voulez voir les deux tourtereaux se rouler des galoches, mieux vaut se contenter de la légende telle qu’elle est actuellement contée dans les salles de ciné.

Seul regret, ce tome est beaucoup trop court et on a hâte que la team que compose Grant Morrison et le dessinateur canadien Yanick Paquette nous livre un deuxième volet (attendu à la fin de l'année aux Etats-Unis) engagé et féministe comme on peut raisonnablement l’espérer.

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C'est pour vous si…

Vous n’avez jamais lu un comic sur Wonder Woman. Reprenant l’histoire depuis ses débuts, ce "Terre-Un" est une très bonne façon de s’initier à cette super-héroïne DC. Et si vous avez découvert Wonder Woman au cinéma, cette revisite du mythe, moins hollywoodienne que le film de Patty Jenkins, est un excellent complément.

Wonder Woman Terre-Un de Grant Morrison (scénario) et Yanick Paquette (dessin), coll. DC Deluxe aux éd. Urban Comics, 144 p., environ 15 euros.

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